[J’ai testé] L’Effet Miroir avec Hachiko

En complément des cours d’éducation dont Hachiko avait grand besoin, j’ai voulu essayer un enseignement un peu plus psychologique pour approfondir ma relation avec lui. Pour ceux qui nous suivent depuis son arrivée, vous savez à quel point elle est chaotique malgré le grand amour qui nous lie.

Ayant testé les Fleurs de Bach sur Isatis pendant sa dépression de deuil, j’ai découvert les formations et enseignements de Laurence Verdié via l’école des Harmoniques, à Lyon. Il y avait plusieurs formations qui m’intéressaient (dont l’accompagnement des animaux en fin de vie, annulée à cause de la pandémie mais je la ferai un jour !) et j’ai décidé de m’inscrire à « L’effet Miroir – Ce que mon animal dit de moi ». En voici la présentation :

« Un animal n’entre jamais par hasard dans votre vie. Même si vous pensez en être à l’origine…

L’animal a pour mission de vous renvoyer ce que vous êtes, sans aucun jugement, pour vous aider à prendre conscience des points que vous avez à travailler pour votre propre évolution personnelle.

L’effet miroir est cette capacité à nous renvoyer consciemment et parfois même délibérément, ce qui se produit à l’intérieur de nous. C’est inné chez l’animal et il lui est impossible de modifier cette propension à nous renvoyer notre état. »

Il y a quatre sessions : des cours théoriques et des questionnaires à remplir sur la façon dont nous voyons notre animal, ce que les gens disent de lui, ses qualités, ses défauts etc… À la fin des sessions, il y a un bilan téléphonique et au besoin, Laurence envoie un flacon de Fleurs de Bach.

Mon avis : ce fut un enseignement riche en révélations. Je savais déjà qu’Hachiko n’était pas arrivé par hasard dans ma vie, puisque j’ai rêvé de Ghost qui me présentait à ce chiot noir que je n’avais encore jamais vu, et le lendemain, je tombais sur une annonce pour adopter la fratrie d’Hachiko. Je savais également que nous avions un lien très fort, dû à mon processus de deuil et à son soutien sans faille malgré son jeune âge. Mais j’ai découvert que la plupart de ses « défauts » ou « soucis » venaient de moi : son impatience à l’extérieur, sa façon de gérer les rencontres avec les inconnus et même ses problèmes d’estomac. Bien sûr, Hachiko a un tempérament inné. C’est un chien qui sera toujours énergique et qui sera toujours demandeur d’attention. Cela dit, je peux faire en sorte d’apaiser ses angoisses qui ne sont que le reflet des miennes.

J’ai mis le doigt sur pas mal de mes propres failles -et oui, quand Hachiko est malade et qu’il n’a rien mangé de bizarre, c’est parce que je suis angoissée pour un truc T_T. Il réagit à sa façon face à des inconnus mais c’est la même peur que la mienne : lui il aboie, moi je me tais. Il arrive de mieux en mieux à se poser maintenant que j’ai réalisé que mon mental était toujours à 100 à l’heure et que je ne prenais jamais de repos. Et plein d’autres choses plus personnelles. :p

En bref, cet enseignement a été très enrichissant pour ma relation avec mon chien, et pour mon travail sur moi-même. La perte de Ghost il y a deux ans a provoqué des chocs terribles dans mon esprit et mon corps, c’est d’ailleurs pour ça qu’au lieu d’un seul flacon de Fleurs pour Hachiko, Laurence m’en a envoyé un pour moi aussi. C’est un processus à utiliser sur plusieurs mois donc je ne peux pas encore en dire les effets, mais j’avais vu le miracle sur Isatis alors je ne me fais pas trop de souci. ^^

Hachiko est une merveille de chien que je ne gâte pas à sa juste valeur parfois, et je suis très heureuse qu’il m’accompagne. ♥

Si vous voulez découvrir les différents enseignements de Laurence Verdié, c’est par .

Vendredi lecture « Death positive »

Aujourd’hui, on se (re)lance dans le mouvement Death Positive (dont je vous parle dans cet article) avec quelques conseils de lecture.

On commence par le dernier ouvrage de Caitlin Doughty, « Will my cat eat my eyeballs? », non traduit en français. Cet exemplaire est mon précieux car il est signé par l’autrice. *o* Dans ce livre, Caitlin Doughty répond à des questions posées par des enfants (et ne nous mentons pas, les adultes aussi peuvent se les poser !) : « Que se passe-t-il si on meurt dans l’espace ? », « Puis-je garder le crâne de papa ? », « Est-ce qu’on fait caca quand on meurt ? » ou encore « Pourquoi mamie est-elle couverte de plastique sous sa robe ? », vous saurez tout ça (et encore plus) en lisant ce livre. Le tout est ponctué d’illustrations de Dianné Ruz.

On continue avec « Funèbre ! » de Juliette Cazes, que j’ai reçu en numérique donc je vous mets la couverture juste en-dessous. Un tour du monde (en français, pour une fois !) des rites funéraires. Un bon ouvrage de découverte des pratiques loin de chez nous, c’est grâce à lui que j’ai regardé la série « The Casketeers » (que je conseille aussi pour le coup). ^^ Bref, si vous avez envie d’aller voir plus loin que votre cimetière municipal, c’est l’ouvrage à découvrir.

On passe ensuite à un must-have :

« Un enterrement comme je veux ! Le premier guide pratique des obsèques civiles » de Sarah Dumont, également à l’origine des apéros mortels et du site très intéressant Happy End.

C’est vraiment LE guide à avoir sous la main. Il est clair et détaillé dans les formalités sans être indigeste, tout en vous donnant des idées de funérailles à votre image et des adresses utiles. Et ce, pour un prix très raisonnable. Vous pouvez l’acheter ICI.

Et enfin, un ouvrage un peu particulier : « Le carnet des derniers vœux » de Sarah Eddy. C’est un cahier d’exercice de réflexion autour de notre propre mort, mais aussi une sorte de carnet des dernières volontés. On y trouve des méditations, des questions, ainsi qu’un choix détaillé des différentes possibilités de funérailles.

C’est d’abord un livre pour soi afin de faire la paix avec notre mortalité, pour mettre à plat certaines choses avec nous-mêmes et avec les autres. Puis, et c’est ce qui est intéressant, il servira d’aide aux personnes qui resteront après notre mort. On ne le dit jamais assez mais les directives anticipées sont importantes. Parlez avec vos proches ! Et si les mots sont trop difficiles, alors utilisez ce carnet dans la discrétion de votre intimité, jusqu’à ce que vos proches en aient besoin.

Tatouage numéro 11 !

Le week-end dernier, j’étais à Bordeaux. C’était un petit voyage originellement prévu au mois de mars, repoussé pour les raisons qu’on connait. En début d’année, une copinautrice (Allison Germain pour ne pas la nommer) me faisait découvrir le travail d’une tatoueuse bordelaise et je suis immédiatement tombée en amour pour les Sigils qu’elle réalisait.

Alors je vous invite à faire une petite recherche Google pour savoir ce que c’est, où d’aller directement voir les stories de la tatoueuse sur son compte Instagram.

Chance du calendrier, il restait justement un créneau pour mon week-end de vacances. \o/ Alors samedi 26 septembre, direction l’Atelier du Sensible pour tattoo number 11.

Comment ça se passe ? On est accueilli dans un charmant petit shop, et pendant quelques minutes ou heures, on parle de ce pourquoi on est là. Pourquoi un sigil, qu’est-ce qu’on en attend, etc. Pendant qu’on discute, Poulby écrit des petites choses jusqu’à arriver à la phrase parfaite qui correspond à nous/nos attentes. Elle crée ensuite le sigil et hop, place aux aiguilles.

Allez voir son travail pour admirer la finesse des traits, que ce soit pour les sigils ou pour les autres tatouages. C’est fin, élégant, plein de sensibilité. Exactement comme Poulby. ^_^

[J’ai vu] After Life, de et avec Ricky Gervais

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Synopsis : Tony avait une vie parfaite, mais lorsque sa femme Lisa meurt des suites d’un cancer, Tony change. Après avoir envisagé de se suicider, il décide plutôt de vivre assez longtemps pour punir le monde entier.

Spoiler alert : gros coup de cœur pour cette série.

J’ai beau chercher, je ne trouve rien à jeter. J’ai regardé les deux saisons en une semaine, j’ai pleuré presque à chaque épisode et ri au moins autant. Le ton est très juste, je dis que j’ai beaucoup pleuré mais ce n’était pas larmoyant à l’excès, tout était dans la retenue. Ricky Gervais livre une prestation admirable, il est drôle et émouvant. Tous les autres personnages sont également extrêmement bien joués, réalistes.

Cette série traite donc du deuil. Tony a perdu sa femme et en veut au monde entier, il est en colère, dépressif, triste, il n’accepte pas que des gens vivent et pas Lisa. Il aimerait se suicider mais il doit s’occuper de leur chienne. J’aimerais souligner ici la qualité des plans avec l’animal. TOUTES les scènes sont magnifiques. Il n’y a pas de dialogue, tout se joue dans les positions, les gestes, les regards. J’ai trouvé ça incroyablement bien réalisé.

Tony va ensuite prendre conscience, à travers ses relations avec ses proches, qu’il peut profiter de sa courte vie pour égayer celle des autres. Et là encore on est sur un jeu de deuil assez bien traité, la balance entre vouloir tout lâcher et le savoir de l’éphémérité de l’existence. Ricky Gervais le joue très bien quand il raconte des moments de sa vie avec Lisa, des larmes plein les yeux et avec le sourire.

Que dire de plus ? Cette série est belle, et je vous conseille vraiment de la regarder. 😉