[J’ai testé] Une formation sur le deuil animalier

Ce n’est plus un secret pour personne, je galère vraiment à accepter la mort de Ghost. Je connais en ce moment une nette amélioration (aka je n’ai plus envie de mourir dès que je me réveille), et dans les outils utilisés pour en parvenir là, j’ai suivi la formation en ligne proposée par Lynne Pion.

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Lynne Pion est une accompagnatrice réputée, spécialisée en gestion du deuil, de la résilience et de la confiance en soi. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet du deuil animalier et propose des ateliers, des formations, des conférences en lien avec différentes thématiques du deuil animalier.

J’ai découvert cette dame en cherchant des informations sur le deuil animalier, j’ai écouté son Ted Talk et lu quelques articles de sa plume. J’ai hésité à acheter son livre ou suivre sa formation… et puis je me suis décidée pour la formation. 🙂

La formation comporte six modules à suivre à son rythme. Ils sont composés de théorie sur le deuil, d’exercices pratiques et Lynne Pion donne à chaque fin de module une liste d’ouvrages de référence pour approfondir le sujet. Les objectifs de cette formations sont :

Définir ce qu’est un deuil
Définir ce qu’est le deuil animalier
Comment en parler en famille
L’euthanasie et la difficulté de choisir.
L’adolescent et son compagnon en fin de vie
Reconnaître différents types de deuil
Réfléchir sur le ou les deuils rencontrés dans votre vie
Connaître le processus du deuil en général
Être sensibilisé à l’importance de prendre soins de vous en tant qu’endeuillé
Découvrir différentes manifestations du deuil
Reconnaître les états du deuil
Créer vos propres outils pour apprivoiser votre deuil suite au décès ou au départ de votre animal de compagnie.

Alors, objectifs atteints ou non ?

La formation est très centrée sur soi. J’ai appris et compris certaines choses que je vivais, j’ai mis des mots sur des émotions et je me suis rendue compte de symptômes que je ne mettais pas forcément sur le compte du deuil alors que si.

Honnêtement, je ne suis pas équipée pour aider quelqu’un d’autre que moi après cette formation. Ce n’est pas le but des modules. Mais je suis plutôt satisfaite par le chemin effectué jusqu’ici.

Si vous êtes intéressé.es par cette formation, elle se trouve à cette adresse.

Aventuriales 2019

Le week-end dernier ont eu lieu les Aventuriales de Ménétrol, près de Clermont-Ferrand. Et ce fut un très bon week-end.

Ma dernière sortie littéraire remontant à 6 mois et Livre Paris, j’étais plutôt contente de retrouver le milieu. Si l’écriture est un domaine solitaire, les salons sont l’occasion de se remotiver à la création. Avoir les copains sur les stands voisins aide beaucoup pour cela ! (Ça aide aussi à sortir le porte-monnaie… ^^)

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N’est-ce pas, Lynks ?

Entre deux pitches de ses propres œuvres, on découvre celles des collègues et leurs différents projets, on se met à jour des news du monde littéraire, et  bien sûr, on fait le tour des stands illustrateurs pour se faire plaisir.

Bref, le temps passe. Et il passe encore plus vite quand on a la chance d’être bien entourée. Alors merci à la team 1115 Marge Nantel, Frédéric Dupuy alias Sarigan et Thomas Fouchault, à l’équipe de Bookstation et à Emmanuel Quentin pour la soirée passée en leur compagnie (je ne mangerai plus japonais avant un moment). Un merci de plus à Thomas pour m’avoir autorisée le siège arrière de sa voiture pour aller et revenir de Ménétrol !

Merci à Cécile et Mathieu du Chat Noir parce que c’est toujours un bonheur de passer du temps avec eux, de même pour Bleuenn qui est beaucoup plus qu’une simple connaissance. 😉 ♥

Dans le désordre, ce fut un plaisir de discuter un instant, souvent trop bref, avec Ophélie Bruneau, Laurent Whale, Cassandre de Delphes (dont l’illustration « Psychopompe » m’a presque fait pleurer tant elle était belle), Luce Basseterre (bravo pour cette nouvelle édition du festival !), Bruno Pochesci, Elodie Lemaire, Valérie Simon, Olivier Saraja, Nathy, Jean Vigne, Pascale Languille. J’ai juste eu le temps de dire bonjour à d’autres, dont certains voisins lyonnais que je ne vois qu’en dehors de Lyon. Invitez-moi à prendre un café, les gars. :p

Un grand bravo à l’équipe organisatrice du festival, et on se dit sûrement à l’an prochain. ^_^

Adopter un nouvel animal

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Lors de mon précédent article flagué « deuil », j’ai soulevé un problème que je rencontre souvent lorsque je présente Hachiko aux personnes qui ont connu Ghost/qui savent que j’ai récemment perdu mon chien. Je n’en ai pas dit grand-chose alors, mais j’ai envie de m’étendre un peu sur le sujet.

Quand on perd un animal, la question d’en reprendre un se pose naturellement. Dans mon cas personnel, j’avais prévu d’adopter un chiot quand Ghost aurait 10/12 ans. Cela me semblait plus facile de faire ainsi, le chiot aurait déjà été à la maison à la mort de Ghost et je n’aurais pas eu à me poser la question. La vie en a décidé autrement et Jazzy est devenue le seul chien de la famille.

Il a été inconcevable pour moi de reprendre un chien à la mort de Ghost. C’était impossible, et cela, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je pensais ne pas être capable d’aimer un nouvel animal et je refusais d’infliger cela à un chiot qui n’avait pas demandé à être adopté. J’avais déjà du mal à passer du temps avec Jazzy sans lui en vouloir d’être en vie et pas Ghost, et sans me sentir affreusement coupable d’être aussi horrible de penser de la sorte.

Deuxièmement, et c’est assez paradoxal, j’avais peur d’aimer un nouvel animal et de trahir Ghost. J’avais peur de le « remplacer ». Oui, vraiment. Je ne me faisais pas confiance de continuer à chérir la mémoire de mon chien, j’avais peur de passer à autre chose facilement.

Enfin, je ne souhaitais pas qu’un chiot vienne compenser ma perte. Je ne voulais pas qu’il porte sur ses épaules le poids de mon deuil et de ma tristesse. Ça aurait été égoïste de ma part, et de plus, une fois que ma peine serait atténuée, n’allais-je pas me lasser du nouvel arrivant ?

J’imagine que chaque cas est unique. Il y a des gens qui reprennent immédiatement un nouvel animal et d’autres qui ne pourront plus jamais caresser un chien de leur vie. On a beau écouter tous les conseils du monde, finalement, il n’y a que nous qui sachons ce dont nous sommes capables ou non. Moi je me suis posée des tas de questions. J’ai lu des articles de spécialistes, des témoignages. Je ne voulais pas chercher un nouveau chien, mais je n’étais pas fermée à l’idée. Enfin… ça dépendait des jours.

Parfois, oui, je voulais reprendre un chiot. Parce que je savais que les premiers mois, avec l’apprentissage de la propreté et l’éducation, allaient me prendre toute mon énergie et que je n’en aurais plus pour être triste. Mais le plus souvent, je voulais rester seule avec mes filles.

C’est finalement Ghost qui aura pris la décision pour moi au mois de mai.

Aujourd’hui, après presque trois mois de cohabitation avec ce nouvel arrivant, j’ai répondu à mes interrogations. J’aime Hachiko, comme j’aime Jazzy et Isatis. Je ne l’aime pas « à la place de » Ghost. Il m’aide dans mon deuil, oui, mais ce n’est pas lui qui en porte tout le poids. Je sais faire la différence entre mes animaux, vivants ou mort. L’amour ne se fractionne pas.

Il y aura toujours des gens pour vous dire qu’il faut absolument reprendre un animal après le décès d’un autre. Certains seront sincèrement soucieux de votre bien-être « remontez en selle après être tombé ! », d’autres vous le diront parce que pour eux, un animal, ça se remplace si vraiment vous êtes trop tristes.

Il y aura toujours des gens pour vous faire culpabiliser d’avoir repris un animal comme si vous aviez oublié celui qui est mort.

Moi ce que j’en dis ? C’est votre problème à vous. Vous êtes la personne la plus capable de faire les meilleurs choix pour vous. La seule chose que je puisse vraiment conseiller est de penser aussi à celui ou celle que vous allez adopter. C’est une nouvelle responsabilité.

Prochain événement littéraire

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Ce week-end, on se donne rendez-vous à Ménétrol, près de Clermont-Ferrand, pour les Aventuriales !

C’est un salon que j’aime beaucoup et que j’essaie de faire chaque année. Cette fois-ci, je serai sur le stand du Chat Noir pour dédicacer et/ou parler de Pandémonium (on peut bien entendu discuter d’un tout autre sujet ! ^^), mais aussi sur celui des éditions 1115 pour ma nouvelle « L’Homme Chocolat ». Pour l’occasion, chaque achat de cette nouvelle donnera une chance de gagner un petit bonhomme en crochet réalisé par Fantaisies de Coton. ^_^

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Alors, on s’y retrouve ? 😉