Petits bonheurs – Adieu bibliothèque !

Hier fut mon dernier jour en tant que bibliothécaire. Après six ans, ma carrière s’est achevée, et ce fut un vrai choix de ma part.

Wizard of Barge

Oh, ça faisait plusieurs mois que ça couvait. Voire même une bonne année. J’ai commencé ma carrière il y a sept ans avec un CDD dans une médiathèque qui me faisait découvrir ce monde professionnel. Puis j’ai repris mes études pour avoir un diplôme en bibliothéconomie, avant d’être embauchée en CDD dans une bibliothèque universitaire et enfin, je suis devenue responsable d’une petite structure à la campagne où j’étais la seule salariée de l’association qui gérait la bibliothèque.

Ça a duré quatre ans. Quatre ans à temps partiel, payée au SMIC, CDI certes mais comme la bib était associative, je ne suis jamais entrée dans la fonction publique. Honnêtement, ce n’était pas gênant. Il faut savoir que même dans la fonction publique, je n’aurais pas été beaucoup mieux payée, haha.

Mais comme je le pensais, et comme on me l’a souvent répété, je faisais un « métier passion » donc le salaire n’était pas un frein au départ.

Sauf qu’avec le temps, la lune de miel s’est un peu étiolée. Je ne reviendrai pas sur le mépris affiché par la municipalité qui subventionnait l’association qui me payait. Aujourd’hui, je me rends compte que même au sein de mon équipe, je n’étais pas respectée. Mais soit ! J’ai réussi à quitter cette mairie pour qui la culture est « une affaire de bonne femme ». J’ai quitté mon poste pour un autre.

Cette fois, j’étais responsable adjointe, enfin à temps plein, et payée bien mieux que là où j’étais. C’est là que j’ai découvert le système de primes municipales, ce qui a rendu mon compte en banque tout frétillant. Il y avait du boulot : échanger les espaces, refaire le plein de nouveautés après des mois sans commande, faire revenir les enfants, organiser le salon de la BD annuel. Que des trucs plutôt sympas ! Surtout que je n’étais plus responsable alors je n’avais pas à aller négocier en mairie, c’était moins de pression. Mais les insultes ont commencé à arriver de la part d’usagers mécontents des changements, et je me suis vite rendue compte que j’avais perdu toute confiance en moi et en mon métier.

Quatre ans de mépris, d’ingratitude, d’insulte, de coups bas auront eu raison de mon « métier passion ». Je n’ai plus envie d’être bibliothécaire. Je n’ai plus envie de faire de la veille, de chercher quels livres plairont aux lecteurs, de préparer des animations, de faire un budget, de conseiller. Je n’ai même plus la motivation d’étoffer mes fonds manga et BD alors que j’en consomme énormément. J’allais à la bibliothèque à reculons, je ne souhaitais que retrouver mon lit, chaque journée était une épreuve et je ne supportais plus rien.

Du côté plus pragmatique, j’étais bien payée mais en CDD, alors impossible pour moi de me loger. Cela fait six mois que je cherche où aller, que les agences me rient au nez, que je n’ai pas vu ma chatte et que mes chiens subissent mon stress.

En janvier de cette année, j’ai reçu une offre d’emploi le jour où j’ai failli me mettre en arrêt tellement j’en avais marre de mon boulot. J’ai envoyé mon CV, j’ai eu un entretien, j’ai été prise. Parce que j’étais en CDD, j’ai eu un préavis de huit jours, je commence mon nouveau boulot demain. Et je me sens libérée.

Bibliothécaire est pour beaucoup un métier rêvé. Mais aussi beaucoup fantasmé. Attention je vais briser un mythe : non, nous ne sommes pas payés à lire. Honnêtement, je crois que je n’ai jamais eu le temps de lire le moindre bouquin pendant mes heures de travail. Je lis beaucoup, oui, mais toujours en dehors de la bib.

« La chance, tu achètes des tas de livres et c’est même pas tes sous. » : c’est vrai. J’ai un budget à dépenser sur l’année. Sauf que le budget englobe TOUS les documents : littérature blanche, policière, Imaginaire, documentaires, mangas et BD, tout ça pour le public adulte et enfant, et il faut ensuite compter les albums, les livres éveil, les contes, etc. Donc oui, j’achète avec de l’argent pas à moi, mais pas forcément ce que J’AI envie de lire.
Je l’avoue, j’ai peu acheté de livres pour moi depuis que je suis bibliothécaire. Ça ne va pas changer maintenant que je ne le suis plus, il me suffit d’aller prendre un abonnement dans n’importe quelle bibliothèque. Je vous conseille de faire la même chose : pour une dizaine d’euros par an, vous avez accès à quantité de bouquins et vous pouvez même faire des suggestions d’achat aux bibliothécaires. Eh ouais.

« Le public est plus sympa en bibliothèque qu’en supermarché ! » : hahahahahaha. En bibliothèque, vous avez aussi les gens qui connaissent mieux votre métier que vous et qui vous donnent des conseils sur comment travailler. Et qui vous insultent. Et qui vous lancent des bouquins au visage. Ne vous inquiétez pas, les gens désagréables avec les caissières et caissiers le seront avec tout le monde.
Je souligne que c’est tout de même rare, le public enfant est chouette et globalement, quand on fait des choses pour les petits, les parents sont contents. C’était la partie la plus fun du métier, j’adorais monter des animations.

« Puisque c’est un métier de rêve, tout le monde qui travaille en bib vit à Bisounours Land, non ? » : mais lol. Mes douleurs aux dents peuvent prouver que ce n’est pas le cas.

« Tu ne veux plus être bibliothécaire ? Mais c’est le meilleur métier du monde ! » : il l’a été pour moi et je conçois qu’il l’est pour beaucoup de gens. Mais il me semble que j’ai le droit de ne pas rester dans un boulot juste parce que VOUS, vous aimeriez le faire. 😉

Alors voilà, je dis adieu à ma vie de bibliothécaire! Je suis tout de même reconnaissante d’avoir fait ce métier, je ne regrette pas toutes ces années mais je ne regrette pas non plus de le laisser derrière moi. J’ai changé, je n’accepte plus certaines choses, et quand on voit le temps qu’on passe au boulot, autant s’y sentir bien.

Je vous parlerai de mon nouveau métier dans un prochain article, demain je commence mes trois semaines d’intégration ! Si vous voulez suivre un peu mes nouvelles aventures en image, ce sera sur Instagram : leterrierdelily 🙂 Bonne semaine à vous.

#MercrediBD : My Hero Academia / La fabrique de héros

Il y a des séries comme ça qui font une entrée fracassante dans le top 10 de mes animes favoris. Après, il n’est pas impossible qu’elle en ressorte une fois terminée, un peu comme l’Attaque des Titans (oui désolée, j’ai tout lu et la hype est finie).

Quoi qu’il en soit, je suis à fond dans My Hero Academia ! Et une fois n’est pas coutume, j’adore le personnage principal qui, même si on reste dans les codes du shonen, me plaît beaucoup dans son apprentissage. Plus la série avance et plus les thèmes deviennent sérieux, le côté bon-enfant disparaît peu à peu avec l’arrivée des vilains toujours plus forts. Et plus forts que les héros. Je passe un excellent moment avec cet anime, j’ai même recommencé la saison 1 puisque je n’avais d’abord pas accroché aux premiers épisodes.

Je suis tellement à fond que j’ai commandé ma super-héroïne à Tao Hime :

Et que j’ai lancé « la fabrique de héros » à la bibliothèque. ^_^ D’abord avec les scolaires : du CE2 au CM2, les enfants doivent inventer leur super-héros/héroïne, avec pseudo, croquis du costume, leur super-pouvoir et leurs attaques spéciales. Ils ont adoré ! Tellement que j’ai décidé de lancer l’idée à tous les usagers du réseau pour faire une expo pendant l’été. On verra combien d’adultes joueront le jeu (avec moi, ça fait déjà 1 ^^).

Atelier d’écriture – Histoires courtes

Le mois dernier, j’ai animé un atelier d’écriture à la médiathèque tête de réseau, sur le thème des « histoires courtes ». J’avais déjà tenté la chose l’an passé avec les nouvelles mais j’avais trouvé que ça manquait d’interactivité. Cette fois-ci, j’ai donc complètement changé la formule avec des exercices courts et participatifs.

Ouverte aux ados/adultes, les objectifs de l’action étaient d’initier le public aux histoires courtes, de l’intéresser aux techniques d’écriture et d’encourager les adolescents à partager leurs mondes.

Si nous avions un peu insisté sur le fait que j’intervenais en tant qu’autrice, l’animation peut sans problème être animée par quelqu’un d’autre.

L’atelier a duré un peu plus de deux heures, avec un temps de présentation (moi, les participants, les textes courts). Nous avons commencé par choisir un lieu effrayant, propre à chacun, et par imaginer une scène dans ce lieu, sans limite de longueur. Le but était de terminer l’atelier avec une histoire effrayante en deux phrases seulement.

J’ai été très contente du rendu de l’atelier, très interactif, très vivant. Malgré l’appréhension de ne pas être capable d’être concis, tout le monde a brillamment réussi à écrire une histoire très effrayante en seulement deux phrases.

Je pense proposer le même atelier dans ma structure, même si on a du mal à faire venir le public ado/adulte chez moi…

[Un jour en bib] L’atelier des Fenomen

Hier à la bibliothèque, nous avons eu un atelier de customisation de « tote-bags ». Pour cette animation, j’ai fait appel à Chloé de l’Atelier des Fenomen.

L’Atelier des Fenomen, c’est un laboratoire de créativité. Chloé propose des animations pour tous les âges, des plus petits aux personnages retraitées. Le choix est vaste, il y a tellement de choses sympa à faire ! Mais comme les enfants de l’école ont la fâcheuse tendance d’oublier leur sac de bibliothèque, j’ai opté pour les tote-bags. 🙂

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Ce fut un très chouette atelier, les dix petites filles sont reparties avec leur sac personnalisé et elles étaient très contentes. Elles ont d’abord découpé et collé les lettres de leur prénom avec du papier thermocollant, puis collé des pétales de nénuphar en tissu avant de dessiner les feuilles au feutre. Comme il nous restait un peu de temps, elles ont même pu broder le contour des feuilles.

J’étais vraiment contente de cette animation. Chloé était déjà intervenue dans la médiathèque tête de réseau avec un atelier « doudous » et un autre « poupée tracas », et j’en avais entendu beaucoup de bien. Je comprends pourquoi !

Je vous invite à aller visiter son site internet (lien plus haut dans l’article), il y a des tas d’idées pour les structures, les entreprises, les événements… Je prépare mon planning 2019/2020, et il est fort possible que Chloé revienne faire un tour par chez moi… 😉