[J’ai lu] « Accompagner son animal en fin de vie », Fabienne Maillefer

Aujourd’hui, on retourne dans le domaine du deuil animalier avec cet excellent ouvrage de Fabienne Maillefer, « Accompagner son animal en fin de vie ».

Résumé : À chaque fois que nous accueillons un animal dans notre vie, nous savons inconsciemment qu’il faudra probablement l’accompagner jusqu’au terme de sa vie. En général, ce n’est pas une pensée qui doit nous préoccuper de manière continue, mais elle devient de plus en plus obsédante au fur et à mesure que notre cher compagnon vieillit et que les signes du temps marquent inexorablement ses journées. Il y a aussi toutes les situations auxquelles nous sommes confrontés : accidents, maladies aiguës, altérations graves du comportement, opérations, etc., qui nous amènent, souvent trop rapidement, à devoir décider du sort de notre animal.
Ce livre pratique vous propose des pistes et des réponses sur l’accompagnement de la fin de vie de votre animal, mais aussi sur sa mort et son après-vie. Des rituels à réaliser en tout temps vous apporteront des solutions concrètes. Vous trouverez également dans ce guide un carnet de passage, sous forme de questions, que vous pouvez remplir quand vous en sentirez le besoin afin d’être prêt lorsque le moment sera venu pour votre compagnon de quitter la Terre.
Cet ouvrage permet à chaque personne confrontée à la douloureuse réalité de la fin de vie de son animal de l’accompagner dignement, l’âme en paix.

Un mot sur l’autrice : Fabienne Maillefer a été infirmière et a enseigné cette discipline pendant quelques années. Par la suite, son chemin de Vie l’a conduit à poursuivre ses études et elle est licenciée des Universités de Genève et de Lausanne en psychopédagogie et psychologie sociale. Elle possède différentes connaissances et formations dans le domaine animal et humain, comme l’acupressure, les massages énergétiques, la géobiologie et la bioénergie, l’aromathérapie, les Fleurs de Bach, l’homéopathie, le Energy Healing etc… Elle a créé l’École de la Conscience, un lieu de formation et de développement personnel pour adulte et enfants afin de permettre aux humains d’élever leur conscience face à tout ce qui vit sur Terre, grâce au monde animal, végétal et minéral.

Mon avis :
Un TW tout d’abord : ce livre parle beaucoup de l’après-vie des animaux, de leur âme et de leur façon de communiquer par la pensée, vivant ou mort. C’est un fait qu’il faut garder à l’esprit si vous souhaitez acquérir cet ouvrage.

Pour ma part, je savais dans quoi je m’embarquais en l’achetant car le sujet m’intéresse. J’ai une copine qui est communicatrice animalière, qui me fait régulièrement des comms avec Hachiko ou Jazzy (et Isatis quand elle le veut bien), et une comm est prévue ce mois-ci avec Ghost. Donc je suis familière de la chose. 

Ce qui m’intéressait vraiment avec ce livre est l’accompagnement de la fin d’un animal et surtout ce fameux « carnet de passage ». Il y a quelques mois, j’ai acheté le « Carnet des derniers vœux » de Sarah Eddy, qui permet de mettre en mots et en pratique nos dernières volontés d’humains. Je vous laisse aller voir mon avis ici. Si je comprends bien l’importance de le faire pour nous, pour éviter à nos proches d’avoir à prendre des décisions difficiles dans un contexte compliqué, je n’avais jamais pensé à le faire pour mes animaux.

Et pourtant !

Bien sûr, c’est plus simple pour un animal : incinération collective, individuelle, récupération des cendres ou non, enterrement dans un endroit particulier… et c’est tout. Les cérémonies funéraires pour animaux ne sont pas répandues, ce qui enlève pas mal de choix à faire au moment de la mort de nos compagnons. Du coup je me demandais vraiment ce qu’il pouvait y avoir dans le carnet de passage proposé par Fabienne Maillefer.

Plus qu’un carnet de décès, c’est un livre de souvenirs. L’autrice suggère de répondre à des questions sur les préférences de l’animal tant qu’il est encore en pleine santé, puis de noter leur évolution. On y inscrira les aménagements à faire telles que les promenades moins longues quand l’animal sera vieux/malade. On pourra y coller des photos, retranscrire les moments même les plus anodins. On veillera évidemment à réfléchir à la fin de vie : savoir ce que l’on souhaite bien avant permet d’alléger un peu le stress des derniers moments. Mais on pourra toujours changer d’avis.

L’idéal est de le faire quand l’animal est jeune et en bonne santé mais il n’est jamais trop tard pour le commencer. Je viens d’ailleurs d’acheter des jolis cahiers pour mes trois bestioles, je vous montrerai !

Dans le reste de l’ouvrage, l’autrice parle de l’accompagnement de nos animaux quand ils arrivent en bout de course. C’est très émouvant, et parfois dur à lire. J’ai pleuré souvent. T_T Sans le côté spirituel, on retrouve des conseils avisés sur notre façon de voir la mort, si différente des animaux qui eux, ne regrettent rien. Oui, ils ne peuvent plus aller se jeter dans l’eau comme autrefois mais tant pis, ils vont maintenant se mettre à renifler un peu plus fort les bords de sentiers. Les animaux ne s’imaginent pas le futur, alors que dès qu’ils commencent à boiter ou à se faire des poils blancs, nous ne voyons que ça.

Le grand message de cet ouvrage est vraiment de vivre l’instant présent avec notre animal. Qu’il soit jeune, vieux, en bonne santé ou malade, chaque instant à ses côtés est précieux.

[J’ai testé] L’Effet Miroir avec Hachiko

En complément des cours d’éducation dont Hachiko avait grand besoin, j’ai voulu essayer un enseignement un peu plus psychologique pour approfondir ma relation avec lui. Pour ceux qui nous suivent depuis son arrivée, vous savez à quel point elle est chaotique malgré le grand amour qui nous lie.

Ayant testé les Fleurs de Bach sur Isatis pendant sa dépression de deuil, j’ai découvert les formations et enseignements de Laurence Verdié via l’école des Harmoniques, à Lyon. Il y avait plusieurs formations qui m’intéressaient (dont l’accompagnement des animaux en fin de vie, annulée à cause de la pandémie mais je la ferai un jour !) et j’ai décidé de m’inscrire à « L’effet Miroir – Ce que mon animal dit de moi ». En voici la présentation :

« Un animal n’entre jamais par hasard dans votre vie. Même si vous pensez en être à l’origine…

L’animal a pour mission de vous renvoyer ce que vous êtes, sans aucun jugement, pour vous aider à prendre conscience des points que vous avez à travailler pour votre propre évolution personnelle.

L’effet miroir est cette capacité à nous renvoyer consciemment et parfois même délibérément, ce qui se produit à l’intérieur de nous. C’est inné chez l’animal et il lui est impossible de modifier cette propension à nous renvoyer notre état. »

Il y a quatre sessions : des cours théoriques et des questionnaires à remplir sur la façon dont nous voyons notre animal, ce que les gens disent de lui, ses qualités, ses défauts etc… À la fin des sessions, il y a un bilan téléphonique et au besoin, Laurence envoie un flacon de Fleurs de Bach.

Mon avis : ce fut un enseignement riche en révélations. Je savais déjà qu’Hachiko n’était pas arrivé par hasard dans ma vie, puisque j’ai rêvé de Ghost qui me présentait à ce chiot noir que je n’avais encore jamais vu, et le lendemain, je tombais sur une annonce pour adopter la fratrie d’Hachiko. Je savais également que nous avions un lien très fort, dû à mon processus de deuil et à son soutien sans faille malgré son jeune âge. Mais j’ai découvert que la plupart de ses « défauts » ou « soucis » venaient de moi : son impatience à l’extérieur, sa façon de gérer les rencontres avec les inconnus et même ses problèmes d’estomac. Bien sûr, Hachiko a un tempérament inné. C’est un chien qui sera toujours énergique et qui sera toujours demandeur d’attention. Cela dit, je peux faire en sorte d’apaiser ses angoisses qui ne sont que le reflet des miennes.

J’ai mis le doigt sur pas mal de mes propres failles -et oui, quand Hachiko est malade et qu’il n’a rien mangé de bizarre, c’est parce que je suis angoissée pour un truc T_T. Il réagit à sa façon face à des inconnus mais c’est la même peur que la mienne : lui il aboie, moi je me tais. Il arrive de mieux en mieux à se poser maintenant que j’ai réalisé que mon mental était toujours à 100 à l’heure et que je ne prenais jamais de repos. Et plein d’autres choses plus personnelles. :p

En bref, cet enseignement a été très enrichissant pour ma relation avec mon chien, et pour mon travail sur moi-même. La perte de Ghost il y a deux ans a provoqué des chocs terribles dans mon esprit et mon corps, c’est d’ailleurs pour ça qu’au lieu d’un seul flacon de Fleurs pour Hachiko, Laurence m’en a envoyé un pour moi aussi. C’est un processus à utiliser sur plusieurs mois donc je ne peux pas encore en dire les effets, mais j’avais vu le miracle sur Isatis alors je ne me fais pas trop de souci. ^^

Hachiko est une merveille de chien que je ne gâte pas à sa juste valeur parfois, et je suis très heureuse qu’il m’accompagne. ♥

Si vous voulez découvrir les différents enseignements de Laurence Verdié, c’est par .

Vendredi lecture « Death positive »

Aujourd’hui, on se (re)lance dans le mouvement Death Positive (dont je vous parle dans cet article) avec quelques conseils de lecture.

On commence par le dernier ouvrage de Caitlin Doughty, « Will my cat eat my eyeballs? », non traduit en français. Cet exemplaire est mon précieux car il est signé par l’autrice. *o* Dans ce livre, Caitlin Doughty répond à des questions posées par des enfants (et ne nous mentons pas, les adultes aussi peuvent se les poser !) : « Que se passe-t-il si on meurt dans l’espace ? », « Puis-je garder le crâne de papa ? », « Est-ce qu’on fait caca quand on meurt ? » ou encore « Pourquoi mamie est-elle couverte de plastique sous sa robe ? », vous saurez tout ça (et encore plus) en lisant ce livre. Le tout est ponctué d’illustrations de Dianné Ruz.

On continue avec « Funèbre ! » de Juliette Cazes, que j’ai reçu en numérique donc je vous mets la couverture juste en-dessous. Un tour du monde (en français, pour une fois !) des rites funéraires. Un bon ouvrage de découverte des pratiques loin de chez nous, c’est grâce à lui que j’ai regardé la série « The Casketeers » (que je conseille aussi pour le coup). ^^ Bref, si vous avez envie d’aller voir plus loin que votre cimetière municipal, c’est l’ouvrage à découvrir.

On passe ensuite à un must-have :

« Un enterrement comme je veux ! Le premier guide pratique des obsèques civiles » de Sarah Dumont, également à l’origine des apéros mortels et du site très intéressant Happy End.

C’est vraiment LE guide à avoir sous la main. Il est clair et détaillé dans les formalités sans être indigeste, tout en vous donnant des idées de funérailles à votre image et des adresses utiles. Et ce, pour un prix très raisonnable. Vous pouvez l’acheter ICI.

Et enfin, un ouvrage un peu particulier : « Le carnet des derniers vœux » de Sarah Eddy. C’est un cahier d’exercice de réflexion autour de notre propre mort, mais aussi une sorte de carnet des dernières volontés. On y trouve des méditations, des questions, ainsi qu’un choix détaillé des différentes possibilités de funérailles.

C’est d’abord un livre pour soi afin de faire la paix avec notre mortalité, pour mettre à plat certaines choses avec nous-mêmes et avec les autres. Puis, et c’est ce qui est intéressant, il servira d’aide aux personnes qui resteront après notre mort. On ne le dit jamais assez mais les directives anticipées sont importantes. Parlez avec vos proches ! Et si les mots sont trop difficiles, alors utilisez ce carnet dans la discrétion de votre intimité, jusqu’à ce que vos proches en aient besoin.

Tatouage numéro 11 !

Le week-end dernier, j’étais à Bordeaux. C’était un petit voyage originellement prévu au mois de mars, repoussé pour les raisons qu’on connait. En début d’année, une copinautrice (Allison Germain pour ne pas la nommer) me faisait découvrir le travail d’une tatoueuse bordelaise et je suis immédiatement tombée en amour pour les Sigils qu’elle réalisait.

Alors je vous invite à faire une petite recherche Google pour savoir ce que c’est, où d’aller directement voir les stories de la tatoueuse sur son compte Instagram.

Chance du calendrier, il restait justement un créneau pour mon week-end de vacances. \o/ Alors samedi 26 septembre, direction l’Atelier du Sensible pour tattoo number 11.

Comment ça se passe ? On est accueilli dans un charmant petit shop, et pendant quelques minutes ou heures, on parle de ce pourquoi on est là. Pourquoi un sigil, qu’est-ce qu’on en attend, etc. Pendant qu’on discute, Poulby écrit des petites choses jusqu’à arriver à la phrase parfaite qui correspond à nous/nos attentes. Elle crée ensuite le sigil et hop, place aux aiguilles.

Allez voir son travail pour admirer la finesse des traits, que ce soit pour les sigils ou pour les autres tatouages. C’est fin, élégant, plein de sensibilité. Exactement comme Poulby. ^_^