Cette année de mes 30 ans

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Il est chou mon filleul. ♥

La semaine dernière, c’était mon anniversaire. 31 ans. Non que ce chiffre me donne le tournis, cela fait bien longtemps que je n’ai plus peur des années qui passent. Quand j’ai réalisé que mon esprit était bien plus jeune à vingt-huit ans qu’à vingt, je me suis dit que les chiffres, en fait, ça ne voulait rien dire.

On m’appelle souvent « mademoiselle ». Est-ce à cause de cet état d’esprit, justement ? Ou seulement parce qu’on se dit qu’avoir les cheveux verts, c’est forcément un « truc de jeunette » ?

J’ai donc eu 31 ans. Et ce chiffre-là, il a coïncidé avec la fin de remises en question.

L’année de mes 30 ans, ça a été quelque chose. Elle a mal commencé : depuis toujours, j’étais persuadée que cette dizaine aussi, je la fêterais avec ma grand-mère. Alors je n’ai pas fait la fête que j’espérais.
Je suis tout de même allée à Disneyland pour marquer le coup de cet anniversaire ! Pour la première fois de ma vie, à trente ans, c’était chouette.

À 30 ans, j’ai divorcé. Ça non plus, je n’avais jamais imaginé devoir y passer. (Mais bon, quand on se marie, c’est rare de penser au divorce, hein. Ou alors c’est bizarre.).

À 30 ans, j’ai passé un nouveau diplôme après être sortie du cursus scolaire depuis pas mal de temps. Si je voulais être plus honnête, je devrais dire que j’ai pris ce risque à 29 ans. C’est vrai, j’ai décidé de reprendre mes études avant, mais le diplôme est tombé pour mes 30 ans. Voilà.

À 30 ans, j’ai bien galéré. Mon diplôme obtenu, il fallait chercher du boulot, et du boulot en bibliothèque, il n’y en a pas. Pourquoi avais-je perdu une année dans cette branche ? Pourquoi m’acharner à chercher un poste ? Je me mettais des dates limites, si tel mois je n’avais toujours rien, j’allais chercher ailleurs. Dans la vente, comme avant. J’étais désemparée. Je n’avais pas envie d’avoir un boulot alimentaire qui ne me plaisait pas, je ne voulais pas perdre 35h de ma semaine dans un environnement qui n’était pas ma place. J’ai galéré. Méchamment. Dans ma tête, c’était le chaos.

À 30 ans, j’ai écrit mon roman des Enfers, celui qui parle d’une grand-mère, de deuil, de sacrifice, d’absence, de mort.

À 30 ans, un autre chemin s’est ouvert devant moi. J’avais enfin trouvé un but (dont je ne parlerai pas dans ce sujet, ça mérite un article rien que pour lui).

À 30 ans, j’ai quitté l’appartement dans lequel je vivais depuis quatre ans. J’ai eu un pincement au cœur au moment de ranger mes affaires… puis j’ai eu l’impression de refermer une porte sur un passage de ma vie qu’il valait mieux laisser derrière. Ça fait du bien. J’étais bien.

À 30 ans, j’ai été appelée pour travailler… dans une bibliothèque ! Ce n’est pas encore le job de mes rêves, mais c’est un environnement dans lequel j’avais envie d’être.

À 30 ans, j’ai fait des choix, des erreurs, des avancées. Et lorsque j’ai poussé la porte de mes 31 ans, j’ai vu un champ de possibilités. Toutes ces choses à réaliser, à entreprendre. Toutes ces pierres amassées durant l’année passée qui allaient me servir à construire.

Je pars sur un nouveau chemin, plus clair et plus lumineux, avec cette étincelle d’espoir qui en fait frémir les pavés.

Vivre avec le deuil

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Il y a mille façons de faire son deuil. Chaque personne est différente, chaque personne vit la chose à sa manière. Je ne suis pas là pour expliquer quel serait le meilleur moyen de vivre le deuil, s’il y en a vraiment un, mais je voudrais parler de mon expérience à moi.

Je l’ai déjà évoqué ici, ma grand-mère maternelle est morte en juillet 2015. Cinq ans plus tôt, mon grand-père maternel est décédé lui aussi, mais cette perte-là n’a pas impacté ma vie autant que celle de ma grand-mère.

Après l’indéfinissable tristesse et ce désespoir que je n’avais jamais connu jusqu’alors, la Vie a frappé. J’ai appris ma propre mortalité. On sait qu’on va tous y passer un jour ou l’autre, la Mort est bien quelque chose qu’on ne pourra jamais éviter, à la fin. Je le savais, mais c’était lointain, diffus. Je n’y pensais même pas parce que pour moi, ce n’était pas d’actualité. Et pourtant.

Être confrontée à la mort de ma grand-mère m’a ouvert les portes d’une vie marquée par l’imminence de sa fin.

J’ai compris que je pouvais mourir demain. Pour quelqu’un comme moi qui a élevé la procrastination au rang d’art, je me suis rendue compte que ce serait insensé de ne pas passer sa dernière journée à faire des choses amusantes, folles, constructives, bref, une journée que je ne risquerais pas de regretter.

Autre élément qui a changé : ma façon d’appréhender mon futur. Le deuil a tué à la fois la procrastinatrice mais aussi la planificatrice que j’étais. Auparavant, j’aimais bien faire des plans sur du très long terme. Aujourd’hui, je planifie jusqu’à 6 mois, un an maximum. Je ne veux plus faire de projets qui prendraient des années à réaliser. Je vis ma vie au jour le jour, et je ne pense pas à ce qui risque de m’arriver dans cinq ou dix ans. Par exemple, je sais que je vais travailler pour 6 mois minimum, je sais ce que je veux faire après, mais voilà. J’ai une ligne directrice qui risque de changer au fil de mes envies et de mes rencontres, rien d’immuable. Et si je dois mourir dans trois mois, je ne regretterai pas de ne pas être allée au bout de cette ligne.

C’est un choix. Je ne dis pas que c’est mieux, mais en tout cas, ça me convient à moi.

Depuis que je parle plus ouvertement de la Mort et de ma façon de vivre ma vie, les gens ont tendance à penser que je suis devenue morbide et que je n’attends que ça, de mourir. Alors qu’au contraire, j’ai l’impression d’être plus heureuse et plus ouverte maintenant que j’ai été confrontée à cette mortalité, et j’apprécie beaucoup plus chaque instant. Je ne voue pas un culte à la Mort, je n’y vois pas une espèce de philosophie ésotérique. C’est un passage obligé pour tous, peu importe qui nous sommes et ce que nous faisons, alors autant se faciliter la Vie.

Mes Shelties d’amour.

En regardant par la fenêtre de chez mes parents, j’ai vu Jazzy dans une position tellement majestueuse que j’ai couru chercher mon appareil photo. Bien entendu, le temps que je revienne, la belle avait bougé, et je resterai le seul témoin de sa grâce.

Sur la douzaine de photos prises d’elle, seules 3 sont potables. Les autres sont floues, ou Madame tournait la tête. Mais les rescapées sont jolies. 🙂

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Avec son petit air coquin. ^_^

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Une petite photo de mon Ghost, qui lui, ne bouge pas quand je prend une photo. ♥

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Mes chers voisins.

Plus les jours passent, et plus j’ai envie de partir loin, dans un coin reculé, avec personne dans les 5 kms autour de moi. Quel bonheur ce doit être, de ne pas voir des faces de glands lorsqu’on rentre/part de chez soi !

La maison de mes parents est cernée par des gens étranges, pour rester polie. Ils étaient déjà là lorsque j’y habitais, et déjà, j’avais beaucoup de mal à garder mon calme. Mais aujourd’hui, le summum, la goutte d’eau, la dernière salve d’un fusil chargé à bloc depuis près de quinze ans.

Dans la boîte aux lettres, une note de la gendarmerie : « aboiements gênants ». Nous y voici donc. Mon père est allé frapper aux portes des deux voisins, qui nient en bloc. Okay, donc les aboiements du chien pourraient gêner deux personnes, mais ce ne sont pas elles qui sont allées se plaindre. Visez un peu le portage de boules.

C’est vrai que le chien aboie. Parce que des gens passent un peu trop près du portail, parce qu’un gars monte sur notre abri à bois pour couper la plante de ma mère qui ne dépasse pourtant pas (et vos haies qui pendent dans le jardin de mes parents, non, jamais ?), parce que ce même gars passe la tondeuse à des horaires qu’il doit penser convenable pour son confort ? Parce que surtout, c’est un chien ?

Des deux voisins suspects, j’en soupçonne un plus que l’autre. Facile, je le déteste avec tellement de force qu’il serait le premier dans mes goulags si j’étais maître du monde. Puis, il faut dire qu’il y a une semaine ou deux, il a menacé de mettre une balle dans le dit-chien (hey ouais, rigolo, c’est pas parce que vous n’entendez rien à cause de la tondeuse que c’est le cas pour nous aussi). Et aussi parce qu’un jour que mon frère attendait ma mère devant la porte, il l’a clairement entendu parler de sa sœur (moi, donc) en ces termes : « la pétasse d’à côté ».

Il faut dire que nous partions mal, tous les deux. J’ai oublié de lui demander une autorisation écrite pour pouvoir circuler dans le lotissement avec les petits pour Halloween. Je ne savais pas, moi, qu’en tant que président du lotissement, je devais lui rendre des comptes sur une promenade.

C’est là que les regrets viennent. Pendant des années, ils ont eu un berger allemand. Très sympa, joueuse, affectueuse, mais qui aboyait matin, midi, soir, et la nuit. Sans interruption. Nous, nous avions aussi des chiens, nous savions que des chiens, ça aboie. Alors nous n’avons pas appelé la gendarmerie, et nous avons dormi les fenêtres fermées, chaque été.

Dans le fond, ils ont eu raison de se plaindre. C’est vrai que c’est pénible, des aboiements de chien, quand tu passes la tondeuse. Et puis, mes parents, ils sont tellement obtus qu’ils ne comprennent rien quand on leur parle, alors plutôt que d’en discuter avec eux, il vaut mieux aller directement prévenir la gendarmerie.

Mais bon, peut-être que j’accuse à tort, aussi. Peut-être que ce voisin, qui affirme qu’il ne « connait que le maire, pas les gendarmes » (WTF ?), dit la vérité et que ce n’est pas lui. C’est peut-être l’autre, celui qui a installé un dispositif repousse-chiens/chats dans son jardin, et qui aimerait nous interdire de nous garer sur un emplacement public. Ou ce n’est peut-être aucun des deux. Mais voilà, quand on pousse le bouchon trop loin, on se retrouve avec un article de blog dédié.

En résumé, ce post est pour vous, les pignoufs.