Après Mediat : mon entrée en bibliothèque universitaire

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Pour ce dernier article du mois de juillet, petit plongeon dans ma deuxième sphère professionnelle (la première étant l’écriture, pour les deux du fond qui n’écoutent rien).

Il y a deux ans, après avoir travaillé complètement par hasard à la bibliothèque de Montalieu, je m’étais inscrite à la formation diplômante Mediat. J’avais fait toute une série d’articles sur cette formation, jusqu’à l’obtention du diplôme en juin 2016. Depuis, pas un mot sur ce domaine, pour une raison assez évidente : je n’avais rien à dire de plus.

De juin 2016 à mars 2017, je n’ai pas travaillé en bibliothèque. Ce ne fut pas faute de postuler à droite et à gauche, mais comme je le disais dans mes articles, une place en structure, c’est aussi rare qu’un métro climatisé. J’avoue que vers octobre/novembre, j’avais déjà commencé à ralentir mes démarches et à réfléchir à une nouvelle reconversion dans laquelle je me suis lancée en début d’année.

J’ai déjà raconté la façon dont le poste à Montalieu s’était présenté par hasard, mais cette année, il m’est arrivé un truc encore plus hasardeux. Je crois que je vais définitivement arrêter de m’arracher les cheveux à agencer ma vie et me laisser porter par le courant, c’est encore ce qui fonctionne le mieux.

Mars 2017, alors que j’étais en pleine négociation avec Pôle Emploi pour me faire financer une formation, j’ai reçu un appel d’une bibliothèque universitaire pour un entretien. Après avoir raccroché, je me suis posée cinq minutes pour réfléchir. À l’époque, je tenais une liste de toutes les structures où j’avais postulé avec la date de mail/appel, et sur cette liste, aucune trace de cette BU. Ce qui ne m’a pas tant étonnée que ça, puisque je n’avais jamais envisagé de travailler en milieu universitaire, préférant me concentrer sur les structures municipales. Mettons, c’était sûrement Pôle Emploi qui avait fait circuler mon CV.

Moi en entretien, c’est toujours quelque chose, et je n’ai pas fait exception à ma règle. Eh bien figurez-vous que malgré mon incapacité à me vendre, j’ai eu le poste ! Je suis passée par tous les sentiments du spectre Liliesque (j’ai eu le temps, car il y avait 2 mois et demi entre l’entretien et la prise de poste), mais j’ai commencé le 3 mai. La vie ne cessera jamais de m’étonner.

J’ai commencé dans cette voie professionnelle dans une petite structure à Montalieu, puis Meyzieu où il y avait une plus grosse équipe et des moyens plus importants, et je suis maintenant dans une espèce de ruche où j’ai parfois encore du mal à savoir qui fait quoi. Le travail est différent en BU qu’en BM, les rapports entre les différentes catégories le sont aussi, l’ambiance ne diffère pas de ce que j’ai pu connaître jusque là.

Dans l’absolu, j’aime bien y aller. Il y a plein de collègues qui écrivent (cf le recueil de nouvelles dont j’ai parlé quelques articles plus tôt), tellement de gens différents qu’on peut discuter d’à peu près tout. Ça ne fait que trois mois, peut-être que dans un moment, mon discours changera, mais je serais presque triste d’abandonner ma routine pendant trois semaines de vacances.

Il me semble que les statistiques de Mediat donnaient quelque chose comme 1 diplômé sur 4 qui trouvait un poste dans les 6 à 9 mois après la formation. Il m’aura fallu presque un an et la volonté de changer de voie (et une bonne grosse dose de chance) pour secouer tout ça.

Aujourd’hui, je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux faire. Peut-être que je vais songer à passer les concours. Peut-être qu’après mon contrat, je ferai finalement ce que j’avais prévu avant d’être embauchée.

Je vais profiter des vacances pour y réfléchir. 😉

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Back to School : Épisode 8, le stage

Cet article fait suite à celui-ci, où je discutais de la façon dont j’avais trouvé le stage obligatoire à effectuer pour le diplôme d’assistante de bibliothèque dispensé par Mediat.

Il y avait deux parties à ce stage : la première en décembre me faisait découvrir la partie jeunesse, avec beaucoup de service public, la seconde, terminée le mois dernier, était plutôt centrée sur l’événementiel.

J’ai donc pu tâter de l’organisation d’un événement littéraire de l’autre côté du décor, avec choix des invités, préparation des conventions, planning des dédicaces, animations, gestion des espaces, accueil et préparation de la venue des auteurs, etc. Et c’est sport ! Surtout lorsqu’il y a plusieurs pôles de décision et qu’il faut contenter tout le monde.

Pour cette seconde partie de stage, j’ai pu assister aux premières réunions concernant les Oniriques, le festival de l’Imaginaire de Meyzieu. Le salon ayant lieu tous les deux ans, ils étaient dans les préparatifs de l’édition 2017. C’était le moment de décider quel pôle prenait quels espaces, le nombre de tables rondes, les associations avec lesquelles travailler et dans quelles conditions, et pour la partie « fiction adulte », qui allaient être les invités.

Dans le même temps, la médiathèque préparait une table ronde dans le cadre des Quais du Polar de Lyon, le jeudi 31 mars. L’événement ne mobilisait qu’une toute petite partie de l’équipe (dont moi, du coup). Il s’agissait là de profiter de la présence de certains auteurs à Lyon pour les faire venir à Meyzieu. La médiathèque a donc invité Sire Cédric, Gaëlle Perrin-Guillet et Jean-Luc Bizien à venir débattre de la différence entre polar et thriller.

Le jour-même, les détails de dernière minute sont tombés : préparer la salle, réceptionne l’apéritif offert par la mairie, chercher et ne jamais trouver le micro sans fil, récupérer les auteurs à la gare, et enfin, accueillir le public.

Alors, qu’est-ce que ça m’a apporté, à moi future bibliothécaire ?

D’ordinaire, je suis de l’autre côté. Je remplis les conventions/dossiers d’inscription aux salons, j’arrive, je m’assois, je signe mes bouquins, et voilà. Je savais bien qu’il y avait du boulot pour préparer les salons, mais le voir « en vrai », c’est très enrichissant. Il y a quelques années, j’avais eu l’idée d’organiser un salon de l’Imaginaire dans le coin, mais je ne savais pas vraiment où j’allais. Là, j’ai une bonne première expérience. Même quand je chercherai un poste en bibliothèque, c’est intéressant sur le CV.

J’ai aussi rencontré plein de gens, ma tutrice de stage m’ayant fait profiter de son réseau rayonnant. D’ailleurs, elle m’a ouvert des portes autant en bibliothèque que dans le monde littéraire.

Bref, je suis vraiment contente d’avoir fait mon stage dans cette structure. Merci Fred ♥ et merci à la médiathèque de Meyzieu !

Un week-end de folie.

Aujourd’hui lundi, j’ai dû prendre une journée off pour me remettre des derniers jours. Je suis positivement fatiguée et plutôt satisfaite des événements.

Comme je vous l’ai dit (ou pas), je terminais la seconde partie de mon stage à la fin de la semaine dernière sur une grosse animation. À l’occasion des Quais du Polar, la médiathèque de Meyzieu organisait une table ronde sur le thème du thriller, avec trois auteurs invités : Jean-Luc Bizien, Sire Cédric, et Gaëlle Perrin-Guillet.
La journée du jeudi fut donc consacrée à la préparation de la salle, l’organisation des mille dernières petites choses, et surtout, à prendre un véritable coup de chaud grâce à la grève SNCF et à la manifestation à Lyon. De grands moments.
La table ronde fut un succès, le public était content. C’était la première fois que j’aidais à l’organisation d’un tel événement, et j’en suis sortie rincée mais ravie.

Vendredi, j’avais une mission hors-stage avec l’association Wish (dont je vous reparlerai certainement plus tard). Ce fut très sympa aussi. Nous avons accompagné deux auteurs en dédicaces à Trollune, Jean-Luc Bizien et Laurent Whale, avant d’aller à l’inauguration du nouveau local du Comics Zone de Lyon 7. Là, nous avons également visité ce qui va bientôt devenir le Dépôt de l’Imaginaire (de ça aussi, je vous en parle bientôt, mais voilà un article, déjà).

Enfin, samedi et dimanche, c’était Grésimaginaire ! Une deuxième édition qui a validé l’essai de la première, avec toujours autant de bénévoles sympas et un public au rendez-vous. Je viens de voir les chiffres, vous avez été plus de 1000 personnes à venir nous voir, merci ! Les deux jours ont été super, j’ai rencontré plein d’anciens et de nouveaux lecteurs, j’ai eu l’occasion de tester une nouvelle technique de vente de mes bouquins, j’avais un chouette costume réalisé par mon frère le samedi et mon nouveau t-shirt préféré le dimanche, j’ai discuté avec les copains, bref, une joie !

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Photo @ActuSF

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Photo @Valérie Simon

Donc voilà, j’étais trop fatiguée pour aller à la fac ce matin, mais j’ai plein de nouveaux projets et une bonne motivation pour la suite. ^_^

[Casquette stagiaire] Le Salon Fantastique

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L’un de mes nombreux achats…

J’ai encore oublié de dégainer mon appareil photo, mais je vais tout de même dire deux mots sur le Salon Fantastique qui a eu lieu à Paris le week-end dernier.

Pour la première fois, je n’étais sur le salon ni en tant qu’auteure, ni en touriste. Pour la première fois, j’étais de sortie avec ma casquette de « stagiaire en bibliothèque ». Une étiquette qui va sûrement me rester puisqu’on a beaucoup joué avec. ^^

J’étais donc en « mission » pour la médiathèque où je fais mon stage, pour distribuer les conventions du prochain salon littéraire organisé par la dite médiathèque, et également prendre contact avec d’autres acteurs du monde de l’imaginaire. De vendredi à dimanche, je me suis promenée dans les allées, retrouvant les copains et rencontrant d’autres personnes, discutant du salon mais aussi d’un projet tout aussi ambitieux dont j’espère pouvoir parler officiellement bientôt.

Que dire de ce week-end ? L’envers du décor des salons est vraiment intéressant. Et puis, il n’y a pas à dire, être avec quelqu’un qui connaît presque tout le monde, ça ouvre les horizons ! D’ordinaire, quand je fais les salons, je reste dans ma zone de confort et j’ai un peu de mal à aller vers des gens que je ne connais pas. Là, je n’avais pas le choix, et franchement, c’était top !

Le Salon Fantastique en lui-même porte bien son nom. C’était la première fois que j’y allais, et bien que le placement des stands ait été un peu chaotique (j’ai acheté le superbe crâne de la photo à quelqu’un, et je n’ai jamais pu le retrouver après), l’ambiance était chouette, les costumes magnifiques, la diversité des stands permettait de trouver à peu près tout ce qu’on voulait (sauf les t-shirts de super héros) et les auteurs/artistes étaient bien évidemment fort sympathiques.

Côté perso, j’ai gagné en motivation pour bosser sur mon album pour enfants (discuter avec l’illustrateur, ça aide beaucoup ^^), j’ai croisé des connaissances pas vues depuis des années (après être passée devant trois-quatre fois sans les reconnaître…), fait la connaissance de gens hyper intéressants (les deux restos ont beaucoup aidé à créer des liens) et puis, même si c’est plus pro que perso, j’ai drôlement bossé mon réseau. Ça fait du bien à la confiance en soi. 😀

Le seul point négatif du week-end : j’avais mes cartes de visite toutes fraîches dans mon sac, et je n’en ai pas donné une seule… Je crains du boudin. -_-

Enchaîner avec le catalogage le lendemain à la fac, ça a piqué un peu beaucoup, mais je suis tout de même ravie de ces trois jours passés dans la capitale.