Back to School : Épisode 8, le stage

Cet article fait suite à celui-ci, où je discutais de la façon dont j’avais trouvé le stage obligatoire à effectuer pour le diplôme d’assistante de bibliothèque dispensé par Mediat.

Il y avait deux parties à ce stage : la première en décembre me faisait découvrir la partie jeunesse, avec beaucoup de service public, la seconde, terminée le mois dernier, était plutôt centrée sur l’événementiel.

J’ai donc pu tâter de l’organisation d’un événement littéraire de l’autre côté du décor, avec choix des invités, préparation des conventions, planning des dédicaces, animations, gestion des espaces, accueil et préparation de la venue des auteurs, etc. Et c’est sport ! Surtout lorsqu’il y a plusieurs pôles de décision et qu’il faut contenter tout le monde.

Pour cette seconde partie de stage, j’ai pu assister aux premières réunions concernant les Oniriques, le festival de l’Imaginaire de Meyzieu. Le salon ayant lieu tous les deux ans, ils étaient dans les préparatifs de l’édition 2017. C’était le moment de décider quel pôle prenait quels espaces, le nombre de tables rondes, les associations avec lesquelles travailler et dans quelles conditions, et pour la partie « fiction adulte », qui allaient être les invités.

Dans le même temps, la médiathèque préparait une table ronde dans le cadre des Quais du Polar de Lyon, le jeudi 31 mars. L’événement ne mobilisait qu’une toute petite partie de l’équipe (dont moi, du coup). Il s’agissait là de profiter de la présence de certains auteurs à Lyon pour les faire venir à Meyzieu. La médiathèque a donc invité Sire Cédric, Gaëlle Perrin-Guillet et Jean-Luc Bizien à venir débattre de la différence entre polar et thriller.

Le jour-même, les détails de dernière minute sont tombés : préparer la salle, réceptionne l’apéritif offert par la mairie, chercher et ne jamais trouver le micro sans fil, récupérer les auteurs à la gare, et enfin, accueillir le public.

Alors, qu’est-ce que ça m’a apporté, à moi future bibliothécaire ?

D’ordinaire, je suis de l’autre côté. Je remplis les conventions/dossiers d’inscription aux salons, j’arrive, je m’assois, je signe mes bouquins, et voilà. Je savais bien qu’il y avait du boulot pour préparer les salons, mais le voir « en vrai », c’est très enrichissant. Il y a quelques années, j’avais eu l’idée d’organiser un salon de l’Imaginaire dans le coin, mais je ne savais pas vraiment où j’allais. Là, j’ai une bonne première expérience. Même quand je chercherai un poste en bibliothèque, c’est intéressant sur le CV.

J’ai aussi rencontré plein de gens, ma tutrice de stage m’ayant fait profiter de son réseau rayonnant. D’ailleurs, elle m’a ouvert des portes autant en bibliothèque que dans le monde littéraire.

Bref, je suis vraiment contente d’avoir fait mon stage dans cette structure. Merci Fred ♥ et merci à la médiathèque de Meyzieu !

Un week-end de folie.

Aujourd’hui lundi, j’ai dû prendre une journée off pour me remettre des derniers jours. Je suis positivement fatiguée et plutôt satisfaite des événements.

Comme je vous l’ai dit (ou pas), je terminais la seconde partie de mon stage à la fin de la semaine dernière sur une grosse animation. À l’occasion des Quais du Polar, la médiathèque de Meyzieu organisait une table ronde sur le thème du thriller, avec trois auteurs invités : Jean-Luc Bizien, Sire Cédric, et Gaëlle Perrin-Guillet.
La journée du jeudi fut donc consacrée à la préparation de la salle, l’organisation des mille dernières petites choses, et surtout, à prendre un véritable coup de chaud grâce à la grève SNCF et à la manifestation à Lyon. De grands moments.
La table ronde fut un succès, le public était content. C’était la première fois que j’aidais à l’organisation d’un tel événement, et j’en suis sortie rincée mais ravie.

Vendredi, j’avais une mission hors-stage avec l’association Wish (dont je vous reparlerai certainement plus tard). Ce fut très sympa aussi. Nous avons accompagné deux auteurs en dédicaces à Trollune, Jean-Luc Bizien et Laurent Whale, avant d’aller à l’inauguration du nouveau local du Comics Zone de Lyon 7. Là, nous avons également visité ce qui va bientôt devenir le Dépôt de l’Imaginaire (de ça aussi, je vous en parle bientôt, mais voilà un article, déjà).

Enfin, samedi et dimanche, c’était Grésimaginaire ! Une deuxième édition qui a validé l’essai de la première, avec toujours autant de bénévoles sympas et un public au rendez-vous. Je viens de voir les chiffres, vous avez été plus de 1000 personnes à venir nous voir, merci ! Les deux jours ont été super, j’ai rencontré plein d’anciens et de nouveaux lecteurs, j’ai eu l’occasion de tester une nouvelle technique de vente de mes bouquins, j’avais un chouette costume réalisé par mon frère le samedi et mon nouveau t-shirt préféré le dimanche, j’ai discuté avec les copains, bref, une joie !

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Photo @ActuSF

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Photo @Valérie Simon

Donc voilà, j’étais trop fatiguée pour aller à la fac ce matin, mais j’ai plein de nouveaux projets et une bonne motivation pour la suite. ^_^

[Casquette stagiaire] Le Salon Fantastique

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L’un de mes nombreux achats…

J’ai encore oublié de dégainer mon appareil photo, mais je vais tout de même dire deux mots sur le Salon Fantastique qui a eu lieu à Paris le week-end dernier.

Pour la première fois, je n’étais sur le salon ni en tant qu’auteure, ni en touriste. Pour la première fois, j’étais de sortie avec ma casquette de « stagiaire en bibliothèque ». Une étiquette qui va sûrement me rester puisqu’on a beaucoup joué avec. ^^

J’étais donc en « mission » pour la médiathèque où je fais mon stage, pour distribuer les conventions du prochain salon littéraire organisé par la dite médiathèque, et également prendre contact avec d’autres acteurs du monde de l’imaginaire. De vendredi à dimanche, je me suis promenée dans les allées, retrouvant les copains et rencontrant d’autres personnes, discutant du salon mais aussi d’un projet tout aussi ambitieux dont j’espère pouvoir parler officiellement bientôt.

Que dire de ce week-end ? L’envers du décor des salons est vraiment intéressant. Et puis, il n’y a pas à dire, être avec quelqu’un qui connaît presque tout le monde, ça ouvre les horizons ! D’ordinaire, quand je fais les salons, je reste dans ma zone de confort et j’ai un peu de mal à aller vers des gens que je ne connais pas. Là, je n’avais pas le choix, et franchement, c’était top !

Le Salon Fantastique en lui-même porte bien son nom. C’était la première fois que j’y allais, et bien que le placement des stands ait été un peu chaotique (j’ai acheté le superbe crâne de la photo à quelqu’un, et je n’ai jamais pu le retrouver après), l’ambiance était chouette, les costumes magnifiques, la diversité des stands permettait de trouver à peu près tout ce qu’on voulait (sauf les t-shirts de super héros) et les auteurs/artistes étaient bien évidemment fort sympathiques.

Côté perso, j’ai gagné en motivation pour bosser sur mon album pour enfants (discuter avec l’illustrateur, ça aide beaucoup ^^), j’ai croisé des connaissances pas vues depuis des années (après être passée devant trois-quatre fois sans les reconnaître…), fait la connaissance de gens hyper intéressants (les deux restos ont beaucoup aidé à créer des liens) et puis, même si c’est plus pro que perso, j’ai drôlement bossé mon réseau. Ça fait du bien à la confiance en soi. 😀

Le seul point négatif du week-end : j’avais mes cartes de visite toutes fraîches dans mon sac, et je n’en ai pas donné une seule… Je crains du boudin. -_-

Enchaîner avec le catalogage le lendemain à la fac, ça a piqué un peu beaucoup, mais je suis tout de même ravie de ces trois jours passés dans la capitale.

Jamais trop tard pour trouver sa voie.

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La lecture a toujours eu une grande place dans ma vie. Il ne se passe pas une journée sans que je ne lise un morceau, j’enchaîne les romans aussi vite que je les achète. Mais après un bac littéraire, c’est pourtant vers l’histoire et l’histoire de l’art que je me lance. Licence en poche, pas de boulot. Soit.

J’entre alors en BTS Animation et Gestion Touristiques Locales, des études qui me permettent de travailler dans un office de tourisme pendant l’été. Diplôme en poche, je décroche un CDI dans la vente aéroportuaire, pas vraiment ma branche, mais c’est plutôt sympa, les horaires décalés. Je reste à ce poste deux ans, j’arrête (finalement, les horaires décalés auront eu raison de moi, surtout lorsqu’ils sont accompagnés de harcèlement moral), et je me mets à écrire mes romans. Ceux-ci sont publiés et m’apportent un petit complément financier, sans toutefois me permettre de rester chez moi à ne faire que ça. Je retrouve un boulot, toujours dans la vente, cette fois dans un magasin de jouets. Le rêve. J’adore ce que je fais. Malheureusement, la boutique ferme. Alors je cherche ailleurs, je trouve, mais c’est moins bien. La vente, c’est sympa, mais ce n’est clairement pas mon « dream job ».

Parallèlement à tout ça, je continue à écrire, et je profite du chômage pour avancer mes projets en cours et participer à des salons. Je sais bien que bientôt, il me faudra retourner travailler, et l’enthousiasme n’est pas là. À presque vingt-neuf ans, je désespère de trouver un métier qui me permette de sourire au réveil. Et puis, un jour, je tombe sur une annonce par hasard : une médiathèque du coin cherche quelqu’un pour un CDD. Médiathèque, bouquins, public lecteur, pas de vente mais du conseil ? Je n’hésite pas, et je postule dans la foulée. Après quelques mails, je dois rencontrer la responsable le lendemain. L’entretien se passe bien, le courant passe, et je suis engagée. Je commence deux jours plus tard.

Je n’avais quasiment pas d’expérience dans l’animation d’une bibliothèque. J’avais bien fait un peu de bénévolat ici et là, du soutien scolaire, mais c’est tout. Le pied que j’avais dans la culture littéraire grâce à ma carrière d’auteur a joué en ma faveur pour obtenir ce CDD.

Le monde des bibliothèques me faisait rêver. Quel pied ce devait être de pouvoir travailler entourée de romans ! Au contact de personnes intéressées et intéressantes !

Je n’ai absolument pas été déçue. C’était tout ce que j’avais imaginé, et mieux encore. Chaque matin, je me suis réveillée avec le sourire aux lèvres, sans avoir l’impression d’aller travailler.

La médiathèque où je travaillais est vivante et toujours pleine d’animations. J’ai ainsi pu faire la lecture à des classes de primaire, discuter avec eux de mon travail d’auteur fantastique, préparer une heure du conte ou des activités pour les TAP*. J’ai rencontré des employés et des bénévoles passionnés, des lecteurs assidus. On m’a donné des conseils de lecture, appris à gérer un catalogue, et même permis de participer à des événements un peu fous, comme un « troc aux plantes » ou un atelier pour fabriquer des hôtels à insectes.

Faute de pouvoir prolonger mon CDD, j’ai quitté cet environnement qui m’a permis de grandir et de voir mon avenir professionnel de manière plus sereine. Mais j’en suis partie avec un nouvel objectif : suivre la formation diplômante MEDIAT de Lyon, pour devenir assistante de bibliothèque. Lettre de motivation, copie du diplôme du BAC, photos d’identités, etc., j’ai monté mon dossier, et je l’ai envoyé en croisant les doigts.

La semaine dernière, j’ai enfin reçu ma lettre d’acceptation. En septembre, je débuterai donc cette formation qui, je l’espère, m’ouvrira les portes d’un poste fixe et de nouveaux objectifs de vie.

Ce métier, qui me faisait rêver mais dont j’ignorais tout, m’est clairement apparu comme mon « dream job ». Sans cette expérience arrivée par hasard, je ne l’aurais peut-être jamais su.

*TAP : Temps d’Activités Périscolaires.