[Point lecture] Janvier – Juin

Ça y est, juillet est là, ce qui veut dire que le blog va être en mode plus ou moins automatique pendant le mois. Les sujets sont tous prêts et postés (eh oui, j’ai bossé), et sauf moment important « j’ai envie de parler d’un truc là tout de suite », le Terrier va vivre tout seul jusqu’en août. 😉

Aujourd’hui, je vais faire un point sur mes lectures depuis janvier. Au total, j’ai lu 40 ouvrages, dont 3 BD (« Doctor Who : Les Anges Pleureurs de Mons », « Alice Matheson » T1, « Tizombi » T1 <= gros coup de cœur pour celle-ci).

J’ai lu 32 romans, allant du classique « Les Hauts de Hurlevent » jusqu’à la sortie (causant mon hystérie de fan) de l’année « The Burning World » d’Isaac Marion (en VO).
Des coups de cœur pour certains d’entre eux : « Moi, Peter Pan » de Michael Roch, « Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi, « Sous le signe du Scorpion » de Maggie Stiefvater, « Où s’imposent les silences » d’Emmanuel Quentin, « Le Gardien de la Source » de Vanessa Terral.

Il y a eu 5 essais/témoignages, dont : « Je médite jour après jour » de Christophe André et « Mémoires d’un Embaumeur » de Jacques Marette.

Je suis en train de lire en ce moment « On n’est jamais bizarre sur Internet (ou presque) » de Felicia Day et « Le Club Vesuvius » de Mark Gatiss.

Grâce à la GrosseOp de Bragelonne et une bibliothèque universitaire pleine de romans à dévorer, ma PAL est énorme. J’espère arriver aux 100 bouquins lus en 2017 ! ^_^

[Avis] Où s’imposent les silences, Emmanuel Quentin

Après ma très chouette lecture de « Dormeurs » (dont j’ai fait la chronique sur Fantasy Gate), je me suis jetée, pleine d’enthousiasme et d’attentes, sur le nouveau roman d’Emmanuel Quentin (merci au Peuple de Mü pour l’exemplaire en avant-première ! ♥) : « Où s’imposent les silences ».

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Je trouve déjà le titre assez exceptionnel. Le genre qui reste, qui marque, qui fait se poser deux ou trois questions sur le contenu.
La très belle couverture de Pascal Casolari est également un argument de vente.
La quatrième de couverture : énigmatique à souhait.

Ce que ça raconte ? L’histoire d’un étudiant pas tout à fait comme les autres qui se retrouve confronté à une drôle d’affaire de famille, celle d’un enquêteur chargé de découvrir le fin mot d’un meurtre pour le moins invraisemblable, et enfin celle d’une femme amnésique qui se réveille dans un champ où le temps semble s’être arrêté.
Trois histoires distinctes, trois personnages étrangers les uns des autres, jusqu’à ce que tout se rejoigne.

Pour « Dormeurs », j’avais émis un petit doute sur certains dialogues. C’était un premier roman, on le voyait à des détails qui n’ont cependant pas entaché ma lecture tant le reste était bon.
Pour avoir enchaîné avec les Silences, je peux affirmer qu’Emmanuel a transcendé le potentiel décelé avec « Dormeurs » pour donner un roman d’une qualité incroyable. L’écriture est maîtrisée, le style est excellent, le rythme est soutenu. La structure globale donne une impression de rigueur dans la construction, quelque chose de très carré, ce qui ne dessert pas le récit mais l’élève.

Je n’aime pas faire de chronique où je dévoile la moitié de l’histoire. Ce serait tellement dommage de ne pas la découvrir en vous laissant emporter par les mots d’Emmanuel. Mais s’il fallait vous convaincre, en quelques phrases :

Dans « Où s’imposent les silences », on parle de liberté et de guerre. Jusqu’où peut-on aller pour servir sa cause ou sa nation ? À quel moment le libre-arbitre est tué pour créer des fantômes prêts à obéir ? Comment le retrouver ? Comment et pourquoi se battre ?
On y parle aussi d’amitié et de famille, de pouvoir, d’espoir. Mais surtout de liberté.

Ça arrive suffisamment peu souvent pour que je le mentionne, j’ai un gros coup de cœur littéraire pour l’auteur et j’attends avec impatience ses nouveaux projets (allez, dépêche-toi un peu s’il te plaît :p). Je suis persuadée qu’il montera très, très, très haut, et je vous encourage vivement à découvrir ses deux premiers romans dès maintenant !

Ils sont disponibles sur le site du Peuple de Mü, et également au Dépôt Imaginaire si vous êtes dans les parages. ^_^

[J’ai vu] Histoires à lire debout

Vendredi soir, j’ai été invitée à aller voir la pièce que présentait le groupe de théâtre « ados » de Chavanoz. Récompense d’une année de travail sous la houlette de leurs professeurs, Joëlle Lestra et Julien Thonnat, les jeunes (âgés de 14 à 18 ans) ont joué la pièce de Jean-Paul Alègre : « Histoires à lire debout ».

La nuit, dans le silence de la bibliothèque, Magnus l’encyclopédie, Philo, Roman, le soupirant de la délicate Flore, le recueil de poésies, et Sans¬Nom, le livre raté qui mélange ses pages, forment une joyeuse bande dans le meilleur des mondes.
Hélas, une menace pèse sur ces rayonnages heureux : celle du Grand Autocrate qui décide de partir en guerre contre le livre et la lecture. Mais d’Artagnan, Buffalo Bill, Obélix, la Princesse de Clèves, Molière et le Petit Poucet ne l’entendent pas de cette oreille ! Ils s’unissent pour défendre la liberté d’écrire et de penser…

Je ne connaissais pas l’oeuvre avant ce soir-là. J’y allais sans même connaître le résumé.

La pièce commence par le personnage du Livre. Il s’adresse au lecteur qui le tient entre ses mains, lui parle comme on parle à une personne avec qui on débute une relation. Un peu de gêne, de la séduction, et beaucoup d’espoir que ça marche. Puis le Livre tourne la page sur son histoire, sur une histoire aux accents oppressants et pourtant lumineux.

On se retrouve alors dans une bibliothèque, dirigée par un vieux bibliothécaire amoureux des livres. Cet amour qui transparaît dans chacun de ses mots est mis à mal par l’arrivée d’une menace, représentée ici par le Grand Autocrate, dictateur qui pourrait être celui du pays d’à côté, et qui décide de s’attaquer à la lecture pour empêcher le peuple de réfléchir à la liberté.

Mais quand la nuit tombe et que le bibliothécaire rentre chez lui, les livres prennent vie pour nous raconter leurs aventures… puis la peur qu’engendrent les agressions qui les visent désormais.

Autant vous le dire tout de suite, j’ai failli pleurer pendant les 3/4 de la pièce. Déjà parce que les jeunes ont été capables de personnifier les sentiments et l’angoisse du thème de la pièce : le bibliothécaire qui parle de ses livres, la petite Flore meurtrie et ses amis impuissants, les personnages célèbres qui s’unissent pour donner un spectacle face à la tyrannie…
Ensuite parce que le message résonnait en moi comme une appréhension sourde, la menace de ma liberté d’écrire, de lire, de ne plus pouvoir m’échapper dans mes romans, et aussi le réconfort que je n’écris pas pour rien, que les artistes ont une véritable mission, que face à la menace, on a tous un rôle à jouer.

Dire que j’ai aimé la pièce ne serait pas lui faire honneur. Ça a été au-delà. Du début à la fin, j’ai été suspendue aux lèvres de ces jeunes, émue aux larmes par leur performance et le message qu’ils faisaient passer.

Un grand bravo à eux, ils ont été parfaits. Et bravo à leurs professeurs d’avoir choisi cette pièce qui les a si bien mis en valeur. C’était superbe. (Kylian, merci. ♥)

Bilan du mois de mai

Mais enfin, que s’est-il passé au mois de mai pour que ce soit déjà le 31 ?

J’ai repris le boulot, certes, mais à côté, je n’ai RIEN glandé. Vous allez voir.

Écriture :

  • J’ai terminé et corrigé une nouvelle.

Voilà.

Divers :

  • Deux bouquins resteront dans l’histoire de ce mois de mai 2017 : « Où s’imposent les silences » d’Emmanuel Quentin (le mois dernier, j’avais lu « Dormeurs », j’ai encore plus apprécié ce deuxième roman dont je vous parlerai bientôt) et « Tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi (ce livre a été une découverte incroyable, la romance est mignonne comme tout, les thèmes du deuil et de la vieillesse sont super bien abordés).
  • J’ai été aux Imaginales, un salon qui a eu une saveur particulière cette année, mais qui a été professionnellement très enrichissant.

Voilà, bis.

Et en juin, je fais mieux ?

  • Je vais me mettre aux corrections d’Emma, parce que quand même.