[À la découverte de] Ana Dess, prêtresse du vent

Une nouvelle invitée dans mon Terrier aujourd’hui, et pas n’importe qui ! Rencontrée lors d’un salon en 2015, enthousiaste face à un projet que je lui présentais et qui m’a offert une merveilleuse collaboration, j’ai l’immense privilège de poser mes questions à ma copine Ana Dess, avec qui j’ai travaillé sur Zombiguïté. ♥

« Ana Dess » ? Mais qui se cache sous ce nom facétieux ?
Ana Dess veut dire Je suis Ana en japonais (phonétiquement), c’est un clin d’œil à cette culture qui m’a bercée pendant des années.
Derrière ce nom se cache une multitudes de dimensions artistiques : peinture, illustration, musique, écriture, poésie, BD… J’aime traverser les arts et les frontières pour raconter des histoires.

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Quel a été ton parcours jusqu’ici ?
En sortant du bac j’ai d’abord bosser pour des boites de communications en tant que graphiste. En parallèle je me suis lancée dans la musique. J’ai écris deux albums qui sont sortis au niveau national. J’écris les textes, c’est entre le slam et la chanson française. J’ai commencé seule sur scène, et puis j’ai fini avec piano, guitare et violoncelle, ça a été une expérience inoubliable.
Les deux albums sont en écoutes sur toutes les plateformes : deezer, itunes…

Je suis devenue intermittence du spectacle, mais en 2013 j’ai décidé de faire une pause.
C’est un secteur très difficile, surtout quand tu fais du atypique.

Je me suis tournée vers le dessin que je pratiquais déjà mais comme amatrice.
J’ai décidé de créer un petit personnage qui me ressemble et j’ai sorti ma première BD en juin 2013.
La vie continue et aujourd’hui j’ai sorti 7 livres et je prépare un nouveau spectacle musical.

Tu auto-édites tes BD, est-ce que c’est un choix que tu regrettes ou au contraire, tu ne vois pas ta carrière autrement ?
Quand j’ai décidé de faire cette première BD, je me suis dit : dans un premier temps, je vais me tester avec le public et après on verra. Les années ont passé et les projets aussi. Finalement je suis toujours en auto-édition et ça me convient bien. Je ne regrette pas du tout, et je ne suis pas fermée à signer chez un éditeur le moment venu, si le projet est soutenu.

Quel est ton processus de création ? Comment te mets-tu en condition pour créer ?
Je pense que mon cerveau est en perpétuel temps de création. Il me faudrait deux vies pour tout faire ! Mais dans les moments de pures créations j’ai besoin d’être dans ma bulle.
J’ai besoin de la nature, du calme, du silence ou de la musique choisie, de la solitude.

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Illustration pour Zombiguïté

Où puises-tu ton inspiration ?
Partout autour de moi. Mais ces deux dernières années essentiellement dans mes voyages, dans le rapport que l’homme a avec la nature. Je lis beaucoup également.

Quelle est ta relation avec les réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les salons, etc… ?
Les réseaux sociaux sont là pour les gens que j’ai rencontrés d’abord en festival. C’est rare que ce soit le contraire. Ils me permettent de communiquer avec une partie de mes suiveurs, d’organiser des petits concours et de poster des photos et vidéos.

Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ?
J’adore me balader, randonner. Je lis, je joue à des jeux vidéos et des jeux de sociétés. Je voyage et je lis.

On sait que tu es une artiste engagée, mais tu es aussi organisatrice du Festival de la BD et l’Illustration à Montseveroux avec l’association Les K’amis Cases. Peux-tu nous en dire plus sur l’envie de départ et sur le salon en lui-même ?
C’est Monsieur Rudy (auteur des petits manuels pour les nuls, et mon mari) qui a lancé l’idée.
On croise souvent d’autres artistes dont on apprécie le travail et l’humain. Nous habitons un petit village d’Isère de 900 habitants, un village médiéval avec un beau château.
Finalement organiser un événement comme celui-ci dans notre village a pris forme dans nos têtes.
c’est la troisième année, cela demande beaucoup de temps et de passion, mais je suis fière de pouvoir valoriser ceux que j’aime.

As-tu des projets à venir que tu souhaites partager ?
Oui, je viens tout juste de sortir un nouveau livre. Un carnet de voyages poétiques.
C’est un livre un peu spécial, imprimé en 150 exemplaires numérotés. J’ai fait le choix de beaux papiers, c’est plus qu’un livre, c’est une manière de voyager.
Le livre regroupe des illustrations à l’aquarelle que j’ai faite durant 4 voyages : Islande, Maroc, Crète et Finlande. Il est ponctué par des textes poétiques que j’ai écris.

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Vous pouvez retrouver Ana sur son site internet et sur sa boutique Etsy. 😉

De la difficulté de tenir le rythme

J’avais annoncé trois articles par semaine pour trois thèmes récurrents. Le dimanche, c’est sensé être le plus facile. Pas de limite à ce que je peux raconter ! Vie perso, vie professionnelle hors écriture, événement, réflexion, tout ça.

Eh bien en fait, c’est drôlement compliqué.

Tellement compliqué que le sujet d’aujourd’hui, je ne l’ai pas trouvé. Alors ce sera pour la semaine prochaine. ^_~

Petits bonheurs – 25 mai

Ce fut une belle semaine. ♥

  • De la civilité sur la route avec le conducteur d’un camion qui me remercie de lui dire merci (j’étais de mauvaise humeur ce jour-là, ça m’a fait ma journée).
  • L’envie de faire plein de choses au boulot.
  • Aider un étudiant en galère.
  • Voir les copains/copines aux Imaginales.
  • Me voir proposer un projet qui m’a fait pousser un petit cri de joie.
  • Faire les courses avec mon neveu et le regarder faire un tour de manège.
  • Recevoir une lettre.
  • Une semaine courte avant un jour férié !

Imaginales 2017

Les Imaginales, c’est toujours ou tout ou rien.
Soit je passe un excellent week-end qui me tient de bonne humeur pendant des mois.
Soit c’est tout pourri et je n’ai plus envie d’écrire pendant un an.

Je ne vais pas faire durer le suspens : 2017, c’était trop de la balle.

J’avais failli ne pas y aller, vu que j’avais repris le boulot, que ma voiture allait avoir du mal à faire la route, que j’étais toute seule, etc. Plein d’excuses balayées par des gens qui sont juste formidables, grâce à qui j’ai passé un super week-end.

Je vous fais une liste des gens et des trucs qui ont fait de ces deux jours un chouette moment ? D’accord.

  • Francis Malvesin (ouais, the man des illustrations dans l’anthologie Métas & Morphoses) et Iora (sorcière de Wish), déjà, parce qu’ils ont accepté de me traîner jusqu’à Épinal. Même que si je m’étais endormie dans la voiture, ils n’auraient pas pris de photo compromettante.
  • Les auteurs du Peuple de Mü : Michael Roch, Emmanuel Quentin, Luce Basseterre, Pierre Léauté et Sébastien Tissandier, pour m’avoir fait une place sur le stand et dans le gîte. Ces gens-là, en plus d’être sympa et rigolos, ils écrivent des bons bouquins. Comment font-ils ?
  • Davy et Driss, ils savent pourquoi.
  • Morwen, de l’autre côté de la Moselle en huit.
  • Le Chat Noir : c’est toujours que du plaisir d’aller discuter avec Cécile et Mathieu. Et j’étais super contente de revoir Vincent Tassy (Apostasie).
  • Jean Vigne et Pascale, on n’habite pas loin mais on se voit partout ailleurs.
  • Les copines Twitter ! C’est cool de discuter en plus de 140 caractères.
  • J’ai acheté une super coiffe trop belle, importable en dehors des salons, mais j’ai une robe qui irait trop bien avec, alors on va voir ce qu’on peut faire. La boutique est , si vous voulez voir.
  • Les États Généraux de l’Imaginaire, un grand projet ambitieux. Et la rencontre professionnelle entre bibliothécaires, qui donne envie de faire plein de choses dans sa structure.
  • Les copains, connaissances, nouvelles rencontres du week-end. J’ai fait le plein de sociabilité, maintenant je vais rester enfermée pendant quinze jours sans voir personne. ^_~
  • Les frites de dimanche midi. Parce que la qualité d’un salon se mesure à ce que j’ai mangé, et j’avais envie de frites.

Donc oui, c’était bien. Deux jours, c’est peu mais en même temps, c’est énorme. J’étais triste de rentrer, j’étais de nouveau enthousiaste à faire des salons et à me lancer dans de nouveaux projets. Je ne peux pas vraiment dire que je retourne à la réalité puisque je travaille dans une bibliothèque au milieu de milliers de bouquins, mais les gens vont me manquer quand même.

J’ai pris quelques photos, elles sont sur mon compte Instagram (créé presque que pour les Imaginales, mais moins bien utilisé que prévu).

Bref, merci à tous, et vivement l’année prochaine !