Vendredi lecture : 16 novembre

Aujourd’hui, je vous parle de trois récentes lectures.

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« La vie est comme le vent » de Shona Innes et Irisz Agocs. Un album pour les enfants sur le thème du deuil, très beau et poétique, qui aborde le sujet avec beaucoup de délicatesse. On a souvent du mal à parler de la mort aux plus jeunes, je trouve que cet album est bien adapté.

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Vous connaissez maintenant ma passion pour les lettres, du coup cet ouvrage m’a tapé dans l’œil sur la table du libraire. Aussitôt acheté, aussitôt lu. C’est assez intéressant, ça donne quelques conseils plutôt pas mal sur comment écrire une lettre selon les situations. L’autrice tient le site Parler d’Amour (que je n’ai pas encore eu le temps de parcourir) et propose même d’envoyer une lettre de votre part si manier les mots n’est pas votre point fort (ou si, comme moi, vous préférez choper une gastro plutôt que de parler de vos sentiments -n’empêche que l’ouvrage m’a quand même donné envie d’écrire des lettres d’amour, j’ai souri tout le long de la lecture, c’était chouette).

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ALERTE FAN HYSTÉRIQUE : oui, oui, mais oui, vous voyez bien, je suis en train de lire « The Living », suite et fin de la série Warm Bodies par Isaac Marion. « Vivants », le tome 1 et le seul traduit en français, est mon livre préféré de tous les temps, celui qui m’a fait tomber dans la culture zombies, je l’aime, je l’ai lu 25 fois au moins. J’ai pré-commandé « The Living » en version papier (pour avoir une signature d’Isaac ♥), mais il y a du retard dans l’impression alors l’auteur a offert l’ebook. Je me suis donc empressée de charger ma pauvre liseuse qui ne me sert plus trop ces derniers temps, et je suis plongée dans la fin des aventures de R et Julie. #Tropcontente

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#VendrediLecture : coups de cœur

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Aujourd’hui pour cet article « Vendredi Lecture », je vais vous parler d’un roman et de trois nouvelles. Ce ne sont pas les seuls ouvrages lus ces dernières semaines, mais ce sont ceux qui sont sortis du lot de par leur qualité.

Commençons par les éditions 1115 et leur collection Chronopages.
Chronopages, ce sont des nouvelles écrites par tout plein d’auteurs différents. En format 11×15, elles font une trentaine de pages environ et coûtent 2€ l’unité. L’idéal pour découvrir un auteur. J’adore le concept, ça se lit vite, c’est un petit prix, le format est original. Et il y a vraiment de belles pépites.

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« Ou comment une paire de bottines, du haut de ses talons carrés et de ses verticales de dentelle noire, devient l’instrument de l’émancipation d’une jeune femme à la vie, jusqu’ici, bien rangée. »

Attention, lecture pour public avisé. Elisa Wild signe ici une sorte de contes pour adultes, très sensuel et hypnotisant. Première publication pour Elisa, j’ai découvert une plume très fine et soignée, j’ai hâte de lire autre chose d’elle.

 

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« Discrètement, il avait compulsé les grimoires du mage du village, écouté ses vieilles histoires et ses précieux conseils, tout en suivant consciencieusement l’enseignement du maître d’armes du château. Intelligent, il avait vite compris que la clé ne se trouvait pas dans la force, mais dans la ruse. Il devait battre le dragon sur son propre terrain. »

Sylvie Arnoux est une habituée de l’écriture pour la jeunesse, cette nouvelle ne fait pas défaut à son talent pour parler aux plus jeunes. Même les adultes trouveront leur compte en essayant de deviner les réponses aux énigmes du dragon. Le vocabulaire qui pourrait être trop compliqué est expliqué avec des notes de bas de page, la police est adaptée aux dyslexiques, l’histoire est prenante et le petit héros très attachant. Une nouvelle que je lirai très probablement à mes classes.

 

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« Dans un futur proche, l’extrême-droite a pris le pouvoir. Réactionnaire et nationaliste, la France pourchasse et expulse tout ce qui n’est pas « bien de chez elle ». Pendant des années, Daniel et Aïcha réussissent à passer entre les mailles du filet, jusqu’au jour où… »

Cette nouvelle m’a glacé les sangs par son réalisme. Au début, on se dit, ouais, bon, encore une vision terrible du futur de la société, tout ça, tout ça… Et en fait, au fil de la lecture, on se rend compte des parallèles avec l’actualité, de la façon dont tout pourrait basculer d’un rien, et bim, petite dépression. C’est vraiment une nouvelle à lire, c’est bien écrit, vif, incisif et juste. Je suis ressortie de ma lecture avec un vrai malaise (c’est un compliment parce que je pense que c’était tout de même le but de la nouvelle ^^).

 

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Et on termine par le seul roman de cet article coups de cœur, ouvrage paru aux éditions du Chat Noir et écrit par Cécile Guillot.

« 2016 : Mina sort avec Logan, le garçon le plus populaire du lycée. Tout le monde l’envie et lui répète à quel point elle est chanceuse, même ses propres parents. Oui, mais alors pourquoi le doute vient-il s’installer au cœur de son bonheur soi-disant parfait ?

1956 : Delia vit le grand amour avec Troy et son avenir semble tout tracé : mariage, enfants, joli pavillon.

Deux filles amoureuses dont les destins sont liés par une robe. »

Je lis rarement des romances, je commence tout juste le young adult mais que voulez-vous ? Si c’est Cécile qui écrit, je lis. Je n’ai jamais été déçue, et ce n’est pas avec Cœur Vintage que ça va commencer.
Ce qui m’a plu dans ce roman, ce sont les thèmes abordés que je ne pensais pas retrouver ici : la place de la femme de nos jours et dans les années 50 à travers le regard de Delia (j’ai beaucoup aimé ces passages dans le passé), les relations de couple et entre amis, les premiers amours et la pression qui peut en découler, et d’autres.
La relation entre Mina et Logan est très bien menée, on part d’une romance classique mais elle ne devient jamais ennuyeuse (je ne peux pas dire pourquoi parce que SPOILERS !).
Et puis le vintage ! De lire les descriptions de toutes ces robes, ça donne envie de remplir son dressing.
En bref, un roman agréable à lire grâce à l’écriture toujours très douce de Cécile Guillot, avec des vrais thèmes de société et des belles robes. 🙂