Mon corps, mes tatouages

Cette semaine, j’ai eu rendez-vous avec mon 8e tatouage. Avant de vous parler de cet instant magique, je vais d’abord vous raconter une petite histoire qui m’est arrivée au boulot.

Contexte : je suis bibliothécaire dans une structure universitaire, j’ai des heures de service public, donc je fais parfois de l’accueil. Ce sont généralement des étudiants, mais nous rencontrons également d’autres usagers. Dont un monsieur plutôt âgé, qui vient me voir au poste d’accueil après avoir reçu mon aide pour la photocopieuse.

Conversation :
Vieux Monsieur : « Mais pourquoi vous avez fait ça ? »
Moi, surprise, pensant qu’il me parlait de la photocopieuse : « Comment ça ? »
VM, montrant dédaigneusement du menton mes épaules : « Ça, là. »
Moi : « Mes tatouages ? Eh bien j’imagine que je les ai faits parce que j’en avais envie. »
VM : « Bah. C’est vraiment pas beau sur une femme. Ça gâche tout. »
Moi, habituée aux vieux relous : « C’est votre opinion. »
VM, enflammé : « C’est celle de tous les hommes ! Les hommes détestent les femmes avec des tatouages, ils trouvent ça dégueulasse ! »
Moi, toujours calme : « Ma foi, je connais plein d’hommes que ça ne gêne pas. »
VM : « Ils vous mentent ! Aucun homme ne peut aimer ça ! »
Moi : « Eh bien tant pis pour eux. »

Le Vieux Monsieur, voyant bien qu’il n’avait aucune prise sur moi, me souhaita alors une bonne journée avant de partir.

(Note de moi : Je ne me suis pas énervée, pour la simple raison que je connais ce genre de personnes : plus je vais essayer d’argumenter mes choix, plus ils vont vouloir m’expliquer que j’ai tort, et la discussion tournera en rond pendant un temps que je n’ai pas à leur accorder. Alors que sourire bêtement les laisse désemparé, sans prise pour accrocher leur raisonnement. Fin de la note de moi.)

Ce genre de remarques n’est heureusement pas très courant. D’ordinaire, j’ai plutôt des compliments, en particulier pour ma Freyja, réalisée par Flora de Rêves d’Encre à Annonay. Il faut dire qu’elle dépote grave.

J’ai commencé les tatouages il y a 7 ans, avec un renard. J’avais choisi la mauvaise tatoueuse, qui a fait un truc, bon… passable. Erreur de jeunesse. Mais il a été depuis amélioré avec un dessin réalisé par une amie, et je l’aime beaucoup plus.

Mon frère a dessiné pour moi trois tatouages, dont l’Arbre de Vie que j’ai sur le mollet, en hommage à ma grand-mère. C’était une façon pour moi de graver pour toujours le manque et le deuil avec une note d’espoir.

Tous mes tatouages ont une histoire, et c’est parfois blessant quand des gens viennent vous voir, dans la rue ou au travail, pour vous dire que c’est une erreur. Vous ne connaîtrez peut-être jamais les raisons d’un tatouage, ce qui se cache derrière un motif et les épreuves endurées pour en arriver là. Et même si vous savez que c’est « juste » pour faire joli, est-ce que c’est votre problème, franchement ?

Je n’ai jamais de mal à parler de mes tatouages si on me le demande. Il y a une raison pour tous, et sauf pour ceux qui sont cachés, les raisons ne sont pas secrètes. Artémis, sur mon épaule, est là pour me rappeler que je peux atteindre mes objectifs. Freyja est le cadeau que je me suis offert quand je me suis réappropriée l’image de mon corps.

Et il y a eu le petit nouveau, le « tatouage n°8 ». Cela faisait un petit moment que j’avais en tête ma prochaine encre, presque deux ans. Mais je ne trouvais pas la personne qu’il fallait pour le réaliser. Jusqu’à ce que je découvre le travail d’une artiste lyonnaise et que j’en tombe folle amoureuse. Le trait était parfait, le style idéal, l’esprit complètement comme le mien, bref, il fallait que je la contacte !

Rendez-vous pris aux Terreaux, dans le shop My Body Art, pour rencontrer Diane, alias Lullaby D. Le contact passe, je dis ce que je veux dans les grandes lignes, elle est emballée, on se cale un rendez-vous le 19 septembre pour nous amuser.

Et nous nous sommes amusées pendant 4 heures ! J’ai même piqué un roupillon à un moment tellement j’étais bien.

C’était la première fois que je n’avais pas de dessin tout fait avant de prendre rendez-vous. J’avais expliqué à Diane ce que je voulais, et je lui ai laissé carte blanche. Je n’avais donc aucune idée du rendu avant de le voir sur mon bras. (Je mens un peu : Diane m’avait envoyé la veille une esquisse du modèle pour voir si ça m’allait. Mais comme il fallait l’enrouler autour du bras, c’était compliqué d’avoir un dessin complet, je savais que le jour J, ça allait partir en « freehand ».)

Au bout des quatre heures de tatouage, j’ai pu découvrir le travail réalisé. Je ne l’imaginais pas comme ça parce que je n’avais pas d’idée fixe sur ce que je voulais, mais alors, quel choc. C’était superbement effectué. Fin, délicat et à la fois bien badass, rempli de détails, le rendu était parfait.

IMG_20170921_065001_725

Ce tatouage, c’est Jormungand, le serpent du monde, frère de Hel. Entre autre, parce qu’il peut aussi symboliser Lilith. Et le fait de toujours être capable de s’adapter en changeant de peau. Et encore d’autres choses. ^_^ Il enroule sa queue autour d’une clé. Là encore, des dizaines de significations possibles. Comme le tatouage est lié à Pandémonium (mon prochain bouquin pour ceux qui ne suivent pas), je dis que c’est une clé vers les Enfers. En tout cas, vers un autre monde.

IMG_20170921_202405_968_resized_20170923_093948829

Comme d’habitude, mon corps réagit bizarrement aux agressions. J’étais en pleine forme pendant la séance, pas de vertige, rien. Je pétais le feu en sortant du shop (peut-être parce que je savais que j’allais me faire plaisir à Frite Alors ^^). Et le lendemain, paf, petite nausée en nettoyant mon bras. Il faut quelques heures à mon corps pour se rendre compte de ce qu’il vit, en fait. ^^ Là je suis dans les soins avec mon kit fétiche Easy Tattoo. C’est tout de même plus propre d’aller bosser avec un tatouage qui brille un peu plutôt que recouvert d’une crème bien blanche.

On m’a bien entendu demandé quand j’allais m’arrêter (quand je serai morte ?), pourquoi j’avais fait ça, mais surtout, on a loué le travail de Diane. Comme je me fiche un peu de ce qu’on peut penser de mes actes (surtout quand ça ne concerne que moi, n’est-ce pas), c’est le plus important.

 

Publicités

[J’ai testé] Urban Keratin et Herman’s Amazing

Depuis 2015, je suis fidèle à la marque Manic Panic, autant pour les produits de décoloration (je vous en avais parlé ici) que pour la couleur. Il se trouve qu’au bout de deux ans de vert Enchanted Forest, j’avais envie de tester autre chose sans toutefois changer complètement de couleur. Comme l’Enchanted Forest vire au turquoise sur la durée, je me suis dirigée dans cette zone-là. Et comme Color-Mania venait d’accueillir la marque Herman’s Amazing sur leur site et que j’en avais entendu beaucoup de bien, c’était parti.

IMG_20170715_155952_resized_20170722_045942124

Lorsque j’ai commandé « Tammy », le turquoise d’Herman’s Amazing, la décoloration Manic Panic habituelle n’était pas en stock. « C’est pas grave ! », me suis-je dit, « C’est l’occasion d’en tester une nouvelle. » Mon choix s’est porté sur la marque Urban Keratin, avec le kit 40 vol.

IMG_20170715_130009_resized_20170722_045942548

Le kit se compose d’une poudre décolorante bleue et d’un décolorant crème, que vous mélangez à hauteur de 1 pour 1.

Et je suis désolée pour Manic Panic, mais je vais rester sur Urban Keratin à partir de maintenant. Le produit est vraiment top. Il sent bon (si, si), et il est super facile à manipuler. J’ai utilisé la moitié du flacon/poudre pour mes racines d’environ 3 cm, donc si vous avez les cheveux super longs, pensez à prendre deux kits au moins. Et le résultat ! Au top !

IMG_20170715_160050_resized_20170722_045941337

Ça c’est de la décoloration ou je m’y connais pas. On est presque sur du blanc, ce qui est bien quand on veut faire du bleu par-dessus. Moi avec mon turquoise, je suis tranquille même si la base est jaune, mais voilà. Bonus : mes cheveux n’ont pas souffert de la décoloration.

100% satisfaite d’Urban Keratin et de son kit décolo !

Et le Tammy, alors ?

IMG_20170715_160050_resized_41337

100% satisfaite aussi ! Comme vous le voyez sur la photo, le Tammy est identique à un « vieil » Enchanted Forest, ce qui fait que pour la première fois en deux ans, mes racines ont la même couleur que le reste. ^_^

Niveau tenue de la couleur, je ne peux pas encore me prononcer, elle est trop récente. Mais si elle tient aussi bien que Manic Panic, je passe définitivement au Tammy. 😉

Les liens pour découvrir vous aussi les produits :

Kit Décoloration Urban Keratin
Coloration Tammy

Et n’oubliez pas, vous bénéficiez de 10% de réduction chez Color-Mania avec mon code MAYTHEFOX. Amusez-vous bien !

Garder ses cheveux colorés sur la durée

C’est quelque chose qu’on me demande très souvent, alors voici un petit article qui va parler des produits que j’utilise pour mes cheveux.

J’ai déjà la chance d’avoir une très bonne tenue en ce qui concerne les couleurs. Mon vert, qui est supposé être une coloration semi-permanente, dure bien plus longtemps que les 6-8 shampoings annoncés. Je pense que j’ai du bol de ce côté-là, j’ai entendu que pour certaines personnes, c’était beaucoup moins. Je refais les racines une fois par mois environ, et je n’ai besoin d’étirer la couleur sur les racines qu’une fois sur 4.

L’avantage de l’Enchanted Forest, c’est qu’il vire au turquoise, donc ce n’est pas foncièrement moche si je laisse traîner.

Cheveuxff

Qu’est-ce qu’on se marre.

Ensuite, la fréquence de mes shampoings s’est espacée. Avant de me colorer les cheveux en vert, j’étais à 2 ou 3 lavages par semaine, aujourd’hui je n’en fais plus qu’un.

Et surtout, ce qui a été un grand changement pour moi, c’est d’avoir arrêté les shampoings et après-shampoings « de supermarchés ». Exit les L’Oréal et les Garnier dont j’étais friande, avec des masques que je laissais poser une demi-heure. Maintenant, j’utilise une gamme de produits Yves Rocher « Sans silicone, sans colorant, sans parabène ».

J’ai les cheveux secs, alors je prends ce shampoing :

IMG_2681

Et ce masque, que je laisse poser une minute avant de rincer (à l’eau froide quand je suis motivée, il paraît que c’est bien pour la couleur… mais je suis rarement motivée) :

IMG_2683

Enfin, je termine avec de l’huile de Monoï, parce que je ne supporte plus d’avoir des boucles en carton avec les mousses spéciales.

Donc voilà, rien de bien folichon, pas de secret miraculeux. Par contre, ce que je peux dire, c’est que mes cheveux sont bien plus souples avec les produits Yves Rocher, et je n’ai pas souffert des décolorations à répétition. Là encore, je pense que ça tient à la chance plus qu’à une routine spéciale.

Mais vous savez tout à présent. ^_~

Mon piercing au labret

Voilà déjà un an que j’ai cédé aux sirènes du piercing. J’ai les oreilles percées depuis très longtemps, trois trous de chaque côté (je me rappelle que c’était pour faire comme Sarah Michelle Gellar, et puis c’est resté ^^), mais un piercing sur le visage, c’est tout nouveau.

L’envie n’était pas nouvelle. Quand j’étais plus jeune, je voulais me faire percer le nez ou l’arcade. Je ne l’ai jamais fait.
Plus tard, j’ai même songé à la langue, mais mon frein n’étant pas coupé, c’est compliqué.

Et l’an dernier, à l’aube de mes 30 ans, je me suis décidée pour un labret décalé. Je ne sais pas trop pourquoi, je me suis imaginée avec et j’ai trouvé ça plutôt cool, et j’avais envie de quelque chose de spécial pour fêter ma nouvelle décennie. Renseignements pris à droite et à gauche sur internet, et hop ! Rendez-vous chez Adrénaline Studio, à Pont de Chéruy. C’est une pierceuse à qui ma sœur avait déjà eu affaire, alors j’y allais plutôt confiante.

Tout s’est bien passé, la pièce était niquel, les outils propres, la pierceuse m’a tout bien expliqué comme il fallait avant, pendant et après le piercing. J’ai eu un peu mal, j’avais les yeux un peu mouillés, mais bon, c’était largement supportable parce que c’était rapide.

Les soins se résumaient à des bains de bouche et du sérum phy sur l’extérieur. Le truc rigolo, c’est que j’ai perdu trois kilos pendant le temps de cicatrisation. En effet, comme j’avais du mal à ouvrir la bouche et que le piercing était long, je faisais hyper attention quand je mâchais et ça prenait tellement de temps que je mangeais moins. Je les ai repris dès que j’ai pu manger des hamburgers à nouveau, mais voilà.

Piercing2016

Tout frais tout rouge, avril 2016

Ça a mis bien deux mois à cicatriser correctement. J’ai pu changer le piercing d’origine pour un plus court et donc plus confortable, une tête de diablotin qui a perdu ses yeux rouges en trois semaines. Ça fait un petit moment que je souhaite en mettre un nouveau sans trouver quelque chose qui m’aille (je rêve d’un petit cercueil, mais apparemment, ça ne se fait que pour le nombril, tristesse).

Un an après, je ne me souviens plus de ce que ça fait de ne pas avoir un truc qui bouge quand je souris, comme si j’avais toujours vécu avec. Je l’aime bien, je trouve que ça colle bien avec mes cheveux verts et mes tenues. Et ça me fait un souvenir de ma trentaine.