My ultimate bucket list ! (ou presque)

Vous connaissez le principe des bucket list ? Cette liste de choses à faire dans sa vie/avant ses 40 ans/avant demain/etc ? J’en avais fait une à réaliser avant mes 35 ans, mais en fait, c’est vachement mieux si je listais toutes ces choses que j’ai envie d’accomplir dès demain, non ? ^_^ (Ce n’est pas classé par ordre d’importance ou de priorité, c’est du chaos pur et dur.)

Faire cette virée à bord du Vaporetto pour commencer à vaincre ma phobie de l’eau.
Randonner avec des chiens de traîneaux
Randonner à Madère aussi, parce que ça a l’air trop beau
Monter dans un taxi et crier « Suivez cette voiture ! »
Danser avec des loups
Pêcher (je sais pas pourquoi)
Faire un truc fou par amour
Passer le permis moto
Rejouer de la guitare
Refaire une (ou des) séance photo
Me réapproprier la langue portugaise
Apprendre le gaélique
M’essayer au roller derby
Aller en Islande et en Ecosse
Retourner au Japon et visiter Osaka cette fois
Aller au Mexique pour le Jour des Morts
Partir sur un coup de tête pendant deux jours là où mes pas (ou ma voiture) me mènent

Mon projet de vie.

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Ça peut paraître grandiloquent, annoncé comme de cette façon. Mais depuis maintenant presque deux ans, c’est vraiment ainsi que je le vois. Ceux qui me côtoient un peu en ont déjà entendu parler, et je pense qu’il est temps d’officialiser l’affaire.

Aujourd’hui, je vous présente un nouveau site : Thanatomorphose.

Cet espace va me permettre de centraliser tout le travail que je fais depuis deux ans, que ce soit mes réflexions sur la Mort, les ouvrages que je lis sur le sujet, ou encore les différentes démarches dans lesquelles je vais me lancer.

Je ne sais pas encore quel futur Thanatomorphose aura, si l’étincelle prendra ou s’il est condamné à ne rester qu’au stade de projet. Il aura au moins le mérite de me forcer à être claire dans ce que j’entreprends. Pour le moment, il est très vide, le design est le premier qui m’a plu mais il se peut qu’il prenne une véritable identité dans les prochains mois. Mon ambition pour lui n’a pas de limite.

C’est un véritable projet de vie. De manière professionnelle, c’est un domaine dans lequel j’aimerais me reconvertir – dès que j’aurai le courage de me lancer. De manière personnelle et spirituelle, c’est une philosophie particulière que j’essaie d’adopter pour mieux vivre. Le premier article de Thanatomorphose ICI amorce le sujet. (Je vais le redire, mais les lettres que j’envoie en ce moment ou mes « déclarations » ne sont pas des adieux. Si je meurs dans les semaines à venir, je vous promets que c’est le hasard. Ce serait fou, mais ce ne serait pas de mon fait !)

Voilà, c’est dit ! J’ai bien aplani le terrain en causant mort et deuil avec qui voulait bien m’écouter, avec les romans en cours et ceux qui vont sortir. Maintenant, ne me reste plus qu’à alimenter mes réflexions et à continuer de changer ma façon de vivre.

De la difficulté de tenir le rythme

J’avais annoncé trois articles par semaine pour trois thèmes récurrents. Le dimanche, c’est sensé être le plus facile. Pas de limite à ce que je peux raconter ! Vie perso, vie professionnelle hors écriture, événement, réflexion, tout ça.

Eh bien en fait, c’est drôlement compliqué.

Tellement compliqué que le sujet d’aujourd’hui, je ne l’ai pas trouvé. Alors ce sera pour la semaine prochaine. ^_~

Cette année de mes 30 ans

Sans titre

Il est chou mon filleul. ♥

La semaine dernière, c’était mon anniversaire. 31 ans. Non que ce chiffre me donne le tournis, cela fait bien longtemps que je n’ai plus peur des années qui passent. Quand j’ai réalisé que mon esprit était bien plus jeune à vingt-huit ans qu’à vingt, je me suis dit que les chiffres, en fait, ça ne voulait rien dire.

On m’appelle souvent « mademoiselle ». Est-ce à cause de cet état d’esprit, justement ? Ou seulement parce qu’on se dit qu’avoir les cheveux verts, c’est forcément un « truc de jeunette » ?

J’ai donc eu 31 ans. Et ce chiffre-là, il a coïncidé avec la fin de remises en question.

L’année de mes 30 ans, ça a été quelque chose. Elle a mal commencé : depuis toujours, j’étais persuadée que cette dizaine aussi, je la fêterais avec ma grand-mère. Alors je n’ai pas fait la fête que j’espérais.
Je suis tout de même allée à Disneyland pour marquer le coup de cet anniversaire ! Pour la première fois de ma vie, à trente ans, c’était chouette.

À 30 ans, j’ai divorcé. Ça non plus, je n’avais jamais imaginé devoir y passer. (Mais bon, quand on se marie, c’est rare de penser au divorce, hein. Ou alors c’est bizarre.).

À 30 ans, j’ai passé un nouveau diplôme après être sortie du cursus scolaire depuis pas mal de temps. Si je voulais être plus honnête, je devrais dire que j’ai pris ce risque à 29 ans. C’est vrai, j’ai décidé de reprendre mes études avant, mais le diplôme est tombé pour mes 30 ans. Voilà.

À 30 ans, j’ai bien galéré. Mon diplôme obtenu, il fallait chercher du boulot, et du boulot en bibliothèque, il n’y en a pas. Pourquoi avais-je perdu une année dans cette branche ? Pourquoi m’acharner à chercher un poste ? Je me mettais des dates limites, si tel mois je n’avais toujours rien, j’allais chercher ailleurs. Dans la vente, comme avant. J’étais désemparée. Je n’avais pas envie d’avoir un boulot alimentaire qui ne me plaisait pas, je ne voulais pas perdre 35h de ma semaine dans un environnement qui n’était pas ma place. J’ai galéré. Méchamment. Dans ma tête, c’était le chaos.

À 30 ans, j’ai écrit mon roman des Enfers, celui qui parle d’une grand-mère, de deuil, de sacrifice, d’absence, de mort.

À 30 ans, un autre chemin s’est ouvert devant moi. J’avais enfin trouvé un but (dont je ne parlerai pas dans ce sujet, ça mérite un article rien que pour lui).

À 30 ans, j’ai quitté l’appartement dans lequel je vivais depuis quatre ans. J’ai eu un pincement au cœur au moment de ranger mes affaires… puis j’ai eu l’impression de refermer une porte sur un passage de ma vie qu’il valait mieux laisser derrière. Ça fait du bien. J’étais bien.

À 30 ans, j’ai été appelée pour travailler… dans une bibliothèque ! Ce n’est pas encore le job de mes rêves, mais c’est un environnement dans lequel j’avais envie d’être.

À 30 ans, j’ai fait des choix, des erreurs, des avancées. Et lorsque j’ai poussé la porte de mes 31 ans, j’ai vu un champ de possibilités. Toutes ces choses à réaliser, à entreprendre. Toutes ces pierres amassées durant l’année passée qui allaient me servir à construire.

Je pars sur un nouveau chemin, plus clair et plus lumineux, avec cette étincelle d’espoir qui en fait frémir les pavés.