Petits Bonheurs – 13 juillet

Mon billet planifié du 13 juillet ayant mystérieusement disparu (et comme je ne me souviens plus de quoi j’y parlais), je remets une patte dans mon Terrier pour un article « Petits Bonheurs ».

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  • Avoir reçu plein de conseils de romans de SF à lire (je suis dans ma période).
  • Avoir terminé d’écrire la nouvelle pour la BU et en être plutôt satisfaite.
  • Écrire avec la musique du film Warcraft et pondre une scène épique.
  • La nouvelle newsletter de Jack Parker.
  • Aller sur la tombe de ma grand-mère et me dire que j’ai survécu jusque là.
  • Trépigner d’envie de participer à ça.
  • Être rentrée saine et sauve du boulot alors qu’il y avait un p***** d’orage de sa mère.
  • Regarder une nouvelle fois « La La Land ».
  • Avoir sauvé un bébé martinet de l’enfer du goudron brûlant, même s’il n’a pas survécu longtemps après (RIP, Squeezie ! ♥)
  • Tester une nouvelle crêperie avec une amie.
  • Être en week-end ce soir !!!

Du rêve à la nouvelle

Aujourd’hui, je ressors un article écrit il y a 2 ans (ne me jugez pas, j’ai dit que le blog était en vacances en juillet) pour le site « Le Renard Loquace », où je parlais de ma façon d’utiliser mes rêves pour pondre une histoire.

*

D’ordinaire, il me suffit d’une étincelle pour avoir l’idée d’un roman : une chanson, une phrase entendue, une personne croisée dans la rue, une pensée furtive. Pourtant, aucune nouvelle n’est jamais née de cette façon. Non, pour moi, chaque courte histoire que j’ai écrite provenait d’un songe particulièrement prenant. Je suis une personne dont l’inconscient travaille beaucoup la nuit, et je me souviens toujours très bien des rêves, souvent farfelus, que je fais. Et parfois, l’un d’eux sort du lot.

Ces rêves-là, je les qualifie de « forts en atmosphère ». C’est ainsi que j’ai écrit pour la première fois dans un univers de medieval fantasy, alors que je suis plutôt versée dans le fantastique. Ce rêve qui a donné naissance à une nouvelle, « Feu de Lune » (Val Sombre Éditions), était un rêve très fort, chargé en détail, et plus important encore, chargé en « impressions » puisque j’étais l’un des personnages actifs. C’était une scène dialoguée, sur fond de grande bataille. Lorsque je me suis réveillée, j’étais encore dans cette ambiance médiévale fantastique. Pour ne pas oublier cette sensation d’avoir vécu quelque chose d’important, j’ai attrapé le premier papier que j’ai trouvé et j’ai pris des notes.

De l’ébauche à l’histoire

Ce n’était pas encore une histoire, il n’y avait pas de trame, juste des images, des sons, des odeurs. Tout ça, je l’ai noté avec soin, avec tout ce que j’avais ressenti pendant ce rêve, jusqu’à la sensation d’une épée entre mes mains. Les notes étaient chaotiques, avec des flèches et des points d’exclamation, mais j’ai absolument tout inscrit sur cette feuille. Le lendemain, à tête reposée, j’ai repris mon papier, et j’ai commencé à réfléchir au passé des personnages croisés pendant la nuit, de la personne que j’avais moi-même été pendant le rêve, de la cause de cette bataille, de l’aménagement du château dans lequel je m’étais trouvée. Pourquoi y avait-il eu une bataille ? Comment avait-on préparé le siège ? Quels buts servaient les différents protagonistes ? Et surtout, quel genre de monde était-ce ?

En me posant toutes ces questions, j’ai réussi à amorcer une histoire, et tout en gardant mes premières notes sous les yeux pour ne pas perdre l’ambiance initiale du rêve, j’ai commencé l’écriture de cette nouvelle. Au final, cette très courte scène de bataille que j’avais rêvée ne servit qu’à donner une atmosphère à ma nouvelle, à ériger un univers plus vaste. Elle fut le point de départ, une sorte de rencontre avec ce monde et les personnages, et la nouvelle devint la suite de ce rêve.

Une simple transposition

Il est arrivé également qu’une nouvelle soit la version travaillée d’un rêve complet, et dans ces cas-là, le travail est un peu différent : en effet, puisqu’il s’agit de raconter des événements déjà « vus » dans un rêve, l’exercice porte plus sur la forme (comment raconter) que sur le fond (l’histoire est normalement déjà tracée). Mais dans l’ensemble, c’est assez semblable. L’un des points communs entre tous ces rêves reste l’atmosphère. Il faut que quelque chose de très fort se dégage d’un songe pour que je décide de le travailler, une étincelle qui me fait dire que oui, je tiens une histoire. Ce fut le cas pour ma nouvelle « Epsilon » (écrite pour le magazine Absinthe) que j’ai rêvé presque telle quelle. La chronologie du songe était cohérente, mais les questions à me poser étaient du même acabit. Qu’est-ce qui a déclenché les événements du rêve ? Quel nom puis-je donner à ce groupe secret ? Pourquoi une telle attaque sur le camp ?

Une nouvelle fois, un carnet sur la table de chevet est indispensable pour pouvoir prendre de courtes notes au réveil sur la chronologie des événements, sur l’ambiance, sur les personnages, sur les dialogues éventuellement entendus. Les notes sont les meilleurs éléments de base pour avoir une idée de la direction à prendre dans une nouvelle. Peu importe qu’on les suive à la lettre au moment de l’écriture, les avoir à portée de main permet de se remettre dans l’ambiance du rêve, de recréer l’atmosphère de la situation, et de faire courir le stylo sur le papier.

My ultimate bucket list ! (ou presque)

Vous connaissez le principe des bucket list ? Cette liste de choses à faire dans sa vie/avant ses 40 ans/avant demain/etc ? J’en avais fait une à réaliser avant mes 35 ans, mais en fait, c’est vachement mieux si je listais toutes ces choses que j’ai envie d’accomplir dès demain, non ? ^_^ (Ce n’est pas classé par ordre d’importance ou de priorité, c’est du chaos pur et dur.)

Faire cette virée à bord du Vaporetto pour commencer à vaincre ma phobie de l’eau.
Randonner avec des chiens de traîneaux
Randonner à Madère aussi, parce que ça a l’air trop beau
Monter dans un taxi et crier « Suivez cette voiture ! »
Danser avec des loups
Pêcher (je sais pas pourquoi)
Faire un truc fou par amour
Passer le permis moto
Rejouer de la guitare
Refaire une (ou des) séance photo
Me réapproprier la langue portugaise
Apprendre le gaélique
M’essayer au roller derby
Aller en Islande et en Ecosse
Retourner au Japon et visiter Osaka cette fois
Aller au Mexique pour le Jour des Morts
Partir sur un coup de tête pendant deux jours là où mes pas (ou ma voiture) me mènent

Petits bonheurs – 6 juillet

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Pour ce premier « Petits Bonheurs » programmé du mois de juillet, je vais vous parler d’une chose que je viens de découvrir : la méditation de pleine conscience.

Je médite beaucoup et depuis longtemps, mais pour moi, il s’agissait de m’asseoir bien droite, avec une bougie et de l’encens, de fermer les yeux et de me laisser aller et/ou de faire le vide. C’est une pratique qui m’apporte beaucoup de bien au quotidien car elle me permet d’évacuer et de faire le point.

Sauf que, je ne peux pas faire ça n’importe où, ce qui est très dommage.

Et survint dans mon univers l’ouvrage de Christophe André, « Je médite jour après jour ». Un manuel de la pleine conscience.

La pleine conscience, c’est quoi ? Selon l’auteur de l’ouvrage cité juste avant, c’est « s’arrêter et observer ce qui se passe en soi (sa propre respiration, ses sensations corporelles, le flot incessant des pensées) et autour de soi (sons, odeurs…). Seulement observer, sans juger, sans attendre quoi que ce soit, sans rien empêcher d’arriver à son esprit, mais aussi sans s’accrocher à ce qui y passe. C’est tout. C’est simple. C’est la méditation de pleine conscience. »

En gros, c’est pouvoir apprécier le moment présent sans être alourdi par des pensées. On se concentre sur sa respiration, sur le paysage qui défile, sur le son que fait le tramway en ralentissant, etc… C’est aussi tout plein d’autres choses, et je vous conseille de lire l’ouvrage en question qui permet de relativiser pas mal d’événements et gestes du quotidien.

Pour ma part, ça a changé l’épreuve des transports en commun. Au lieu de pester intérieurement sur le mec qui se colle, sur la nana avec sa poussette double qui te roule dessus, sur l’odeur de fin de journée, et sur les autres joyeusetés, je suis beaucoup plus calme et sans aller jusqu’à apprécier cette demi-heure de tram/métro, le temps passe plus vite en observant et en vivant le moment autrement.

Autre élément important que j’aimerais pointer avant de clore le chapitre : savoir écouter. Dans une conversation, il n’est pas rare de penser à oui, certes, autre chose (choisissez mieux les gens avec qui vous parlez, sacrebleu, il y en a des milliers d’autres plus intéressants), mais surtout, on pense à la réponse qu’on va faire. Et ce, pendant que l’autre parle ! Résultat : on n’écoute pas vraiment. Essayez, la prochaine fois que vous discutez avec quelqu’un. Ne faîtes qu’écouter, et tant pis si vous prenez du temps pour donner votre réponse. Au moins, vous ne perdrez pas la moitié du discours. 😉