Petite déprime du dimanche

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Je n’aime pas le dimanche. On entend souvent que le lundi est détestable parce qu’il y a la reprise du boulot, moi c’est le dimanche qui me donne la nausée (littéralement).

Le dimanche, peu importe à quel point je suis productive, j’ai toujours l’impression que c’est une journée gâchée. Je regarde ma liste d’objectifs, et je peux en barrer autant que je veux, j’aurai toujours l’impression que rien n’avance.

J’ai écrit mon quota de mots du jour, j’ai lancé un appel pour les Perles d’Inari, répondu à des mails et envoyé d’autres. Mais pourquoi je ne sais toujours pas par quel bout prendre mon envie de changer de vie ? Pourquoi me suis-je mis une deadline de deux ans pour tout quitter ? Pourquoi ne puis-je pas me décider si j’intègre le Japon dans mes plans, si j’y retourne au mois de janvier ou non ?

Récemment, j’ai pris conscience du chemin que je voulais prendre. Je sais que c’est la bonne route, je suis faite pour cela. Tout m’aura menée à cela. Je sais aussi que je ne peux pas y arriver en un jour, et globalement, je le vis bien. Sauf le dimanche.

Aujourd’hui je voulais vous parler de communication animale ou d’un artiste que j’aime beaucoup. Je n’ai pas réussi à me décider, alors je me plains de ce dimanche qui n’en finit pas.

Vivement demain.

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Hachiko, bébé chien anti-déprime

Depuis le mois de mars et la mort de Ghost, j’évolue sur un autre plan. Tout me semble beaucoup plus dur, je manque d’entrain, bref, sans entrer dans les détails, ce n’est pas la grande forme. C’est normal, Ghost était l’amour de ma vie.

Avant de partir au Japon, alors que j’étais vraiment au bout de tout, j’ai fait un rêve. Ghost avait réuni ses frères et sœurs de portée pour une grande fête, puis il m’a emmenée voir une portée de chiots tout noirs. L’idée de reprendre un chiot était déjà dans l’air mais je ne me pensais pas capable d’aimer un autre chien. Dans ce rêve, Ghost me disait clairement qu’il fallait que j’y aille.

Le lendemain, je suis tombée sur une annonce d’une famille qui donnait des chiots. Des chiots croisés groenendael x inconnu, tout noirs. J’ai écrit un message, on m’a répondu qu’il y avait beaucoup de monde sur le coup (forcément…), mais ok, on me réservait un mâle.

Alors en revenant de Tokyo, je suis allée chercher Hachiko.

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C’est la première fois que j’ai un chien « sympa ». Ghost était très réservé et il se fichait de tout ce qui arrivait autour de lui, Jazzy est une associable incurable. Hachiko, lui, est plein de vie et plein de bonne humeur.

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Il a deux mois et il est déjà plus haut que Jazzy. J’avoue que ça me fait un peu peur, parce que je peux le canaliser maintenant mais quand il pourra poser les pattes avant sur mes épaules… ^^’

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Alors nous allons à l’école du chiot pour apprendre les bases (il possède déjà le « assis » et le « couché », et a presque un bon rappel) et le sociabiliser avec d’autres chiens. Avec les humains, ça se passe bien. Je l’ai descendu à la bibliothèque pour la dernière animation de l’année scolaire, il est passé de l’un à l’autre sans problème.

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C’est un chiot qui a l’air d’avoir une vive intelligence, mais il est parfois tellement excité qu’aucun ordre ne l’atteint et je dois sévir.

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Je dois dire qu’avoir adopté ce chien me fait beaucoup de bien. Je ne parviens toujours pas à me faire à la mort de Ghost mais depuis l’arrivée d’Hachiko, je ne pleure plus trois fois par jour. Bon, c’est super fatiguant d’avoir un chiot. Entre l’éducation, les pipis à gérer et la première sortie chaque jour à 6h, c’est exténuant. Comme je suis en période d’écriture intensive, je n’ai même pas le temps de faire la sieste ! Alors on va dire que parfois, ça joue un peu sur l’humeur…

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Mais bon, j’ai embauché Hachiko comme attaché de presse, histoire qu’il paie ses croquettes ! ^_^

On bosse, on bosse.

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 Avec 5070 mots au compteur de mon Camp NaNoWriMo, je suis totalement dans les clous. Je n’aurai certes pas terminé le roman à la fin juillet mais ce n’était pas mon objectif principal. 15 000 mots de plus pour mes amants maudits cet été, pour reprendre l’écriture intensive au mois de septembre, c’est ça, mon objectif. Je voulais juste ne pas perdre le fil de cette histoire pour pouvoir écrire le synopsis complet afin de le faire valider.

Et une histoire qui se déroule à Tokyo, vous ne pouvez pas imaginer à quel point ça me fait plaisir de l’écrire en ce moment !

En ce qui concerne la Vague, je suis pratiquement arrivée à la moitié de mon objectif. Ce qui me pose un peu souci parce que j’ai l’impression que je ne tirerai pas 40 000 mots pour terminer l’histoire… Mais ça, c’est mon côté « je vais à l’essentiel sans prendre le temps de tout décrire ». J’ai tout de même ajouté un élément qui n’était pas prévu à la base et qui renforcera certaines parties. Dans l’ensemble, même si les corrections vont être costaudes, je suis assez contente de la forme que prend le roman.

C’est assez facile de glisser d’une histoire à l’autre. Dans les deux cas, je parle du rapport à la Mort avec une façon de l’aborder complètement différente. J’avoue que j’ai moi-même hâte de voir les produits terminés…

[À la découverte de] Olivier Saraja, auteur hybride

Dimanche, jour de découverte littéraire ! Aujourd’hui, c’est Olivier Saraja qui se prête au jeu du Terrier. Auteur publié et auto-publié, Olivier a su se faire sa place dans le monde de l’Imaginaire français. Zombies, dinosaures, invasion de plantes, SF, vous trouverez forcément votre bonheur dans sa bibliographie.

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Olivier, peux-tu te présenter aux lecteurs du Terrier ?
Bonjour Lily, merci de me donner l’opportunité de faire la connaissance des lecteurs de ton blog. Je suis ingénieur dans le secteur aéronautique, en région toulousaine. Mon premier contact avec les littératures fantasy et SF date de l’école primaire, en tant que précoce joueur de jeux de rôle (Dungeons and Dragons basic rules, la mythique boîte rouge). J’ai assez vite essayé d’écrire mes propres « modules » et ça a débouché, des années plus tard, sur la publication de jeux de rôles ou de suppléments pour ceux-ci dans le catalogue de la maison d’édition Oriflam (Elric, Hawkmoon, Feng Shui). Je me suis fait ensuite un petit nom dans le domaine des logiciels de graphisme libre (une centaine d’articles pour Linux Magazine, Linux Pratique mais aussi un livre La 3D libre avec Blender chez Eyrolles) avant de donner enfin cours à ma passion initiale : l’écriture de textes de fiction, orientés anticipation et SF.

Quel est ton processus de création en tant qu’auteur ? Comment te mets-tu en condition d’écriture ? Raconte-nous la naissance d’une œuvre.
Chacune de mes œuvres est née dans la douleur. Il faut savoir s’astreindre à se poser derrière son clavier, et à écrire, ou relire/corriger/éditer. C’est toujours la première étape, s’installer devant l’ordinateur. C’est pour cela que j’essaie d’en faire un moment agréable. En fonction de l’heure et de l’avancement de la journée, cela peut se faire en compagnie d’un café, ou d’une bière. Pas forcément de musique, car cela dépend de la période : une mélodie inadéquate peut réduire à néant le rythme d’un passage. Il faudrait se constituer des play lists thématiques, très probablement, mais je crois que je dois exploiter mon abonnement Deezer à 1% tout au plus !
Une fois le premier jet écrit et totalement déverminé (merci Antidote, qui non seulement repère les fautes, mais également me permet de traquer répétitions, phrases longues et divers tics d’écriture), je l’envoie à 2 ou 3 bêta-testeurs qui ne sont pas complaisants et très « cash » avec moi. Je fais lire aussi à ma chérie, à des amis. Lorsque j’ai pris en compte les retours (et repassé mon texte à Antidote), je fais une pause de quelques mois. Je laisse le tapuscrit dans un coin, peu importe que j’y repense ou non. Lorsque le temps de la maturité est venu, je reprends le texte et le relis, le remanie, l’amende pour en faire une histoire plus solide, plus légère, mieux rythmée. Je peux ensuite l’envoyer à mon éditrice, ou alors prévoir le texte pour l’auto-édition, en fonction de la destination souhaitée pour mon texte. Ah. Et encore une dernière relecture. C’est fou comme l’entropie à tendance à ajouter des coquilles dans un texte pourtant mille fois relu et corrigé.

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Quel est ton meilleur souvenir d’auteur ?
Peut-on vraiment se limiter à un ? Le premier contrat. Le premier exemplaire physique tenu dans ses mains. Le premier relevé de droits d’auteurs. La première fois où un anonyme te reconnait ou déclare te connaître. Le premier salon. Bref, je dois être très fleur bleu, car oui, toutes les premières fois ont été importantes pour moi, et ont contribué à tisser de magnifiques souvenirs.

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Quelle est ta relation avec les réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les salons, etc… ?
Je ne saurais pas faire, sans les réseaux sociaux. Je ne fais qu’une poignée de salons par an, dans la limite de ce que mes vies sociale, familiale et professionnelle me permettent de faire. Je suis depuis longtemps sur Twitter, mais mon apparition sur Facebook est relativement récente. Encore plus récente, mon apparition sur Instagram que j’ai un peu de mal à mettre en oeuvre. J’aime bien traîner sur Mastodon aussi, il y a des communautés de lecteurs et de créateurs assez dynamiques là-bas.
Ensuite, je prends pas mal de recul par rapport à ces mêmes réseaux sociaux. Je ne participe jamais aux polémiques, ne donne que rarement mon avis, et je n’y fais jamais la moindre leçon, car il y a toujours une communauté ou une minorité à y blesser, même à corps défendant. Les réseaux servent en revanche à ma veille « technologique et sociale » qui alimentent mes textes les plus sombres de SF ou d’anticipation (ces textes que je réserve habituellement à l’auto-édition, car plutôt pessimistes ou pas assez grand public). Je n’écris pas (ou rarement) au sujet de futurs lointains. J’aime bien parler de demain ou d’après-demain, et d’y projeter le résultat de nos errances scientifiques ou morales actuelles.

Quel est le dernier livre que tu as lu ? Et le prochain dans ta pile à lire ?
Le dernier ouvrage lu est « Pearly Gates, tome 1 : le règne du métal » par Nicolas Pagès. Je lis actuellement la suite, qui n’est encore publiée nulle part (peut-être chez au 38 ?). Les prochains seront la trilogie Voyager par Stéphane Desienne. J’ai tellement de retard dans mes lectures !

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Que fais-tu lorsque tu n’écris pas ?
En ce moment, beaucoup de bricolage, de jardinage. Une maison à remettre au goût du jour, cela prend du temps et de l’énergie !

Tu es également éditeur, comment passes-tu de cette casquette à celle d’auteur ?
Difficilement. Le plus périlleux est de tout concilier, et de trouver le temps pour réaliser ce qui doit l’être. Je ne lis pratiquement plus que des manuscrits et des synopsis, mais par ailleurs, je participe d’une façon très intéressante à la vie d’une maison d’édition en bonne santé et qui s’avère accueillante et bienveillante.

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Si tu pouvais aller prendre un café avec un artiste (vivant ou mort), qui choisirais-tu ?
Houla, question piège. Je ne suis pas dans l’idolâtrie. J’aimerais beaucoup m’entretenir des inspirations et des processus créatifs avec Brendan Perry (Dead Can Dance). Fouiller les concepts arts de Brian Froud, directeur artistique du film Dark Crystal. Boire une pinte avec Mickael Moorcock avec qui j’ai failli travailler à l’époque où j’étais investi dans les jeux de rôle Elric et Hawkmoon. Mais surtout, je suis persuadé d’avoir déjà pris un café ou un verre avec plein d’artistes français.es actuels.elles, à qui je souhaite de devenir les prochains monstres littéraires francophones sur lesquels.elles fantasmeront les prochaines générations.

Et enfin, quels sont tes projets à venir ?
Côté salon, le prochain rendez-vous sera pour les Aventurales à Ménétrol, fin Septembre. Côté projets d’écriture, il y en a plusieurs. L’écriture de Dino Hunter 2 ; publier quelques one shots de Lady Bradsley ; achever deux textes d’anticipation que je souhaite autopublier ; écrire trois histoires d’horreur qui traînent dans mes tiroirs. Pour ces divers projets, j’ai déjà la plupart des synopsis prêts : il n’y a plus qu’à, comme en dit. Mais quand ?

Un grand merci à toi de m’avoir permis de me présenter à tes lecteurs.

Merci à toi, Olivier ! 

Vous pouvez le retrouver sur Twitter et sur son site internet.