[Point NaNo] And the winner is…

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Vendredi 25 novembre, j’ai donné un dernier coup de collier pour terminer mon challenge du NaNoWriMo. 25 jours, 50 000 mots, et un projet de roman qui est devenu plus engagé que prévu. Pour terminer l’histoire, il m’aurait fallu entre 6000 et 8000 mots de plus, mais mon but était d’atteindre les 50K, alors je me suis arrêtée là.

J’avais prévu d’écrire une romance contemporaine dans une ambiance très « bikers », avec des héros prônant le polyamour. Au final, on est loin de l’histoire pensée au départ, même si la romance reste très présente. Mais ce n’est pas plus mal ! J’aime la tournure qu’a pris le récit.

Globalement, je suis satisfaite de ce mois de novembre. J’ai pu tester mon pomodoro en situation « extrême », et ma productivité a considérablement augmenté. Il est loin le temps où mon NaNo me prenait la journée parce que je procrastinais !😉

Je vais donc laisser reposer tout ça un moment, puisque le moment des corrections de mon roman des Enfers est arrivé. Après un petit mois de pure création, il est temps de basculer le cerveau sur un mode un peu plus tatillon. Et ça… eh bien, c’est une autre paire de manches. ^^

Le NaNoWriMo à mi-chemin

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Nous en sommes à la moitié du mois de novembre, il est donc temps de faire un bilan à mi-parcours du NaNo.

J’ai atteint les 32K de mon projet aujourd’hui. Surprise, l’histoire continue à suivre mon synopsis original. J’ai bien dû ajouter deux chapitres au milieu, mais c’est uniquement parce que je ne suis pas encore capable de calibrer l’espace que prennent les événements dans le roman. « Machine fait ça et ça donne ça », dans le syno, ça prend un demi-chapitre, alors que dans la réalité, il faudra au moins deux chapitres de plus pour mettre la situation en place. Souci mineur s’il en est.

Je ne suis pas mécontente de ce que j’écris, pour le moment. Cette année, je ne privilégie pas la quantité au détriment de la qualité, et je m’astreins à 2000 mots par jour, pas plus. Je pense aux corrections futures, et je préfère écrire moins mais avoir aussi moins d’élagage derrière.

Qu’en est-il de cette histoire ? C’est une histoire à mille lieues de ce que je fais d’habitude. Déjà parce que ce n’est pas du fantastique. C’est peut-être pour ça que je ne me reconnais pas dans ce que j’écris, comme si ce n’était pas moi qui construisais le récit. C’est un peu bizarre, même à expliquer. Du coup, je ne sais pas si j’irai jusqu’à chercher un éditeur pour ce projet-là.

Comme d’habitude encore, je ne finirai pas ce roman en 50K. Mais ça, c’est une autre histoire. ^_~

Et vous, vous en êtes où de votre NaNoWriMo 2016 ?

Signer un nouveau contrat d’édition

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J’ai publié 5 romans depuis 2010, dont 4 chez Rebelle Editions. Je sais à peu près comment marche cet univers, je me suis frottée aux corrections, au choix des couvertures, puis aux lecteurs et au public des salons. Aujourd’hui, je ne me sens plus aussi illégitime qu’auparavant.

Quand j’ai envoyé « La Sanguinaire » aux éditeurs, en 2010, j’étais angoissée. Est-ce que mon écriture, mon histoire valaient quelque chose ? Est-ce qu’un éditeur allait prendre le risque financier de publier mon bouquin ? Est-ce que j’avais raison de croire en moi ou est-ce que je me faisais des films sur mes capacités ?

Rebelle a accepté le premier tome de Tarots Divins, puis a suivi avec le tome 2, et a embarqué dans ma folie zombies. Au fil des années, j’ai établi une relation de confiance avec mon éditrice. J’étais dans une situation confortable, en tant qu’auteur.

Et puis j’ai recommencé à me poser la question de ma valeur en tant qu’écrivain. Est-ce que je ne restais pas trop dans ma zone de confort, finalement ? Est-ce que je n’avais pas un peu peur d’aller frapper chez un autre éditeur, chez qui il faudrait tout recommencer ? Rebelle me connaissait, connaissait ma manière d’écrire et me faisait confiance, j’avais peu de choses à prouver quand j’avais l’idée d’une histoire. Mais avais-je le cran de confronter mon écriture à un autre professionnel de l’édition ?

Il aura fallu ma rencontre avec Laurent Whale pour que je me décide à sauter le pas. J’en avais déjà parlé dans un autre article, de ma nouvelle façon de travailler et tout le reste, mais il m’a donné la grande claque dans le dos qu’il me fallait pour oser envoyer mon nouveau manuscrit à d’autres maisons d’édition.

Et voilà ! Le contrat est signé ! Je ne peux pas encore dire avec qui, mais il s’agit bien entendu de mon terrible roman des Enfers. ^_^

En ouvrant cette lettre…

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Lorsque j’étais plus jeune, j’adorais envoyer des lettres à tout plein de gens. À ma famille, puisqu’elle habitait en Ardèche et moi en région parisienne, puis à mes amis quand j’ai déménagé à Lyon. Avec le temps (et surtout internet), les courriers se sont espacés, jusqu’à ne remplir les boîtes aux lettres que lors des anniversaires ou de Noël.

Il n’y avait bien qu’à ma grand-mère que j’écrivais encore régulièrement. Elle n’avait pas le net, et parfois, même si je l’avais au téléphone souvent, j’aimais bien coucher mes mots sur le papier.

J’ai retrouvé un paquet de lettres et de cartes d’elle dans mes affaires. On a aussi récupéré les courriers que nous lui avions envoyés. Depuis sa mort, je crois que je n’ai pas écrit quoi que ce soit pour quelqu’un en dehors d’un événement spécial.

C’est pourquoi, alors que je faisais un tour chez Gibert Joseph pour acheter un livre, je me suis dirigée vers la papeterie. Et je suis ressortie de là accompagnée de jolies feuilles de papier blanc et des enveloppes colorées afin de reprendre une correspondance. Quelques mots, parfois moins, juste pour le plaisir de poster une lettre à quelqu’un qui compte pour moi.

Et qui sait ? Peut-être que dans 50, 100 ans, on découvrira cette correspondance dans un joli coffre en bois, et on se dira « tiens, il nous manquait justement de quoi alimenter notre feu ! ». :p