[J’ai testé] La psycho-photo

Si vous me connaissez un tout petit peu, mon aversion pour les photos de moi vous est familière. Pourtant, il y a quelques jours, j’ai pris rendez-vous pour un shooting.

Mais pas n’importe quel type de shooting. Il aurait peut-être été plus facile d’aller à une séance photos avec maquillage et tenue spéciale, comme je l’ai déjà fait par le passé. Mettre un masque, un déguisement, et jouer un rôle. Or là, je suis allée tête la première vers ce qu’il y a de plus naturel et personnel : une séance de « psycho-photo ».

Le concept m’interpellait depuis que je l’avais découvert sur le site de Jordan (que je vous laisse visiter pour découvrir ce qu’il propose). J’avais envie de tenter l’expérience et puis un jour, j’ai envoyé un mail pour prendre un rendez-vous.

Le 11 août dernier, direction les quais de Saône pour une heure de conversation assez… révélatrice. Jordan met assez rapidement en confiance, même les gens comme moi qui ont du mal à démarrer une discussion. Quelques questions ici et là pour relancer, des thèmes dont il fallait parler à cet instant, et les clics discrets de l’appareil photo, l’heure est passée très rapidement. Je savais avant d’y aller que nous allions parler de deuil, puisque Jordan est justement spécialisé dans la psychologie du deuil. Depuis Pandémonium, j’ai plus souvent l’occasion d’aborder ce sujet mais jamais dans un contexte psy et j’ai beaucoup appris de cette conversation. Autant sur le sujet-même que sur moi, d’ailleurs.

Après la séance, Jordan m’a fait un rapide bilan de notre conversation, sur ma posture, sur ce que j’ai dit et surtout pas dit. Puis, quelques jours plus tard, j’ai reçu les photos accompagnées d’un plus long bilan expliquant chaque cliché. Et j’ai encore beaucoup appris ! En voici quelques-unes, car pour une fois, je me trouve plutôt photogénique. (On clique pour avoir les photos entières. ^_~)

En conclusion, je suis ravie d’avoir sauté le pas. C’est compliqué de se dire qu’on va parler de soi pendant qu’on est photographié, et ça l’est encore plus quand on se rend compte que notre corps parle beaucoup plus que nos mots. Je bataille en ce moment avec mon deuil et un manque global de perspectives, Jordan a souligné des incohérences dans mes propos et m’a donné des pistes de travail.

Je n’ai jamais eu affaire à un psychologue donc je ne pourrai pas faire de comparaison mais je trouve que la photographie amène vraiment quelque chose de plus à une « simple » conversation. Alors que vous ayez besoin d’une séance ou non, je vous conseille vivement de tenter l’expérience.

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[J’ai testé] Les Fleurs de Bach

Récemment, Isatis, ma chatte de 6 ans, m’a fait la joie de se mettre à faire pipi partout dans la maison. Ça a commencé avec le tapis de bain, puis un mouchoir posé sur une table, le sol de la salle à manger. Lorsque j’ai enfilé un pantalon mouillé sur toute la longueur, j’ai pris un coup de chaud.

Ayant un phénomène quasiment impossible à mettre en cage et encore moins à manipuler (le regard de la vétérinaire quand j’ai dû la faire opérer m’a bien fait comprendre de ne plus jamais la ramener là-bas sauf en cas de blessure mortelle –et encore), je suis d’abord passée par la case pharmacie avant de contraindre le fauve à une visite chez le véto. Quand je dis « je », c’est ma mère qui s’est chargée d’aller me chercher un vermifuge ou n’importe quoi conseillé pour ce changement de comportement.

Quelle ne fut pas ma surprise quand au lieu d’un vermifuge, ma mère me tendit fièrement un flacon de Fleurs de Bach.

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J’en avais déjà entendu parler et je suivais il y a quelques années le blog d’une jeune fille qui soignait sa Sheltie malade avec ce genre de produits. Ça avait l’air de fonctionner pour elle mais j’étais tout de même restée dubitative. Selon la pharmacienne qui a donné le flacon à ma mère, Isatis souffrait peut-être de cette tristesse absolue liée à la mort de Ghost. Moi je suis au fond du trou, et je n’avais peur que pour Jazzy en pensant que la chatte, avec son caractère, était plus forte que nous. C’était sans compter qu’elle avait perdu l’être qu’elle considérait comme son père, sa mère, son meilleur copain et son unique source de câlins.

Deux sprays sur le pelage et deux dans la gamelle d’eau, j’ai tout de même tenté avec Isatis. Je ne sais pas si c’est un miracle ou une coïncidence, mais le lendemain, Isatis avait retrouvé le chemin de sa litière. Plus aucun pipi depuis, et c’était il y a un mois et demi. Pendant une bonne semaine, elle a eu droit à ses deux sprays quotidiens. Ensuite, j’ai un peu espacé (parce que ce n’est clairement pas sa passion dans la vie). Elle me fait même des câlins maintenant. Alors je ne pense pas que ça ait complètement effacé sa tristesse, mais en tout cas, elle est plus apaisée.

Comme ma mère a trouvé que ça fonctionnait bien sur les animaux, j’ai moi aussi eu droit à mon petit flacon de Fleurs.

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Deux gouttes dans un verre d’eau trois ou quatre fois par jour, ça n’a aucun goût et c’est facile à prendre. Mais est-ce que ça allait marcher aussi bien que pour Isatis ? Je ne sais pas trop. C’est vrai que je pleure moins souvent et que la lourdeur dans ma poitrine est moins présente. C’est peut-être lié aux Fleurs de Bach, ou c’est psychologique, ou encore c’est parce que le temps passe. Qui sait ?

Je suis convaincue par les effets sur les animaux, un peu moins sur les humains, néanmoins, je suis tentée de continuer à tester et à découvrir.

Et vous, vous avez déjà utilisé les Fleurs de Bach ?

Fin du Défi des 100 Jours

Aujourd’hui marque la fin de mon Défi des 100 jours pour « trouver sa mission de vie et se réaliser pleinement ».

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J’ai relu chaque page de ce défi pour voir le chemin parcouru. J’ai vu mes progrès, mes efforts, et mes échecs. Il y a certains exercices que je n’ai pas voulu ou pas pu faire. Tout était intéressant à apprendre même si parfois, je n’ai pas forcément adhéré. J’ai aussi versé quelques larmes en refaisant le chemin à l’envers. Mais je suis fière de moi. Il y a trois mois, je savais que j’avais besoin de ce défi. Aujourd’hui, je comprends pourquoi.

Mes intentions de départ n’ont pas changé et je suis allée au bout. J’ai préparé mon voyage au Japon de manière de plus en plus sereine et je suis prête à partir. J’ai repris un vrai rythme d’écriture avec un total de 30K mots pour mon prochain manuscrit et une deadline à fin août. J’ai recommencé à faire attention à ma spiritualité et à partager avec des gens. Quant à ma mission de vie, elle est véritablement en train de se dessiner.

Le plus dur pour moi est de savoir par où/quoi commencer. J’ai envie de faire plein de choses et je ne sais pas par quel bout les prendre. Donc à mon retour de Tokyo, ce sera le temps pour le changement. 🙂

Nouveau Défi des 100 Jours – Lilou Macé

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J’ai commencé un nouveau Défi des 100 Jours, toujours créé par Lilou Macé et cette fois-ci les exercices proposés sont là pour nous permettre de « trouver sa mission de vie et se réaliser pleinement ».

Comme avec tous les cahiers de défi, il s’agit de poser des intentions pour les 100 jours à venir et de réaliser jour par jour les différents exercices. Ceux-ci vont de « vivre ce jour comme le dernier » à « provoquez le hasard » en passant par identifier les blessures du passé pour pouvoir les guérir et avancer. Il y a des méditations pour être guidés sur le chemin de la mission de vie, des réflexions à mener. Bref, un large panel d’exercices pour trouver comment se réaliser.

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Mes intentions de départ étaient simples : je voulais préparer mon voyage au Japon (j’ai commencé le défi 100 jours avant mon départ) tout en me réconciliant avec ma vie spirituelle et avec l’écriture. Comme je commençais également à avoir des doutes sur ma vie professionnelle, le défi pouvait également m’aider à y voir plus clair.

Hier était le 50e jour, la moitié du défi. Et beaucoup de choses sont arrivées, des bonnes et des très mauvaises.

Il y a eu des soucis à la bibliothèque qui m’ont beaucoup énervée, j’ai passé plusieurs jours sur les nerfs à me dire que je n’aimais pas assez mon boulot pour subir une ambiance pareille. J’ai finalement fait la paix avec ma vie au village : rien ne m’enchaîne ici et je suis libre de partir quand je veux.

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Ghost est mort, ce qui a complètement changé la donne de mon existence. J’ai l’impression que je ne serai plus jamais heureuse. Ce décès m’a permis de recommencer à travailler sur le deuil, de réfléchir à ma mission de vie justement. J’entrevois des nouveaux chemins qui s’ouvrent à moi, fortifiés par des rencontres avec des personnes arrivant juste au bon moment. Mais malgré toutes ces nouvelles pistes, je fais les choses machinalement sans parvenir à en tirer de la satisfaction ou de la joie.

A 50 jours de mon départ pour Tokyo, ce voyage me semble flou. J’ai planifié un tatouage par une artiste française installée là-bas, j’ai fait une liste des lieux à visiter (certains pour la première fois !).

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Je me suis remise à l’écriture avec le Camp NaNoWriMo, j’ai 15 000 mots à mon actif sur un objectif de 25 000. Je ne sais pas si je vais écrire les derniers 10 000 mais ça fait du bien de se remettre à créer ! Surtout que je vais profiter de ma semaine à Tokyo pour faire des recherches sur le roman en cours.

Pour finir, mon intention de trouver ma mission de vie est en bonne voie, je crois. Disons que je me trouve à l’orée d’une forêt qui cache toutes les clés et que je dois faire un pas à l’intérieur pour les trouver. Je pense que c’est la peur de l’inconnu qui me retient encore, la peur de me lancer, de choisir. Des gens se sont placés sur ma route pour m’encourager, des situations se bloquent et se débloquent pour m’ouvrir les yeux. A la fin, c’est moi qui dois me décider.