[À la découverte de] Mathieu Guibé, rockstar de l’Imaginaire

Figure emblématique du milieu littéraire de l’Imaginaire français, auteur aux tenues aussi déjantées que ses personnages sont torturés, Mathieu Guibé me fait l’honneur d’être l’invité du jour dans mon Terrier.

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Qui es-tu, Mathieu Guibé ?

Un enfant perdu.

Quel est ton meilleur souvenir d’auteur ?

Des nuits blanches, où mes persos m’ont pris par la main pour m’emmener là où je n’avais pas prévu.

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Comment écris-tu ? Quel est ton processus de création ? Est-ce que tu as déjà toutes les cartes en main avant de commencer à écrire ou suis-tu tes personnages sans savoir où ils te mèneront ? Comment te mets-tu en condition d’écriture ? Bref, dis-nous tout.

Alors j’ai des balises semés dans la trame narrative, des passages obligatoires où je dois passer, mais sinon entre, je brode. Pour me mettre en condition… Ben j’aimerais bien savoir en ce moment. En fait, il faut que je sois seul, ça aide beaucoup, un peu de grignotage bien fat (bonbons, chips et soda) et de la musique. Si possible la nuit, pour ne pas être dérangé.

Quel est le personnage que tu préfères dans tes romans ?

Tu as d’autres questions cruelles dans ce genre ? J’aime mes persos torturés :p (voilà, ça englobe du beau monde)

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Où puises-tu tes inspirations ?

Essentiellement dans la musique. Même si il y a aussi toutes les œuvres qui ont bercés ma jeunesse et mon adolescence. J’essaie juste de faire naitre des scènes sur les émotions procurées par une musique. Ça me vient toujours plus facilement comme ça. L’émotion d’abord, puis la scène qui la véhicule.

Quel est le dernier livre que tu as lu ? Et le dernier film vu ?

Le dernier film que j’ai vu, c’est Joker et le dernier livre c’est Belle de Gris, second tome des Sœurs Carmine d’Ariel Holzl

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Décris-nous une journée idéale.

Une journée où je n’ai pas à me dire « oups, j’ai oublié de faire ça », exemple « oups, j’ai oublié de répondre à l’interview d’Aurélie ».

Si tu pouvais aller prendre un café avec un auteur (vivant ou mort), qui choisirais-tu ?

Oscar Wilde.

Comment passes-tu de la casquette auteur à celle d’éditeur ?

Le cerveau humain est multitâche, on peut cuisiner et faire la vaisselle juste après sans problème.

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Pour finir, quels sont tes projets à venir ?

Repos pour les dédicaces, reprise en février (Atrebatia, Bruxelles, Paris, Grésimaginaire…). Donc préparer 2020 pour le Chat noir et finir Elvira Time 4 pour mes projets persos.

Vous pouvez retrouver Mathieu sur sa page facebook ou sur Instagram.

[À la découverte de] Jordan, psycho-photographe

L’été dernier, j’ai fait une séance dite de « psycho-photo », dont j’ai parlé dans cet article. J’avoue que l’idée de recommencer ne me déplairait pas 🙂 mais en attendant, j’ai demandé à Jordan de répondre aux traditionnelles questions de mon Terrier. (Je n’ai pas ajouté de photos à cet article, Jordan photographiant des personnes qui n’ont pas forcément envie de se retrouver sur mon blog. :p Je vous invite donc à aller voir son site -lien en fin d’article- pour découvrir ses œuvres.)

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Qui es-tu, Jordan ?

Photographe professionnel lyonnais, passionné de psychologie, de photographie, de musique et de pop-culture. J’essaie de rendre mes passions vivantes et de vivre de mes passions.

Quel a été ton parcours d’études et professionnel jusqu’ici ?

Assez atypique je pense, j’ai fais une licence et un master en psychologie clinique, et une spécialisation en psychocriminologie.
En parallèle de mes études je me suis adonné à la photographie en autodidacte, et ce loisir a rapidement pris la forme d’une vocation.
Auto-entrepreneur depuis plus de 2 ans maintenant, je me spécialise dans la photographie de portrait, et plus précisément dans l’entretien photographique.

Qu’est-ce que la psycho-photo ?

Il s’agit d’une approche du portrait mêlant photographie et entretien psychologique.
Imaginez une discussion guidée par l’expertise en psychologie, qui amène la personne à se livrer et se délivrer. Durant la conversation, des photographies sont prises naturellement, sans prise de pose ni mise en scène. Ces clichés ont la particularité de figer la personne dans la spontanéité de son discours.
Durant cette discussion, le psycho-photographe et son modèle analysent ensemble les dynamiques et problématiques que la personne rencontre dans son quotidien, et utilisent le support photographique pour cela.
Les photographies témoignent concrètement des cohérences et incohérences entre ce que dit la personne et ce qu’elle témoigne physiquement.
Il s’agit d’un support de travail concret, donnant un aperçu visuel aux gens de ce qu’ils transmettent aux autres, et de ce qui définit l’image de soi.

Raconte-nous un peu comment tu es arrivé à proposer ce service ?

Fasciné par la psychologie et la complexité de l’humain, mes études m’ont donné le support théorique de mieux comprendre les dynamiques en court dans nos interactions sociales.
Et comme je disais, en parallèle de mes études, ma passion pour la photographie s’est développée, et je suis tombé amoureux de cette obsession de vouloir saisir l’instant, tout en le rendant esthétiquement beau.
C’est tout naturellement, en pratiquant la photographie depuis dix ans maintenant, que j’ai réalisé que ce qui me semblait important dans la photographie de portrait, était autant l’apparence de la personne que ce qu’elle transmettait dans l’instant.
Et la photographie ayant cette dimension objective et concrète que le retour analytique verbal n’a pas forcément, elle est apparu comme l’outil de travail évident pour témoigner aux gens de ce qu’ils sont, à eux-mêmes.

Quelles sont tes autres prestations ?

Par expérience, j’ai développé plusieurs approches de la psycho-photographie en fonction de ce dont mes clients ont eu besoin.

A savoir :
– Une prestation d’une heure : Pour découvrir la psycho-photographie, obtenir un regard extérieur sur soi et découvrir les dynamiques apparentes de son image.

– Une prestation à la demi-journée : Pour prendre plus le temps d’aborder le caractère psychologique, d’établir ensemble un profil plus exhaustif de soi, de parler des choses plus fondamentales de ce qui nous caractérise, et d’avoir un retour photographique plus dense de ce que nous paraissons être.

– Des prestations pour les comédien(ne)s : Pour travailler son jeu d’acteur, la justesse de ses émotions et l’expression corporelle. Pour travailler également l’écoute de l’autre et l’intensité adaptée de sa réponse en jeu.

– Des prestations sur-mesure : En fonction des besoins et des désirs des personnes, la psycho-photographie peut prendre plusieurs formes.
En duo (couple, amis), en famille, en entreprise (team-building, ou cohérence personne/profession), ou même établir ensemble une formule de shooting plus artistique et exutoire, pour exprimer par la photographie des expressions personnelles.

Que ce soit pour l’estime de soi, le rapport au corps (handicap, complexes, genre etc.), l’intégration professionnelle, ou les questionnements personnels, la psycho-photographie trouve sa place dans tous les questionnements sur soi.

Quel est le souvenir le plus insolite de ta carrière de photographe ?

La psycho-photographie apporte une spontanéité dans mon travail qui offre un panel de surprises assez large. Que ce soit par les réactions des gens, leur singularité, l’intensité de leur vécu, c’est à chaque fois un échange intime et rare dans notre quotidien.
Je sais que cette réponse va paraître assez convenue, mais c’est le caractère intense de mon métier qui me semble le plus insolite. Le fait de se sentir parfois si légitime aux yeux de quelqu’un d’inconnu quelques heures plus tôt, et d’avoir échangé avec cette personne un moment unique.
Les photographies sont des témoins de ces moments-là, et très souvent ce qu’elles représentent de l’instant priment sur ce que l’on y voit objectivement.

Quelle est ta relation avec les réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente de l’IRL, etc… ?

Je suis assez actif sur les réseaux sociaux pour des raisons professionnelles, comme associatives et personnelles.
J’essaie d’y communiquer de façon régulière, pas seulement pour une expansion de mon travail, mais aussi pour rester présent dans l’inconscient de ceux qui me suivent sans avoir encore franchi le pas de la psycho-photographie.

Seulement je dois dire que le bouche à oreille reste très clairement le réseaux social le plus efficace en ce qui me concerne. Cette interview en est la preuve, les personnes, comme toi, qui font l’expérience de la psycho-photographie sont de loin ma meilleure forme de publicité.

Quel est le dernier film (ou dernière série) que tu as vu ?

J’ai regardé le film d’animation Netflix Klaus, en famille. Je dois dire qu’en plus d’une esthétique particulièrement soignée, ce film reprend la « magie de Noël » avec un œil plus concret. J’aime la façon dont le film nous fait intégrer, qu’au final, la plus grande féérie peut se trouver dans les petites choses du quotidien lorsqu’on change de perspective sur le monde.

Si tu pouvais aller prendre un café avec une personnalité illustre (vivante ou morte), qui choisirais-tu ?

Jacques Brel je pense… On peut penser des choses bien différentes sur l’homme et sur l’artiste, mais Brel alliait brillamment l’intelligence, l’élégance et la profondeur du discours.
J’ai visionné des dizaines d’interviews de lui, où l’on avait cette impression de prendre le café en sa compagnie, et j’apprécie beaucoup le caractère posé de ses conversations.
Il reste un artiste que j’aime sincèrement, et la pertinence de ses mots m’étonnera toujours.

As-tu des projets à venir que tu souhaites partager ?

L’expansion et la démocratisation de la psycho-photographie, j’espère !
J’ai dans la tête de nombreux projets, comme l’élaboration de conférences pour présenter la psycho-photographie au plus grand nombre, et des ateliers de parole autour de la psychologie du deuil.

Un grand merci à Jordan d’avoir répondu à toutes mes questions ! Vous pouvez retrouver son travail sur :

Son site
Facebook
Instagram

[À la découverte de] Dixit Énergie, communicatrice animalière

Il y a quelques mois de cela, j’ai fait la connaissance de Julie. C’était peu de temps après la mort de Ghost, et Julie proposait des ateliers de « communication animale » tout près de chez mes parents. C’était un domaine qui m’avait intéressé des années plus tôt mais je n’avais jamais franchi le pas, et alors que j’y repensais, hop, la page de « Dixit Énergie » apparaissait dans mon fil d’actu.
J’ai passé un après-midi fort sympathique à écouter et à apprendre, puis, quelques semaines plus tard, j’ai recontacté Julie pour une communication. J’ai découvert pas mal de petites choses sur mes filles (Isatis évolue vraiment sur un autre plan XD) et même sur Ghost. Je ne vais pas vous raconter tout ce qui s’est dit parce que c’est perso :p, mais ça m’a beaucoup aidé.
C’est donc Julie – Dixit qui est à l’honneur aujourd’hui sur le blog ! Un grand merci à elle d’avoir accepté de répondre à mes questions. 🙂

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Qui se cache derrière « Dixit – Communication Animale » ?
Je suis cachée, zut (rires) ? Mais il y a du vrai car beaucoup de mes amis ou clients, naturellement ne m’appellent pas par mon prénom, mais « Dixit » ! Bref, c’est devenu mon nouveau prénom ! Mais pour les curieux, je m’appelle Julie Bussière !

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Qu’est-ce que la communication animale ?
Pour moi c’est de la médiumnité. C’est communiquer avec l’âme des animaux, comme je le fais avec les défunts (animaux ou humains). Quand je dis communiquer, c’est que je perçois et j’envoie une multitude de sensations, images, sentiments, saveurs, sons, couleurs, nombres à une vitesse fulgurante et que je traduis tout cela en mots. Beaucoup pensent que l’on reçoit directement des paroles. Moi non. Le débat reste ouvert !

Quand as-tu commencé ? Quel a été l’élément déclencheur de ton don d’abord, puis pour te lancer à plein temps dans cette activité ?
J’ai commencé enfant, j’ai toujours parlé avec mon chien pendant que j’étais à l’école. Avec des personnes qui n’étaient plus là aussi…Puis j’ai grandi et gardé cela au fond de moi, au point que quand on me disait que je n’utilisais pas mes capacités, je ne comprenais pas ce que l’on voulait me dire. Un jour j’ai copiné avec une fille qui faisait de la communication animale et là je me suis dit « mais…c’est ce que je fais… » alors je lui demandais pleins de communications pour vérifier ! La pauvre, je n’ai jamais osé lui avouer et je l’ai perdue de vue… Je me suis dit alors que je devais rencontrer des médiums pour comprendre et mieux maitriser tout cela. Puis, tout s’est enclenché sans que je ne le provoque, des rencontres avec des médiums justement, qui m’ont fait comprendre que je n’étais pas folle et que je devais vraiment utiliser mes capacités et les travailler. Grâce à leurs conseils j’ai vraiment progressé. Parallèlement de plus en plus de personnes faisaient appel à moi.
J’envisageais une reconversion professionnelle, mais pas aussi rapide…et pas en médiumnité…. et pourtant, me voici ! Il y a un moment où tu fais des communications et des soins pour les animaux des amis, ceux des amis des amis des amis…et tu te dis que ça te prend beaucoup de temps, que tu aimes ça…alors go ! Je simplifie pour ne pas endormir tes lecteurs, mais vraiment c’est ça, tout s’est fait si naturellement que j’ai du mal à l’expliquer.
Pour moi ce n’est pas un don, même si c’est plus facile si on le fait naturellement … je dirai plus une capacité, un « talent »… C’est comme la danse, le foot, la pâtisserie on peut tous se dandiner sur de la musique, taper dans un ballon ou faire un gâteau, mais pas tous avec les mêmes facilités et pas tous pour le meilleur résultat. En médiumnité, c’est pareil, les prédispositions ou juste le travail ne suffisent pas, pour moi il faut des deux si on souhaite y arriver le mieux possible.

Quelles sont tes conditions optimales pour effectuer une communication ?
Tout est possible, c’est comme une conversation. Mais en effet, pour avoir testé à côté d’une sono et d’une représentation de danse country avec des enfants qui hurlaient à côté…. C’est plus sympa d’avoir un peu de calme…au moins pour entendre les questions et les réponses de mes clients ! D’un point de vue moins basique, l’idéal est que la personne qui fait appel à moi ait vraiment envie d’écouter et d’entendre son animal et qu’elle soit seule car il ressort souvent des choses très intimes. Quant à l’animal, qu’il soit le plus à l’aise possible, dans son environnement, au repos, libre d’aller et venir, de dormir ou non.

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Dans ta vie de tous les jours, que t’apporte le fait de communiquer avec les animaux ?
Dans mon quotidien, quand je ne suis pas au travail, pas grand-chose. Communiquer prend beaucoup d’énergie. Je me comporte comme tout le monde avec mes animaux, je ne suis pas « branchée » en permanence sur eux. Et c’est souvent plus compliqué avec ses propres animaux, car nos sentiments et notre mental prennent le pas plus facilement sur les perceptions. Le petit plus c’est qu’en balade j’en profite pour « discuter » avec des écureuils, des hérons, des lièvres …mais les laisser tranquille, c’est bien aussi ! Je pars du même principe sur les autres animaux. Communiquer sur le même mode de temps en temps c’est bien et utile, tout le temps, non. Aimeriez-vous tout le temps être sollicité par le chat du voisin pour savoir comment vous allez ou par votre défunte et respectable arrière-grand-mère ? Et bien l’inverse est pareil. S’il a été fait que nous soyons sur des canaux de communication différents, il faut selon moi le respecter. C’est très fatigant, bien qu’agréable, tant pour le médium (communicateur), que l’animal ou le défunt.

J’imagine que toutes les communications sont importantes, mais y en a-t-il une en particulier qui pourrait être ton meilleur souvenir ?
Oui toutes sont importantes et uniques ! Les plus émouvantes en générales sont quand l’animal me fait ressentir la grossesse de son humaine et que je lui mets « la puce à l’oreille » et que cette même personne me recontacte un peu plus tard pour me le confirmer. OU la gratitude de ceux qui ont été sauvés (de l’abandon, de la boucherie…) Ce ne sont pas tant les communications en général qui me laissent les meilleurs souvenirs mais leur résultat. Par exemple j’avais communiqué avec un chien que des cambrioleurs avaient martyrisé au pistolet à billes. Il ne sentait plus en sécurité nulle part et surtout plus chez lui. La solitude lui était devenue impossible comme les bruits violents. Selon sa maitresse il est beaucoup plus tranquille à présent, ne détruit plus, ne cherche plus à s’enfuir… « un autre chien » dit-elle. et moi je le ressens aussi très apaisé. Ou c’est encore un cheval qui suit à un grave accident de concours, ne pouvaient plus être transporté sans vivre un véritable stress ou se comporter normalement en compétition alors qu’il était en professionnel…à présent tout cela est derrière lui et sa cavalière…même si le cheval a bien conservé son sacré (mais attachant) caractère ! C’est dire à un éleveur de vaches laitières que l’une d’elles n’en peut plus, et que celui-ci en tienne compte et la mette en retraite au pré ! Ça, se sont de chouettes résultats de communication, au service du bien-être de ceux-ci ! Mais pour finir sur une note rigolote j’avais des clients qui participaient à haut niveau sur Equita Lyon cette année. L’un d’eux me dit, fait quelque chose ma jument est en stress, ça ne va jamais le faire…etc. ..et la jument de me dire « tu me le calmes là….j’en peux plus moi, son cœur bat vite, sa respiration aussi…. il passe son temps à regarder untel…. » Bref tout était vrai ! J’ai calmé l’humain… et tout s’est bien passé ! 😉

Quelle est ta relation avec les réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer, etc… ?
J’ai un site internet dixitenergie.com et une page Facebook. Je me suis fait un compte Instagram, mais ça ne correspond pas du tout à ma façon de communiquer, donc, je ne l’anime pas.
Mon principal média est Facebook, spontanément 80% de mes clients me contactent par ce biais. Ils y voient mon actualité, quand je peux je fais des petits reportages, des petits sondages…
Le seul inconvénient d’être en vitrine sur internet est que les gens ne tiennent pas compte de ta vie privée, ils attendent que tu sois disponible tout le temps tout de suite…pour cette raison, j’ai fait un message automatique donnant mes horaires. De même que pour les SMS j’en ai fait un disant que je n’y réponds plus, c’est vraiment stressant d’en recevoir en permanence pour le travail (60 à 80 par jour parfois !). Personne ne demanderait des tarifs ou des RV à son coiffeur ou son vétérinaire par SMS … hélas pour moi si. Donc, chers lecteurs, s’il vous plait…appelez moi ou faites-moi un mail…mais pas de SMS ! 😉
Mais à part cet inconvénient, Internet me permet d’avoir une clientèle internationale et ça c’est chouette ! Je travaille beaucoup à distance, mais j’aime aussi aller à la rencontre des gens à leur domicile, sur les élevages, les terrains de compétitions, les salons…. Les réseaux sociaux me permettent tout cela à la fois ! N’hésitez pas à vous abonner à ma page facebook Dixit Energie Communication Animale.

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Quels sont tes prochains déplacements ou ateliers ?
Je vais partir en Auvergne, j’y vais assez régulièrement, puis dans le Vercors et Bourgogne…je vais bien voyager jusqu’en Janvier ! Pour les ateliers de formation en communication animale, j’ai énormément de demande, mais je dispose en ce moment de trop peu de temps pour les faire et de peu de place…ceux qui les ont suivis comprendront ! J’en fait quelques-uns à titre privé chez les particuliers ou des élevages à la demande. J’en relancerai surement l’année prochaine, rassurez-vous toujours des petites formules de quelques heures à moins de 100€. En aucun cas on en peut exiger 3 niveaux comme je le vois souvent. Comme je l’ai expliqué la communication animale, c’est-à-dire médiumnité se travaille. Le groupe aide à l’émulation, mais le travail personnel permet d’affiner ses propres ressentis. Mieux vaut des petites sessions où les gens reviennent travailler quand ils veulent, comme ils veulent, s’ils le veulent… que des couteuses sessions de plusieurs jours abrutissantes…au formateur de s’adapter et non l’inverse ! D’autant plus que tout le monde n’a pas le même objectif, donc, chacun doit pouvoir s’arrêter quand il estime avoir l’aisance qui lui convient.

Vous pouvez retrouver Julie sur sa page facebook et son site internet. Elle est également tout le week-end au salon du bien-être de Villette d’Anthon (38) !

[À la découverte de] Ophélie Bruneau, SFFF power

Aujourd’hui, nous avons l’honneur d’accueillir Ophélie Bruneau. Amatrice de tenues à froufrous, de chapeaux miniatures, de sauvetage d’animaux et de poupées mannequins du monde entier, elle est aussi autrice de SFFF. Son roman « Et pour quelques gigahertz de plus » aux éditions Ad Astra a été finaliste du Prix Julia-Verlanger et coup de cœur des Bibliothèques municipales de la ville de Paris en 2012. Elle a publié (entre autres) sa série « Ana l’Étoilée » aux éditions du Chat Noir, a collaboré avec Florent Maudoux sur les romans tirés de sa BD « Freaks’ Squeele » et elle a rejoint le groupe The Deep Ones, un collectif de musiciens et d’auteurs de l’imaginaire proposant des lectures de textes en live avec accompagnement musical.
Ce mois-ci, vous pourrez découvrir son nouveau roman Young Adult, « L’Enceinte 9 », chez Lynks Editions.

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Photo de Philippe Schroeder.

Ophélie, bienvenue dans mon Terrier. Pour les lecteurs du blog, je te laisse en dire plus sur toi et ton parcours d’autrice.

Oh, c’est chouette ici ! Ça a l’air confortable. J’ai apporté des chocolats, est-ce que tu en veux ?
Ophélie Bruneau, c’est le vrai nom écrit sur ma carte d’identité. Si j’avais choisi un pseudonyme, j’aurais opté pour quelque chose de plus exotique, sans doute.
Les mots, les histoires, j’ai toujours vécu dedans, la faute à un cerveau bizarre qui interagit mal avec les gens en chair et en os, mais je n’imaginais pas être publiée. Et puis en 2006, j’ai réussi le NaNoWriMo : 30 jours, 50000 mots. C’était moins dur que je ne le craignais. Ça m’a donné envie d’aller plus loin. Depuis, je louvoie dans le joli petit milieu des littératures de l’imaginaire avec plein de nouvelles publiées, une dizaine de romans et quelques belles collaborations.

Quel est le processus de création de tes romans ? Comment construis-tu tes histoires, tes personnages… ? Qu’est-ce qui, à un moment, te fait dire que tu tiens une histoire à raconter ?

Tout commence par une image, une ambiance, une ébauche de scène, un thème qui gagnerait à être abordé autrement (cf. Catherine Dufour et son idée du « livre manquant »). Je garde, j’attends, j’ajoute d’autres ingrédients. Peu à peu, les personnages s’esquissent, la base prend forme. Ensuite vient la réflexion, comment donner vie à ces fragments, dans quel univers, comment articuler l’intrigue pour qu’elle tienne la route. Je me documente, je pose un plan succinct. Je me donne des contraintes (« les deux parents du héros sont en vie et il leur parle encore » ou bien « inclure des poules ») pour que l’écriture ressemble à un jeu. Un jour, je me lance dans la rédaction. Et bien entendu, je ne suis mon plan qu’à moitié.

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Lequel de tes personnages préfères-tu ? Et au contraire, à qui aimerais-tu mettre une claque derrière la tête ?

J’ai un faible pour les clowns, les gentils qui parlent fort et qui font des blagues, typiquement, Léonie dans L’Ouroboros d’argent.
Quand je suis passée de l’autre côté du miroir pour Freaks’ Squeele, je me suis rendu compte que les personnages préférés de l’auteur n’étaient pas les mêmes que ceux du lecteur. Dans le trio de héros, je m’identifie davantage à Xiong Mao la studieuse, mais à écrire, Chance est beaucoup plus fun.
Bref, oui aux personnages marrants, non aux fourbes, aux moralisateurs et à ceux qui refusent de se remettre en question (Artie, je te vois, je t’aime mais tu es un vilain).

Quel est ton meilleur souvenir d’autrice ?

À chaque personne qui s’arrête devant moi parce qu’on lui a recommandé un de mes livres, à chaque festival qui m’invite, à chaque éditeur qui dit « oui » à un de mes romans, à chaque anthologiste qui me demande une nouvelle, c’est le plus beau jour de ma vie. Il y a des périodes très fastes où c’est le plus beau jour de ma vie plusieurs fois dans la journée.

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Où puises-tu tes inspirations ?

Dans mes rêves, dans les rêves des autres (coucou Robert Darvel), dans les transports en commun, dans mes lectures (coucou Karim Berrouka), dans mes sorties ciné… Le secret, c’est de garder les écoutilles ouvertes en grand, et aussi de réfléchir beaucoup, parce que l’étincelle initiale ne suffit pas à faire une histoire. Écrire, c’est aussi et surtout du boulot.

Quel est le dernier livre que tu as lu ? Et le dernier film (ou série) vu ?

Dans la collection Aventure des fascicules du Carnoplaste, je viens de lire les deux fictions préhistoriques de Xavier Dollo, un drôle d’exercice de style où l’auteur parvient à écrire au premier degré en apparence, tout en étant en fait complètement méta.
Rien à voir avec le rattrapage de l’intégrale Ghost in the Shell : Stand Alone Complex que nous avons fait avec mon mari.
À moins que…
Non, vraiment pas.

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Raconte-nous une journée idéale.

Si je peux me lever naturellement, sans réveil, sans contrainte, c’est un bon début. Et bien manger, aussi. La bouffe, c’est la vie. Le reste peut et doit changer : film, balade, musée, salon littéraire, ce qui compte, c’est le bonheur de la découverte et du partage.
La journée idéale d’aujourd’hui n’est pas la même que celle de demain. Quant à savoir si elle inclut une séance d’écriture… Parfois oui, parfois non !

Si tu pouvais aller prendre un café avec un artiste (vivant ou mort), qui choisirais-tu ?

Neil Gaiman ! C’est un des créateurs avec lesquels je me sens le plus en phase, je vois les faiblesses de ses œuvres mais ses forces les compensent au centuple. Il y a une humanité profonde aussi bien dans ses textes que dans sa présence sur les réseaux sociaux.

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Et enfin, quels sont tes projets à venir ?

L’Enceinte 9, un roman YA à l’ambiance dystopique, paraîtra le 22 août 2019 aux éditions Lynks. J’aurai l’occasion de le dédicacer, et de rencontrer du monde par la même occasion, aux Aventuriales fin septembre, aux Halliennales début octobre, et probablement aux Utopiales à la Toussaint.
D’ici à la fin 2019, j’ai pour but d’écrire deux nouvelles, puis de finir deux premiers jets de romans : un polar fantastique et un gros projet steampunk. Faut pas traîner, la pile à écrire est haute comme ça !

Un grand merci à Ophélie d’avoir répondu à mes questions ! Vous pouvez la retrouver sur son site internetsa page facebook ou encore sur Twitter.