Pourquoi tu me fais ça, novembre ?

Eva13

C’est sur ces derniers mots que j’ai laissé ma croque-mort numérique. Je suis allée plus loin dans l’histoire afin d’écrire un long passage sur le deuil, il faudra que je revienne à une écriture plus chronologique dans les jours à venir.

Le NaNo commence à devenir compliqué à suivre. Il y a de cela quelques jours, on m’a proposé de travailler sur un autre projet. Sous forme d’épisodes, avec une histoire connue de quelques uns (wink wink) à retravailler. Et au final, un bel objet livre. C’est quelque chose qui me tente. Le format épisodes, c’est un truc que je veux faire depuis longtemps. On me propose un réel accompagnement dans la mise en œuvre du projet, ce qui est, je l’avoue, un vrai bon point pour que je décide d’y aller.

Et puis j’ai les corrections de Pandémonium à terminer pour la fin du mois. Pas un gros boulot, mais qui va prendre un peu de temps. En plus, les dernières corrections, c’est toujours émotionnellement très dur. Ça fait deux ans que je suis sur le roman, oui, et j’ai hâte d’enfin le partager avec le monde. Mais la fin d’un roman, c’est un peu comme la fin d’une histoire d’amour. Ça fait mal, ça manque, ça rend l’existence moins colorée et ça pose plein de questions. Qu’est-ce que je vais faire après ça ? Surtout après Pandémonium pour lequel j’ai tant donné. Est-ce que je vais réussir à faire mieux ? Qu’est-ce que ma vie va devenir, sans Hela et tout mon cheminement sur la mort ? (Mais j’ai quand même hâte que vous découvriez le roman. Vraiment.)

On en vient au NaNo, sur lequel je me suis aussi posée beaucoup de questions. Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux l’abandonner cette année pour me focaliser sur les deux autres projets qui sont plus concrets ? Passer du temps à pondre 2000 mots par jour alors qu’il y a deux publications en attente, est-ce bien raisonnable ? Le roman, j’y reviendrai peut-être un jour. Là, il est à un stade où j’ai vraiment du mal à continuer. Je suis bloquée, chaque mot demande un effort, je sais ce que je veux dire mais je n’y parviens pas.

Mais. J’ai aussi du mal à le laisser tomber. Et mine de rien, ça m’embête de rater mon challenge 2017. J’ai envie d’avoir mes 50 000 mots à la fin du mois. J’ai envie d’avoir une base de travail à retravailler en décembre et à montrer. Et je n’ai pas envie de me laisser aller à la facilité de tout abandonner parce que c’est trop dur. (Surtout que j’ai atteint les 25 000 mots ! \o/)

La seule vraie question que je me pose est celle-ci : est-ce que je vais réussir à allier le NaNo et mes corrections ? Est-ce que je ne vais pas manquer de temps, de motivation, de force ?

Je ne sais pas. Mais c’est ça, la vie. C’est risquer de se casser la figure.

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[NaNoTools] Ce que j’utilise

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Nous terminons la première semaine du NaNoWriMo, et si je n’ai pas encore fait mes mots du jour, je ne suis pas (encore) en retard. \o/

Le NaNo, c’est une motivation de tous les instants à ne pas perdre. Les premiers jours sont remplis d’excitation, généralement les dix mille premiers mots sont facilement atteignables parce que c’est la nouveauté, le début, bref, on est motivés. C’est après que ça se gâte.

Chacun a ses petits trucs pour continuer. Une motivation chez l’un ne fonctionnera pas chez l’autre, mais c’est toujours sympa de savoir comment les nanoteurs gèrent. Je vous donne donc mes petits « trucs » (qui sont très peu nombreux).

J’utilise depuis un moment maintenant la technique du Pomodoro. Les plages de 25 minutes me permettent de bosser sereinement sans trop de pression. J’utilise les 5 minutes de break pour m’étirer, sortir les chiens, boire un verre d’eau, bref, pour souffler avant de reprendre. J’écris entre 500 et 800 mots par session. En trois ou quatre séquences, mes 2000 mots du jour sont donc pliés (avant le Pomodoro, je mettais bien cinq ou six heures à écrire, parce que je suis facilement distraite).

La nouveauté de ce NaNo, c’est que j’ai installé une application Pomodoro sur mon téléphone. Et pour signaler la fin d’une session, c’est le Docteur qui crie « Geronimo ». Motivation ultime.

Mon autre outil, ce sont les récompenses. À chaque palier, je me fais un cadeau. J’ai déjà eu droit à Thor et Blade Runner 2049, et deux matchs de roller derby.

Et vous, vous faîtes quoi ?

NaNoWriMo 2017

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 31 octobre, ça veut dire Halloween, mais aussi que demain, c’est le début du NaNoWriMo. \o/

Comme chaque année, je me lance le défi d’écrire 50 000 mots en un mois. Après Zombitions et Pandémonium, peut-être un troisième NaNoRoman ?

Pour ceux qui suivent un peu ce qu’il se passe dans mon Terrier, vous savez que le projet 2017 est un chouilla compliqué. Encore aujourd’hui, alors que je suis vraiment décidée à l’écrire, je me sens un peu… au bord d’un gouffre. Je pense que c’est l’image la plus parlante pour décrire mon état d’esprit en cette veille de NaNo. Je me mets une pression folle, j’ai tellement envie de réussir ce pari que j’en suis presque tétanisée. Mais c’est bien aussi, parce que je suis motivée à le faire.

Pour dire deux mots de ce projet, je reste dans ma thématique du deuil. L’héroïne est à nouveau croque-mort, mais cette fois-ci, ce sont des pompes funèbres un peu spéciales puisqu’on parlera de funérailles numériques. Le titre provisoire de ce nouveau roman est A.D.A.M., avec de bonnes chances pour qu’il change en cours de route .

Je ne sais pas si je vais tenir jusqu’au bout de ce projet, ou si je ne vais pas partir un peu trop dans tous les sens. J’ai beaucoup de doutes, mais comme je me suis mise moi-même dans cette situation, à moi de les vaincre.

En avant pour un mois de novembre chargé !

“Les plus belles histoires commencent toujours par des naufrages.”

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Je suis surexcitée. J’ai le cerveau en ébullition. J’ai le sourire aux lèvres jusqu’à parfois en glousser. Je me relève même la nuit.

Un nouveau projet d’écriture est en train de naître.

Ça fait deux ans maintenant que je travaille sur Pandémonium. J’ai écrit un roman au milieu, un truc pas très sérieux que j’hésite encore à corriger et à proposer. Et trois petites nouvelles, aussi. Pour quelqu’un qui a commencé sa carrière littéraire avec cinq romans en cinq ans, je suis loin de mes débuts.

Ce n’est pas tellement la faute de Pandémonium. Ou peut-être un peu. Il est tout de même assez obnubilant, comme projet. Et intense. Avec un sujet tellement fort que je ne pensais pas être capable de retourner à la création après lui. Ça m’a fait mal de ne plus pouvoir écrire. Les tentatives se soldaient toutes par des échecs et avec eux, je m’enfonçais un peu plus dans l’idée de devoir m’arrêter là. C’était dur et en même temps… c’était libérateur de ne plus avoir en tête la prochaine histoire à mettre en mots. J’avais d’autres choses à faire et à penser.

J’en ai presque fait mon deuil. Beaucoup de changements se sont produits cette année et devoir lever le pied sur l’écriture me semblait être un heureux hasard. Peut-être que j’allais y revenir plus tard, une fois que j’aurais terminé le reste. Qui pouvait savoir ?

C’est arrivé plus tôt que je ne le pensais, un peu à la manière d’un pavé dans la mare de mon immobilité littéraire. À peu près tous les gens que je connais ont essayé de me remotiver à reprendre l’écriture, avec encouragements et compliments. Je vous présente mes excuses, à vous dont les paroles ont été emportées par le courant d’air de ma résignation. C’est que je ne suis pas facile à atteindre, comme personne. Tant que je n’ai pas décidé moi-même, rien n’y fait. Sauf lui.

J’avais promis un article un peu mièvre, mais je vais essayer de ne pas trop dégouliner.

J’avais présenté une idée il y a quelques mois, un machin que j’avais écrit sous forme de nouvelle. Vite écrit et vite oublié, jusqu’à ce qu’il m’en reparle. Je n’avais pas prévu de bosser dessus. Puis… pourquoi pas, finalement ? Yeux grands ouverts dans mon lit, presque deux heures du matin, je suis allée relire la nouvelle. Pourquoi pas, effectivement.

J’ai passé une grosse partie de la journée d’aujourd’hui à en parler avec lui. Le reste du temps, je griffonnais sur mon cahier. Nous sommes sur la même longueur d’onde quant au sujet et la manière de le développer. Je crois que c’est la première fois que je travaille avec quelqu’un comme ça à ce stade de la création. D’ordinaire, les brainstormings et conseils arrivent plus tard.

Tout ça va un peu à l’encontre de ce que je prône d’habitude. « Besoin de personne pour faire ce dont tu as envie » et compagnie. Mais ce n’est pas grave. Pour une fois, et même si c’est un peu cucul de le dire, je suis bien contente d’avoir été sauvée de mon naufrage littéraire.

(Le titre est une citation de Jack London.)