[J’ai testé] Écrire en groupe

Comme je l’avais dit il y a quelques jours, j’ai accueilli le week-end dernier une amie du monde littéraire. Autrice et surtout éditrice, elle venait pour travailler mais aussi pour me botter les fesses.

Après le demi-échec du Camp NaNo d’avril où je n’ai écrit que 15K mots au lieu des 25k annoncés, j’avais vraiment besoin d’un coup de boost pour me remettre à écrire de manière régulière. Je l’avoue, je pensais ne pas forcément aimer travailler avec de la compagnie. Comme je n’arrive pas à me concentrer avec la télé ou des chansons, j’étais persuadée que ça allait coincer. Et quand mon amie m’a annoncé à son arrivée : « Ce week-end, je veux que tu aies posé 10K mots pour ce roman », j’étais certaine de l’utopie de sa demande.

Je me trompais royalement.

J’ai bien écrit ces 10K mots en trois jours. \o/

Sans titre

Titre non contractuel.

En plus de me motiver à reprendre mon fichier quand elle me surprenait à zoner sur internet, ma copine m’a également donné des outils plutôt sympa. Je n’ai pas encore testé le Cold Turkey Writer mais ça a l’air super efficace. Par contre, j’ai installé l’appli Writeometer et je l’adore.

Maintenant, il faut que je continue ! (Mais peut-être pas à ce rythme -quand même.)

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[On parle de] L’association Dans les yeux d’Hulk

Savez-vous qu’il n’existe en France qu’une seule association pour la lutte contre le cancer animalier ? Savez-vous qu’elle n’est vieille que d’un peu plus d’une année ? Savez-vous que les cancers connaissent une augmentation alarmante chez nos compagnons et que les cliniques spécialisées se comptent sur les doigts d’une seule main ?

Moi, je ne le savais pas. Même quand Ghost a succombé à son cancer, je n’ai pas cherché à en savoir plus sur cette maladie. Et puis, lors d’un atelier de formation perso, j’ai fait la rencontre d’une femme. Cette femme a perdu son chien il y a quelques années, fauché lui aussi par un cancer. Ce décès prématuré a conduit à la création d’une association, la seule et unique en France : « Dans les yeux d’Hulk ».

Les buts de cette association sont multiples :

  • Collecter des fonds pour la recherche médicale en cancérologie animale.
  • Développer la prévention et l’information sur le problème.
  • Venir en aide aux familles pour assumer les soins nécessaires.

Association toute jeune, créée en janvier 2018, qui a tout de même pu reverser à la recherche près de 2500€ au terme de l’année 2018. Elle travaille en partenariat avec le service cancérologie de l’institut vétérinaire VetAgro Sup Lyon, ce qui permet de faire intervenir en conférence ou consultation des vétérinaires spécialisés sur le sujet du cancer animalier.

Si je vous parle de cette association aujourd’hui, c’est parce que les bénévoles vont tenir des stands de vente de pizzas ce samedi 4 mai. Acheter une part (ou plusieurs), c’est du soutien à la cause. (Moi je suis toute la journée en animation à la bib, ça me brise le cœur mais bon.)

Vous pourrez donc retrouver les stands samedi matin :

Sur le marché de Satolas-et-Bonce.

Et toute la journée du samedi :

Au centre commercial Leclerc de Tignieu Jameyzieu (hall côté espace culturel)
Au magasin Maxi Zoo de Tignieu-Jameyzieu
Devant le magasin Intermarché de Villette d’Anthon
Devant le magasin Cœur de Fleurs à Nivolas Vermelle

(Ouaip, c’est tout en Isère tout ça. ^^)

Et pour les gens intéressés mais un peu trop loin, il y a la page facebook pour en apprendre plus et pourquoi pas, demander votre carte d’adhérent. 😉

**

EDIT du 17 mai :

Vente de brioches demain 18 mai :

– Marché de Saint Pierre de Chandieu en matinée
– Magasin Gamm Vert de Tignieu-Jameyzieu toute la journée
– Magasin Carrefour Market Pont de Chéruy toute la journée
– Gamm Vert Dagneux toute la journée
– Magasin Aqua Loisirs Naturaland Morestel en journée

Venez nombreux !

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Moi j’y serai, si le cœur vous en dit. 🙂

Fin du Camp NaNo – Bilan

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Sans trop de surprise, je n’ai pas atteint le quota fixé en début de mois. 25 000 mots, c’était peut-être un chouilla ambitieux pour une reprise…

Néanmoins, je suis assez fière d’avoir écrit 15 000 mots. Même s’il y a là-dedans trois projets différents, mon prochain roman compte environ 12 500 mots (le reste étant donc pour les deux autres projets). Et c’est bien, je suis contente ! Bien sûr, ce n’est que la première partie, il y a encore tellement à écrire et à corriger. Mais je suis satisfaite d’avoir repris l’écriture. Et satisfaite aussi de la tournure que prend le roman. Avec le prochain camp NaNo en juillet, je pense qu’il sera terminé ou en tout cas, proche de l’être. Août les corrections, et hop, encore des corrections.

La semaine prochaine, j’accueille une copine à la maison et nous allons passer un petit week-end dédié à nos projets littéraires, ça devrait aussi augmenter le nombre de mots. 🙂

[À la découverte de] Pascaline Nolot, rêveuse des Terres du Nord

Aujourd’hui 28 avril, j’ai le grand plaisir de recevoir Pascaline Nolot, camarade des éditions du Chat Noir. Lectrice passionnée, femme engagée et autrice de plusieurs romans et nouvelles, sa dernière parution chez Rageot raconte l’histoire d’un petit garçon enfermé dans une bibliothèque un peu différente…

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Bonjour Pascaline et bienvenue dans mon Terrier ! Je te laisse nous en dire plus sur toi avant d’attaquer les questions.

Bonjour ! Je m’appelle Pascaline Nolot. Je suis orléanaise de naissance, lilloise d’adoption depuis 2008. Je suis une lectrice invétérée depuis mon plus jeune âge, avec une prédilection pour les littératures de l’imaginaire. J’ai écrit une dizaine de nouvelles pour diverses anthologies, dans des genres assez variés (fantastique, science-fiction, contemporain, steampunk, etc.). Et j’ai quatre romans à mon actif : Les Larmes de l’Araignée (2017, éditions du Chat Noir, fantastique jeunesse – nominé pour le prix « papyrus » 2019 du roman jeunesse), Les Orphelins du Sommeil (2018, éditions du Chat Noir, fantastique jeunesse – sélectionné pour le prix Imaginales 2019 du roman jeunesse), Sur l’écorchure de tes mots (2019, éditions du Chat Noir, littérature blanche, « Young Adult ») et Éliott et la bibliothèque fabuleuse (2019, Rageot éditeur, « low fantasy » jeunesse).

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Quel est ton processus de création en tant qu’autrice ? Comment te mets-tu en condition d’écriture ? Parle-nous d’un (ou de plusieurs) moment-type d’écriture.

Je rêverais d’être une autrice jardinière, je trouve l’image bucolique et poétique ! Hélas, je n’ai pas la main verte, j’ai besoin d’un plan détaillé pour démarrer… En général, au début, j’ai juste une idée de base qui tient en une ou deux phrase(s) et, si je suis chanceuse, une ou deux scènes précise(s) en tête – le début et/ou la fin du roman, la plupart du temps. Ensuite, les personnages s’imposent assez vite à moi. Pour eux, je n’ai quasiment pas à faire d’efforts : ils s’invitent d’eux-mêmes dans mon esprit et se présentent avec leur personnalité et leurs particularités (qui ne m’arrangent pas du tout, parfois !). Pour le reste, je note des dizaines d’idées en vrac, je trie, je supprime, je rajoute, j’organise… jusqu’à ce que je réussisse à construire une intrigue qui me semble tenir à peu près la route. Comme cette phase me prend un certain temps, je vis un moment avec les personnages dans ma tête, je les teste mentalement dans certaines scènes que je commence à imaginer, etc. Du coup, je les connais déjà plutôt bien quand je réussis à établir mon plan et que je me lance dans la véritable rédaction. Cependant, planifier son histoire ne signifie pas être psychorigide. On sait bien, de toute façon, que rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu, que les personnages ou les événements peuvent nous surprendre en cours d’écriture et partir dans des directions inattendues. C’est là aussi toute la magie de l’écriture !
Quant à mon moment-type d’écriture, comme beaucoup d’autrices et d’auteurs, c’est avant tout le moment où j’ai le temps et la possibilité d’écrire. En ce qui me concerne, ce moment est souvent nocturne et accompagné d’une grande tasse de capuccino (qui, sous prétexte de me maintenir éveillée, me permet d’assouvir ma gourmandise).

Où puises-tu tes inspirations ?

Excellente question ! C’est quand elles me fuient que j’aimerais bien le savoir… Plus sérieusement, je crains de ne pas faire preuve de la moindre originalité en répondant : « un peu partout ». J’ai l’impression que, dans la tête d’une autrice ou d’un auteur, n’importe quoi ou n’importe qui peut déclencher l’idée d’une histoire : cela peut venir d’un reportage qu’on a vu, d’une conversation qu’on a eue ou entendue, d’un article qu’on a lu, d’une scène surprise dans la rue, de rencontres qu’on a faites, d’une atmosphère qu’on a ressentie, d’une musique qu’on a écoutée, d’une illustration qu’on a admirée, d’événements qu’on a vécus, etc. Bref, il me semble que les sources d’inspiration sont multiples, parfois surprenantes, et je ne crois pas en avoir une en particulier.

Préfères-tu écrire des nouvelles ou des romans ? (Ou les deux).

En fait, je trouve les deux exercices très complémentaires. De par son format court, la nouvelle permet de tester beaucoup de choses en variant les genres, les niveaux de langage, les types de narration, les ambiances, etc. Avec son format long, le roman, lui, permet de développer des univers beaucoup plus riches et d’approfondir vraiment la psychologie de ses personnages. Donc, dans l’idéal, je dirais que je préfère écrire des romans… tout en cédant au plaisir de rédiger une nouvelle de temps en temps !

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Quel est ton meilleur souvenir d’autrice ?

En choisir un seul est très difficile… J’ai plein de très bons souvenirs avec les lectrices et lecteurs, ainsi qu’avec les camarades auteurs et autrices (illustrateurs et illustratrices, aussi !) : grâce aux livres, et grâce aux différents salons et festivals littéraires, on fait beaucoup de belles rencontres, on crée des liens et de vraies amitiés. Le tout premier mail d’acceptation d’une nouvelle ou d’un roman par un éditeur constitue également un moment très fort, même chose quand on apprend qu’un texte est sélectionné pour un prix. Les messages et courriers envoyés par les lecteurs/lectrices, ça aussi, c’est génial, en particulier ceux des enfants et des adolescents ! Mais puisque je dois choisir mon meilleur souvenir… en fait, il est tout frais et je plane encore sur mon petit nuage : en tant qu’autrice jeunesse, ce sont mes toutes premières rencontres scolaires avec des classes au sujet de mon premier roman, Les larmes de l’araignée. Ce furent deux jours inoubliables, que je peine à traduire en mots : tellement d’échanges, de questions, de rires, d’émotions, etc. Je ne regrette pas une seconde d’avoir bravé ma timidité pour y aller ! De ce genre d’expérience, on revient riche des autres, et cela ne peut que mettre du baume au cœur et offrir un grand élan de motivation pour continuer à écrire des histoires…

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Tu as participé au recueil « Le Cercle d’Hécate », un univers tiré d’un roman de Cécile Guillot. Comment as-tu abordé l’écriture dans le monde d’une autre autrice ?

Tout d’abord, j’ai été très touchée d’être invitée par Cécile dans son univers et de pouvoir partager le sommaire avec elle et d’autres autrices de talent (dont toi, ma chère !). Cependant, c’est une tâche délicate de rentrer ainsi dans le monde de quelqu’un d’autre et d’utiliser ses personnages. J’avais vraiment peur de trahir l’esprit de sa trilogie. En guise de « préparation », histoire de me remettre bien dans l’ambiance, j’ai donc relu d’une traite les trois tomes de Fille d’Hécate – c’est tout juste si je ne les ai pas appris par cœur. Mon cas est toutefois un peu particulier puisque j’ai choisi de centrer mon texte, non sur une des trois « sœurcières » stars de la trilogie, mais sur Nolwenn, la demi-sœur adolescente de l’héroïne, qui n’apparaissait que dans le dernier tome et qu’on voyait beaucoup moins (ce qui était tout à fait logique car l’intrigue du roman ne tournait pas autour d’elle). De ce fait, j’ai eu une assez grande marge de liberté pour créer le caractère du personnage central de ma nouvelle, tout en respectant son vécu et ses goûts évoqués par Cécile dans le tome 3. J’avoue un penchant pour les personnages qui sont un peu dans l’ombre des autres. J’aime bien l’idée de m’en emparer pour leur montrer qu’eux aussi ont le droit d’exister, eux aussi ont quelque chose dans le ventre et ont de la valeur, même s’ils ne prennent pas la lumière…

Quel est le dernier livre que tu as lu ?

Je viens de terminer La revanche des princesses, un recueil jeunesse paru chez Poulpe fictions, et qui regroupe des textes de six autrices talentueuses : Sandrine Beau, Clémentine Beauvais, Charlotte Bousquet, Alice Brière-Haquet, Anne-Fleur Multon et Carole Trébor. Dans leurs histoires emplies d’impertinence et/ou d’émotion, les princesses reprennent le pouvoir. Tous les textes sont brillants mais je trouve celui d’Anne-Fleur Multon (La princesse est en colère) particulièrement irrésistible, avec un style savoureux : Sachez, messieurs, que je ne suis la « petite demoiselle » de personne, et surtout pas de grands dadais guindés ! Qui êtes-vous pour me parler sur ce ton, nom d’une pomme empoisonnée ?
Et dès que j’irai refaire un tour en libraire, je projette de me jeter sur Les Furtifs, le nouveau roman de science-fiction d’Alain Damasio… Comme tu peux le constater, je lis aussi bien de la littérature jeunesse que des romans destinés aux adultes, je ne me prive d’aucun plaisir de lecture !

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Quand tu n’écris pas, que fais-tu ?

Je lis, bien sûr !!! Accessoirement, je m’occupe aussi un peu de ma fille de temps en temps.

Si tu pouvais aller prendre un café avec un auteur, qui choisirais-tu ?

Le choix est cornélien… Mais, pour une raison bien précise, et aussi parce que je n’ai jamais eu la chance de le croiser en salon, je prendrais un café avec Fabien Clavel. S’il passe par ici et qu’il me lit, il saura pourquoi.

Et enfin, quels sont tes projets à venir ?

En ce qui concerne les dédicaces, pour l’instant, je n’ai rien de prévu avant les Halliennales, un salon cher à mon cœur qui aura lieu le samedi 5 octobre 2019 (près de Lille). D’ici là, à moins qu’une invitation ne se présente, mon programme à venir prévoit plutôt que je reste enfermée dans ma grotte à travailler sur mes textes…

Quant à mes projets littéraires, j’ai eu la chance d’être invitée sur une anthologie à paraître début 2020. Ce projet est encore secret donc je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais le thème m’a permis de rédiger un texte un peu plus « politique » que mes nouvelles précédentes. Par ailleurs, je travaille actuellement sur un nouveau roman de littérature blanche « Young Adult ». Et pour la suite, j’ai aussi plusieurs projets en littérature de l’imaginaire (jeunesse). Bref, de quoi passer quelques nuits blanches à noircir des pages !

Merci beaucoup Pascaline !