[Bib] Les TAP avec les CE1

Dans le cadre de mon boulot, je dois animer 2 fois 1h de TAP par semaine. Les groupes changent à chaque retour de vacances, j’ai pour cette période un groupe de CE1 et un autre de CE2. Dans cet article, je vais vous parler des premiers.

J’avais déjà eu des CE1 à la période précédente, où nous avions travaillé sur leur imaginaire. Je leur proposais des albums sans texte et chacun leur tour, ils inventaient un morceau de l’histoire par rapport aux illustrations. Ça a été une super animation, les enfants étaient très imaginatifs et s’écoutaient bien les uns les autres. J’étais très contente de ce groupe.

Aussi, lorsque j’ai su que j’avais le même niveau après les vacances de Noël, j’étais ravie. Bien que ce ne soit pas les mêmes enfants, j’ai voulu continuer sur cette lancée.

Cette fois-ci, l’animation est un peu différente. Ils ont chacun reçu un cahier où je leur ai demandé d’écrire une histoire. « On peut écrire n’importe quelle histoire ?! » a été leur première et unique question. Ils ont immédiatement trouvé leur personnage principal et la première aventure qu’il/elle allait vivre. Quand ils ont une panne d’inspiration, ils ont la possibilité de piocher dans un tarot des contes. Chaque image est suffisamment floue pour être interprétée de milliers de façons et les enfants annoncent parfois des choses surprenantes !

J’ai voulu tester cette animation avec eux en sachant que j’aurais peut-être du mal à les tenir assis pendant 45 minutes. Effectivement, c’est long pour eux. Alors j’ai trouvé des petites parades. Par exemple, ils utilisent la technique du Pomodoro : 10 minutes d’écriture, 3 minutes de pause. Et ça marche ! Ils sont drôlement concentrés pendant les temps de travail (et ils bougent dans tous les sens pendant les pauses).

Normalement, j’aurais dû moi aussi participer à l’animation avec mon propre cahier. Mais les enfants sont tellement fiers de me montrer ce qu’ils écrivent au moment où ils le font que je n’ai pas encore eu le temps d’écrire une ligne… et ils ne se privent pas de se moquer de moi à la fin de l’heure… 🙂

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[Bib] Mon premier Apéro BD

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Affiche réalisée par mon frère.

Je vais désormais élargir le thème des articles du mardi avec toute ma vie professionnelle : l’autrice et la bibliothécaire. C’est donc un article concernant la bibliothèque que je vous propose aujourd’hui.

Samedi dernier a eu lieu ma première animation en solo : un apéro BD.

Qu’est-ce que c’est ? De manière assez claire, c’est un moment où on discute de BD/mangas/Comics autour d’un verre (sans alcool). Les ouvrages étaient disposés sur des tables autour desquelles les gens pouvaient circuler, le but étant de faire découvrir les nouveautés de la bibliothèque ainsi que les coups de cœur des uns et des autres. J’ai voulu privilégier les conversations plutôt que de donner la parole à une seule personne à la fois afin qu’elle présente une BD, et je dois dire que ça a plutôt bien fonctionné.

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C’était une première animation, un coup d’essai. Je m’attendais à ce qu’il y ait peu de curieux, mais finalement, bonne surprise, nous avons été plutôt nombreux. Il y a même des enfants de l’école qui ont (forcé) amené leurs parents, j’étais contente.

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Pas mal de gens sont repartis avec des ouvrages conseillés, j’en ai moi-même découvert deux ou trois qui vont bientôt atterrir sur ma carte de bibliothèque.

C’est donc pour moi un premier essai concluant, et les apéros BD vont devenir un rendez-vous régulier !

Changement de poste et manque d’ambition

Pour remettre les choses dans leur contexte, j’ai quitté le mois dernier mon boulot à la bibliothèque universitaire de Lyon 1 pour un poste de responsable de bibliothèque municipale en Isère.

J’étais plutôt contente de mon affaire, mes collègues de la BU l’étaient pour moi, et globalement, tous les gens qui connaissent le monde des bibliothèques l’étaient.
Et puis il y a eu les autres. Cette semaine, j’ai entendu pas mal de choses qui m’ont interpellée. A commencer par mon manque d’ambition. Pourquoi avais-je donc quitté ma place dans une grande structure en ville pour une petite bibliothèque de campagne ?

Du côté purement matériel, j’ai quitté un contrat aidé qui prenait fin en avril pour un CDI.

Mes goûts personnels me font préférer la campagne à la ville, donc je n’ai eu aucun mal à switcher des transports en commun bondés au calme des champs.

A la BU, j’avais des tâches spécifiques. Je faisais de l’accueil, j’équipais les ouvrages, et j’envoyais des documents aux thésards. Voilà.

Dans ma nouvelle structure, j’ai le champ libre pour… tout. Je m’occupe des ouvrages, depuis le choix et l’acquisition jusqu’au conseil aux lecteurs. Je m’occupe des animations pour les classes et pour les TAP. Je peux décider des événements à faire à la bibliothèque, et je choisis aussi comment aménager les lieux. En trois semaines, je n’ai pas eu un seul moment où je me suis ennuyée.
D’un côté, je n’avais pas de perspective dans le milieu des bibliothèques. De l’autre, je me fais la main avec mon premier poste de responsable.

Pourquoi je suis allée m’enterrer à Creys ? Même si je suis sur le point d’y déménager, j’ai plutôt l’impression d’aller de l’avant. Mes jours de repos dans la semaine me permettront toujours de visiter mes amis à Lyon ou de retourner voir mes parents. Et ne pas devoir prendre la voiture pour partir bosser, c’est un but dans ma vie pro.

Donc voilà, après trois semaines dans ma nouvelle bibliothèque, je suis très contente de ce palier franchi. Et quand vous n’avez aucune idée de ce qu’il se passe dans une bib, demandez au lieu de penser qu’on se tourne les pouces. 😉

Après Mediat : mon entrée en bibliothèque universitaire

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Pour ce dernier article du mois de juillet, petit plongeon dans ma deuxième sphère professionnelle (la première étant l’écriture, pour les deux du fond qui n’écoutent rien).

Il y a deux ans, après avoir travaillé complètement par hasard à la bibliothèque de Montalieu, je m’étais inscrite à la formation diplômante Mediat. J’avais fait toute une série d’articles sur cette formation, jusqu’à l’obtention du diplôme en juin 2016. Depuis, pas un mot sur ce domaine, pour une raison assez évidente : je n’avais rien à dire de plus.

De juin 2016 à mars 2017, je n’ai pas travaillé en bibliothèque. Ce ne fut pas faute de postuler à droite et à gauche, mais comme je le disais dans mes articles, une place en structure, c’est aussi rare qu’un métro climatisé. J’avoue que vers octobre/novembre, j’avais déjà commencé à ralentir mes démarches et à réfléchir à une nouvelle reconversion dans laquelle je me suis lancée en début d’année.

J’ai déjà raconté la façon dont le poste à Montalieu s’était présenté par hasard, mais cette année, il m’est arrivé un truc encore plus hasardeux. Je crois que je vais définitivement arrêter de m’arracher les cheveux à agencer ma vie et me laisser porter par le courant, c’est encore ce qui fonctionne le mieux.

Mars 2017, alors que j’étais en pleine négociation avec Pôle Emploi pour me faire financer une formation, j’ai reçu un appel d’une bibliothèque universitaire pour un entretien. Après avoir raccroché, je me suis posée cinq minutes pour réfléchir. À l’époque, je tenais une liste de toutes les structures où j’avais postulé avec la date de mail/appel, et sur cette liste, aucune trace de cette BU. Ce qui ne m’a pas tant étonnée que ça, puisque je n’avais jamais envisagé de travailler en milieu universitaire, préférant me concentrer sur les structures municipales. Mettons, c’était sûrement Pôle Emploi qui avait fait circuler mon CV.

Moi en entretien, c’est toujours quelque chose, et je n’ai pas fait exception à ma règle. Eh bien figurez-vous que malgré mon incapacité à me vendre, j’ai eu le poste ! Je suis passée par tous les sentiments du spectre Liliesque (j’ai eu le temps, car il y avait 2 mois et demi entre l’entretien et la prise de poste), mais j’ai commencé le 3 mai. La vie ne cessera jamais de m’étonner.

J’ai commencé dans cette voie professionnelle dans une petite structure à Montalieu, puis Meyzieu où il y avait une plus grosse équipe et des moyens plus importants, et je suis maintenant dans une espèce de ruche où j’ai parfois encore du mal à savoir qui fait quoi. Le travail est différent en BU qu’en BM, les rapports entre les différentes catégories le sont aussi, l’ambiance ne diffère pas de ce que j’ai pu connaître jusque là.

Dans l’absolu, j’aime bien y aller. Il y a plein de collègues qui écrivent (cf le recueil de nouvelles dont j’ai parlé quelques articles plus tôt), tellement de gens différents qu’on peut discuter d’à peu près tout. Ça ne fait que trois mois, peut-être que dans un moment, mon discours changera, mais je serais presque triste d’abandonner ma routine pendant trois semaines de vacances.

Il me semble que les statistiques de Mediat donnaient quelque chose comme 1 diplômé sur 4 qui trouvait un poste dans les 6 à 9 mois après la formation. Il m’aura fallu presque un an et la volonté de changer de voie (et une bonne grosse dose de chance) pour secouer tout ça.

Aujourd’hui, je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux faire. Peut-être que je vais songer à passer les concours. Peut-être qu’après mon contrat, je ferai finalement ce que j’avais prévu avant d’être embauchée.

Je vais profiter des vacances pour y réfléchir. 😉