Petits bonheurs – 23 novembre

  • Survivre à ma semaine en solo avec les classes de l’école.
  • Changer de couleur de cheveux. \o/

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  • Etre dans les dernières corrections de Pandémonium.
  • Faire une sortie achats de bouquins pour la bibliothèque.
  • Parler officiellement de mon Apéro BD de décembre.
  • Aller au concert de Loïc Nottet à Lyon.

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  • Regarder un film sympa et féministe avec une jolie sorcière.
  • Commencer à préparer mon calendrier de l’Avent perso.
  • Regarder Indiana Jones à la TV.
  • Une petite fille qui dit à la personne que je remplace à la bib que je suis gentille.
  • Découvrir ce site : http://positivedoodles.tumblr.com/ et faire le plein de bonnes ondes.

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  • Etre arrivée au bout de mon Défi des 100 Jours. \o/
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Petits bonheurs – 16 novembre

    • Recevoir un sms d’encouragements pour le salon du week-end.
    • Apprendre une bonne nouvelle concernant Pandémonium.
    • Acheter quatre romans en salon.
    • Mes CE1 des TAP qui ont kiffé mon animation.
    • Faire une sieste avec mes chiens.
    • Ma sœur qui rigole à une de mes références culturelles.
    • Zombitions qui arrive à la médiathèque de Béziers.
    • Recevoir mon Swap Halloween.

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  • Atteindre les 25 000 mots de mon NaNo.
  • Avaler la saison 2 de Stranger Things.
  • Unlocker un achievement d’adulte (c’est presque le dernier de ma liste !)
  • Faire des projets pour 2018 (alors oui, je sais, c’est pas dans ma nature de planifier le long terme, je vais peut-être me planter).

Pourquoi tu me fais ça, novembre ?

Eva13

C’est sur ces derniers mots que j’ai laissé ma croque-mort numérique. Je suis allée plus loin dans l’histoire afin d’écrire un long passage sur le deuil, il faudra que je revienne à une écriture plus chronologique dans les jours à venir.

Le NaNo commence à devenir compliqué à suivre. Il y a de cela quelques jours, on m’a proposé de travailler sur un autre projet. Sous forme d’épisodes, avec une histoire connue de quelques uns (wink wink) à retravailler. Et au final, un bel objet livre. C’est quelque chose qui me tente. Le format épisodes, c’est un truc que je veux faire depuis longtemps. On me propose un réel accompagnement dans la mise en œuvre du projet, ce qui est, je l’avoue, un vrai bon point pour que je décide d’y aller.

Et puis j’ai les corrections de Pandémonium à terminer pour la fin du mois. Pas un gros boulot, mais qui va prendre un peu de temps. En plus, les dernières corrections, c’est toujours émotionnellement très dur. Ça fait deux ans que je suis sur le roman, oui, et j’ai hâte d’enfin le partager avec le monde. Mais la fin d’un roman, c’est un peu comme la fin d’une histoire d’amour. Ça fait mal, ça manque, ça rend l’existence moins colorée et ça pose plein de questions. Qu’est-ce que je vais faire après ça ? Surtout après Pandémonium pour lequel j’ai tant donné. Est-ce que je vais réussir à faire mieux ? Qu’est-ce que ma vie va devenir, sans Hela et tout mon cheminement sur la mort ? (Mais j’ai quand même hâte que vous découvriez le roman. Vraiment.)

On en vient au NaNo, sur lequel je me suis aussi posée beaucoup de questions. Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux l’abandonner cette année pour me focaliser sur les deux autres projets qui sont plus concrets ? Passer du temps à pondre 2000 mots par jour alors qu’il y a deux publications en attente, est-ce bien raisonnable ? Le roman, j’y reviendrai peut-être un jour. Là, il est à un stade où j’ai vraiment du mal à continuer. Je suis bloquée, chaque mot demande un effort, je sais ce que je veux dire mais je n’y parviens pas.

Mais. J’ai aussi du mal à le laisser tomber. Et mine de rien, ça m’embête de rater mon challenge 2017. J’ai envie d’avoir mes 50 000 mots à la fin du mois. J’ai envie d’avoir une base de travail à retravailler en décembre et à montrer. Et je n’ai pas envie de me laisser aller à la facilité de tout abandonner parce que c’est trop dur. (Surtout que j’ai atteint les 25 000 mots ! \o/)

La seule vraie question que je me pose est celle-ci : est-ce que je vais réussir à allier le NaNo et mes corrections ? Est-ce que je ne vais pas manquer de temps, de motivation, de force ?

Je ne sais pas. Mais c’est ça, la vie. C’est risquer de se casser la figure.

Déprime, j’écris ton nom.

 Vendredi, j’ai passé une vraie sale journée comme rarement j’en ai vécu.

Des mauvaises journées, j’en ai eu, cela va de soi. Quand j’ai appris que ma grand-mère avait une tumeur, quand elle est morte, quand ma première chienne est morte, quand je me faisais emmerder au collège, quand je n’avais pas le boulot que je voulais, bref, il y en a eu.

Mais passer une mauvaise journée pour des raisons comme celles citées, c’est normal. Il y a une raison.

Quand vous dîtes à quelqu’un « je suis déprimée aujourd’hui », la question qui suit est généralement « pourquoi ? ». J’ai souvent des raisons de déprimer alors la plupart du temps, j’explique. Le fait qu’il y ait une cause à ma déprime me permet de passer au-delà. Si je sais pourquoi je suis triste, je sais aussi comment travailler dessus.

Non, vendredi, j’ai passé une vraie journée pourrie parce que je n’avais pas de raison de déprimer. Globalement, 2017 a été une bonne année pour moi. J’ai accompli des choses, j’ai level-uppé dans certains domaines, bref, j’ai vraiment avancé.

Vendredi, j’ai passé la journée dans ma bibliothèque. J’ai fait de la veille pour mes prochains achats, j’ai préparé les animations pour les classes la semaine prochaine, j’ai rangé, j’ai accueilli les CE1 des TAP qui ont été enchantés de ce que je leur proposais. Bref, une belle journée de bibliothécaire. Et quand je bosse, je suis bien ! Je me rends compte que même si c’est un temps partiel, j’ai un travail que j’aime et qui m’aide à me lever le matin.

Je suis dans les dernières corrections de Pandémonium, ça y est, après un travail de près de deux ans, j’en vois le bout. Je suis fière de ce roman, j’y ai mis tout ce que j’ai pu. Je me suis améliorée dans l’écriture et la façon de mener mes histoires.
Mon NaNo suit la même voie. Je suis assez contente du scénario, de certains passages qui résonnent bien.

Si je voulais pinailler, je dirais que dans cette vie que je me suis construite de mes propres mains, il me manque mon appartement à Creys parce que j’en ai marre des trajets. Mais je ne suis pas mal là où je suis, c’est même confortable.

Je suis arrivée là où je le voulais parce que je ne me suis pas contentée d’attendre que ça m’arrive. J’ai su saisir les opportunités quand elles se présentaient. C’est cool, je suis contente, je suis fière de moi.

Et pourtant je suis déprimée, oui. Je me réveille certains matins avec un poids sur les épaules, avec une sorte de voile devant les yeux qui me fait voir la vie tout en gris. Je traverse les journées comme une âme en peine en souhaitant que l’heure d’aller me coucher arrive vite. J’ai mal à la tête parce que je suis triste (oui, ça se traduit comme ça chez moi). J’ai mal au cœur parce que j’ai l’impression d’avoir un boulet au pied.

Ces jours-là, il n’y a aucune raison. Il ne s’est rien passé d’extraordinaire. Mais tout semble prendre une proportion insurmontable. Je dois aller en salon ? Je ne vais pas y survivre. Pourquoi est-ce qu’il me manque autant, je n’arrive plus à respirer. Je ne trouve pas les mots pour faire passer ce que je veux dire dans ce roman, je suis vraiment une autrice de merde.

Je me force à toujours sourire et à voir le bon côté des choses parce que je n’aimerais pas mourir sur un sentiment de tristesse. Mais parfois, même ma volonté n’est pas assez forte.

Et ce n’est pas grave. Ça arrive. Ce n’est pas parce que vous avez toutes les raisons du monde d’être heureux et satisfait que vous n’avez pas le droit d’être triste. On vous reproche d’être déprimé sans raison, que d’autres ont une vie bien plus merdique que la vôtre ? Est-ce qu’on fait un concours ?

C’est facile de dire qu’il faut se concentrer sur les petits bonheurs quotidiens. C’est facile de le faire quand on va bien. Je remplis ma jarre à bonheurs quand j’ai le cœur léger. La voir si pleine ne m’aide pas quand je suis déprimée. Elle me dit seulement que lorsque la déprime sera passée, je me rendrai à nouveau compte à quel point ma vie est chouette.

Je sais que les jours tristes sont toujours suivis d’un rayon de soleil. Alors je laisse le temps faire son œuvre pour arrêter l’hémorragie qui me tue doucement.