Les doutes de l’autrice en galère

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Photo @Éditions du Chat Noir

Depuis un peu plus d’un an, je trouve toujours une bonne excuse pour ne pas me mettre à écrire : pas le temps, l’esprit trop occupé par la bibliothèque, un PC pourri, pas les bonnes ressources pour les recherches, un cœur brisé, trop froid/chaud chez moi, et j’en passe.

À chaque fois que je pouvais résoudre un de ces problèmes, j’en trouvais un autre, résultant à des mois et des mois de disette littéraire.

Jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui, alors que je faisais complètement autre chose, j’ai ENFIN eu la révélation. Aujourd’hui, j’ai compris : je suis morte de trouille à l’idée de « l’après Pandémonium ».

Globalement, c’est un bon roman plutôt apprécié des lecteurs. Je devrais être enthousiaste à continuer sur ma lancée, mais c’est tout le contraire. J’ai tellement bossé sur ce roman que je me suis persuadée que je ne ferais jamais mieux et que j’étais arrivée à mon maximum.

Pandémonium est mon 6e roman publié, et je sais qu’il est bien meilleur que les Tarots Divins ou que mes zombies. Je l’ai dit en l’écrivant, en le corrigeant et quand il est sorti : c’est mon meilleur roman. Ajouter à la suite « jusque là » me semble irréaliste.

Est-ce que je peux faire mieux ? Ou au moins, aussi bien ? Est-ce bien nécessaire de bosser des mois sur un roman qu’on trouvera de toute façon au-dessous de Pandémonium ? C’est ça qui me tétanise dès que je me mets devant le PC.

Maintenant que j’ai identifié le problème, je vais pouvoir (peut-être) travailler dessus et (peut-être) changer mon état d’esprit. On aura beau me dire que ces questions ne se posent pas, tant que je ne l’aurai pas compris moi-même, c’est mort.

J’ai un projet que je crève d’envie d’écrire, avec une immersion dans les rites funéraires au Japon et la mythologie des Enfers japonaise. J’ai commencé les recherches, je me renseigne… et j’espère très fort que mes chaînes vont enfin se briser.

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5 réflexions sur “Les doutes de l’autrice en galère

  1. Coucou,
    Je viens pour ajouter mon grain de sel à tes réflexions. Ne cherche pas à faire mieux que Pandemonium. Bien sûr que ton éditeur, tes lecteurs, tes chats-chiens-lézards compareront toujours tes ouvrages. Mais toi, tu n’as que peu de choses à faire: à donner le meilleur de toi-même, à écrire avec sincérité, à chercher à surprendre/captiver/émerveiller tes lecteurs. Ne juge jamais ton ouvrage en cours d’écriture (en tout cas, pas le premier jet), sauf si tu es 100% « jardinière ». J’aime à croire qu’en tant qu’auteurs, nos styles se bonifient avec le temps, que nous apprenons de nos errances, de nos erreurs, de nos positions défectueuses. Il s’agit en premier lieu d’écrire pour les autres, de ce point de vue là. Pas pour soi. Livre leur l’histoire qu’ils attendent, et de ton côté, ne cherche pas à faire aussi bien, ou mieux que Pandemonium. Cherche juste à faire de ton mieux à toi, là, maintenant. L’Aurélie d’aujourd’hui est différente de celle d’il y a deux ans 🙂

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  2. Coucou, moi aussi j’ai traversé une grande période de vide niveau écriture. Après plus d’un an à ne faire que de la réécriture et des corrections, j’angoissais de me lancer de nouveau sur une page entièrement blanche. A tort, car, à peine lancer, c’est revenu tout de suite et qu’est-ce que cela fait du bien d’écrire de nouveau !

    Bon courage pour tes projets

    Aimé par 1 personne

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