[À la découverte de] Isaac Marion, auteur dans l’espace

(English below)

Aujourd’hui dans mon Terrier, un invité particulier. Il est américain, il écrit des romans de zombies dont mon préféré de tous les temps, et surtout, il a changé ma vie en me permettant de me lancer dans le genre. Oui, c’est un peu la joie et la félicité pour moi, cet article.
J’accueille donc aujourd’hui Isaac Marion, qui a accepté de jouer le jeu des questions/réponses.

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Photo par Juliann Itter

Isaac Marion, qui est-ce ? C’est un musicien/chanteur, vous pouvez écouter ce qu’il fait sur ce site.
C’est également l’auteur de « Vivants » (ma chronique ici), le seul de sa série de romans à avoir été traduit en français. Vous connaissez sûrement le film tiré du livre et reprenant le titre original « Warm Bodies ».
Isaac a écrit « The New Hunger », une courte préquelle de « Vivants » où on retrouve les personnages quelques années plus tôt. En février dernier est sorti aux États-Unis et au Royaume-Uni « The Burning World », suite directe de « Vivants » (ma chronique ici).
Comme je le disais, ces deux romans ne sont pas traduits en français pour le moment, ce qui est une considérable tristesse (pour ceux qui ne lisent pas en VO plus particulièrement, les autres vous n’avez aucune excuse pour ne pas avoir lu les bouquins).

Pourquoi ? Pourquoi aucune maison d’édition ne s’est lancée dans l’aventure de la traduction ? C’est un mystère. Parce que selon moi, ces romans sont des merveilles.

Je laisse maintenant la place à l’auteur lui-même, que je remercie infiniment pour le temps passé à répondre à mes questions de fan transie. Pour ceux qui lisent l’anglais, j’ai ajouté l’interview originale plus bas. Bonne lecture !

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On te connaît pour « Vivants » qui a été traduit en Français et publié par Bragelonne en 2012. Peux-tu nous en dire plus sur la suite, « The Burning World », et pourquoi il est important qu’elle soit traduite également ?

« The Burning World » est la suite directe de « Vivants » et commence quelque chose comme deux mois plus tard. R est presque entièrement guéri de l’infection mais son identité reste encore partielle : pas de souvenirs, pas de passé, pas de sentiment d’appartenance à ce nouveau monde. Pendant qu’il s’efforce de réintégrer la société humaine, une étrange organisation militaire venue d’une autre époque arrive pour « restaurer l’ordre ». R et Julie doivent alors prendre la route vers des horizons inconnus.

En ce qui concerne une traduction, ce serait vraiment génial si ça arrivait. À ma grande déception, il n’y a pas encore eu d’offres pour traduire le roman car apparemment, « Vivants » ne s’est pas vendu suffisamment bien à l’international. Ça me semble tellement injuste que les lecteurs de « Vivants » doivent rester en attente du reste de la série. J’espère que ça changera quand la série sera terminée et que les ventes décolleront. Et, bien sûr, si un autre film survient et change la donne.

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Comment construis-tu tes histoires ? Est-ce que tu as tout dans la tête avant de commencer ou suis-tu tes personnages là où ils vont ?

C’est un peu des deux. J’esquisse un flux d’événements et j’imagine de quoi les scènes auraient l’air et comment je les ressentirais dans ma tête pour avoir un guide à suivre pendant l’écriture, mais je ne le respecte pas religieusement. Le plan général est toujours en mutation avec les personnages et le scénario qui se développent.

Est-ce que tu as une routine d’écriture ?

Je me réveille, je prends mon petit-déjeuner, et je marche jusqu’au café. De préférence sans parler à quiconque, sans écouter aucune nouvelle, et sans interagir avec le monde. J’essaie de sauter directement de mes rêves à ma fiction.

Quelles sont tes inspirations dans la vie ?

La musique. Les villes. La nature. Les amis. L’espace. Les rêves. Les drogues.

Quel est le dernier livre que tu as lu ?

« Universal Harvester », de John Darnielle. Je ne suis pas encore certain de ce que j’en ai pensé. Très difficile à saisir, une écriture distante avec une fin qui était un peu facile. Mais également très morose et intriguant, avec des passages d’une très belle prose.

Tu as écrit une nouvelle pour une anthologie basée sur « La Nuit des Morts-Vivants » de Romero. Qu’est-ce que ça fait d’entrer dans un univers qui n’est pas le sien ?

Wow, je suis surpris que tu sois au courant de ça ! C’était une expérience intéressante. « La Nuit des Morts-Vivants » est l’un des rares films de zombie pour lesquels j’ai un grand respect artistique. Il a de la retenue. Il a de la classe. Même un peu d’ambiguïté.

Mon histoire est au sujet de la fille, qui passe la totalité du film allongée sur la table au sous-sol à écouter ses parents se disputer. Elle a toujours été la partie la plus intrigante du film parce qu’elle expérimente cette transition lente de vivant à mort-vivant, mais nous n’avons jamais la moindre idée de ce à quoi ça ressemble pour elle. Et son comportement à la fin est un peu déroutant : elle tue sa mère sauvagement… mais ne la mange pas ? Il y a là une certaine complexité que le film laisse inexplorée, alors j’ai trouvé excitant de plonger là-dedans et de décrire son état intérieur à un niveau que le film n’a pas atteint.

Si tu pouvais aller n’importe où maintenant, gratuitement, où irais-tu ?

La Lune. Je ressens pleinement la pression des foules dernièrement. J’ai envie d’enfouir mon visage dans de la poudre de Lune et de faire une longue sieste.

Quel est ton meilleur souvenir d’auteur ?

Honnêtement, ça serait l’expérience du tournage du film. J’ai eu des instants très profonds dans le processus d’écriture, mais c’est compliqué pour n’importe quoi de tenir la comparaison avec la sensation d’être entouré par des gens travaillant à donner vie à ton histoire. Regarder des acteurs jouer des personnes nées de ton propre esprit. Voir tout cet art, cet argent et ce talent qui s’assemblent pour construire un monde que tu as inventé. Il n’y a juste rien de comparable.

Le monde brûle, les zombies sont partout et tu es l’un d’eux. Mais le remède se répand et les zombies commencent à se souvenir de qui ils étaient avant. Voudrais-tu récupérer tous tes souvenirs ou préférerais-tu un nouveau départ ?

C’est un peu le conflit central de « The Burning World », donc je ne peux pas dire grand-chose sans risquer de spoiler ! Mais essentiellement… il n’y a pas de nouveau départ. Nos passés -souvenirs, expériences, leçons apprises-, sont les matériaux qui composent nos identités. Si tu enlèves tout ça, qui es-tu ?

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Dernière question : où doit-on t’emmener pour un premier rendez-vous parfait ?

Haha, eh bien, pour un tout premier rendez-vous, rien de vraiment spécial ! Amenez-moi dans un bar chaud et sombre, avec un verre de bon whisky, et je serai prêt à vous ouvrir mon âme.

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Liens utiles :
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And now that I declared my love in French, here is the English version of Isaac Marion’s interview. Thanks again for your time!

We know you for ‘Warm Bodies’, which has been translated in French a few years ago. Can you tell us about ‘The Burning World’ and how awesome it would be if it were translated too?

The Burning World is a direct sequel to Warm Bodies and begins about 2 months later. R has mostly recovered from the plague but still lacks an identity—no memories, no history, no sense of place in the new world. So he’s struggling with integrating back into human society, and then this strange military organization from the old days shows up to « restore order » and R and Julie have to go on the run, out into the unknown world.

As for a translation, it would certainly be awesome if it happened. To my great disappointment, there haven’t been any offers for translations yet because apparently Warm Bodies did not sell well enough internationally. It seems very unfair to me, that the readers of Warm Bodies will be left hanging for the rest of the series. I really hope this will change when the series is finished and sales start to pick up. And of course, if another movie ever happens that will change everything.

How do you build your stories? Do you have everything in mind before starting or do you follow your characters along their way?

It’s a little of both. I sketch out a rough flow of events and imagine how the scenes will look and feel in my head so that I have a guide to follow while writing, but I don’t stick to it religiously. The plan always mutates and changes as the characters and plot lines develop.

Do you have a writing routine?

I wake up, eat breakfast, and walk to the coffee shop. Preferably without talking to anyone or seeing any news or interacting with the world at all. I try to jump directly from my dreams into my fiction.

What and/or who are your inspirations in life?

Music. Cities. Nature. Friends. Space. Dreams. Drugs.

What’s the last book you read?

UNIVERSAL HARVESTER, by John Darnielle. I’m still not entirely sure what to make of it. Very elusive, arms-length writing with an ending that was a bit of a cop-out. But also very moody and intriguing with moments of really beautiful prose.

You wrote a short story for an anthology based on Romero’s ‘Night of the Living Dead’. What was it like to enter this universe that wasn’t yours?

Wow, I’m surprised you know about that! It was an interesting experience. Night of the Living Dead is one of the few zombie films that I feel I can really respect on artistic level. It has restraint. It has class. Even a bit of ambiguity. My story is about the girl, the daughter who spends the whole film lying on the table in the basement listening to her parents fight. She was always the most intriguing part of the film because she experiences that slow transition from living to undead, but we never get any clue as to what that’s like for her. And her behavior at the end is somewhat puzzling—she kills her mother savagely…but doesn’t eat her? There’s some complexity there that the movie leaves unexplored, so I found it thrilling to jump in there and describe her internal state on a level that the movie didn’t touch.

If you could go anywhere right now, for free, where would you go?

The moon. I’m feeling the pressure of crowds lately. I want to bury my face in some cool moon powder and take a long nap.

What is your best memory as a writer?

Honestly, it would have to be the experience of being on the movie set. I’ve had some profound moments in the actual writing process, but it’s hard for anything to compete with the feeling of being surrounded by people working to bring your story to life. Watching actors play people born out of your own mind. Seeing all the craft and money and artistry that goes into building a world you imagined. There’s just nothing else like that.

The world is burning, zombies are everywhere and you are one of them. But the cure is spreading and zombies are remembering who they were before. Would you want your memories back, or would you rather have a fresh start?

That’s kind of the central conflict in THE BURNING WORLD, so I can’t say too much without spoiling it! But essentially…there are no fresh starts. Our pasts—memories, experiences, lessons learned—are the materials that compose our identities. Take all that away and who are you?

Last question: where should one take you for a perfect first date?

Haha, well, for a very first date, nothing too special! Give me a warm, dark bar and a glass of good whiskey and I’m ready to bare my soul.

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Where to find Isaac Marion?
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[À la découverte de] J. Arden, auteure et super-héroïne

Aujourd’hui au Terrier, nous recevons J. Arden autour d’une tasse de thé virtuelle. Auteure de la série « Les Sentinelles de l’Ombre » aux éditions Rebelle, elle fait une entrée fracassante chez J’ai Lu avec « De Trèfles et de Plumes » (ma chronique ici).

Bien le bonjour J., et welcome dans mon Terrier ! Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plaît ?

Bonjour, petit renard, joli terrier que voilà, on se croirait chez Bilbo :D. Julie, 29 ans, toulousaine, fan de fantastique et de super-héros, Hobbit de nature (puisqu’on en parle !) avec du sang de dragon dans les veines pour le côté volcanique parfois. Au quotidien, quand je n’écris pas, je suis réceptionniste de nuit, marraine d’une wonder filleule et, depuis peu, gaga de mon chat.

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Quel est le processus de création de tes romans ? Comment construis-tu tes histoires, tes personnages… ? Qu’est-ce qui, à un moment, te fait dire que tu tiens une histoire à raconter ?

Je fais partie de ces auteurs qui écrivent beaucoup à l’instinct. Chez moi, vous ne verrez pas de panneaux avec des post-it qui décortiquent chaque roman de À à Z. J’ai des petits carnets noircis avec mes idées ; l’écriture y est si illisible que je suis la seule à pouvoir les déchiffrer ! Mon téléphone me sert aussi pas mal, j’ai toujours une trentaine de notes dessus avec des bouts de dialogues…

Pour en revenir à ce que je disais plus haut, j’écris à l’instinct. J’aime me laisser surprendre par la tournure des événements et bon nombre de scènes s’ajoutent à chacun de mes romans, alors qu’elles n’étaient pas prévues au programme. Ma bêta lectrice dit que c’est en partie vrai, car j’ai, selon elle, un esprit très organisé même si je n’en ai pas conscience. J’ai souvent l’impression que ma tête est comme un labyrinthe qui se réagence au fur et à mesure que je construis mes histoires. Une chose est sûre, je les laisse toujours émerger, une par une, avant de me retrouver face à l’écran. Je les déroule comme un film, plusieurs fois, en notant tout ce qui me passe par la tête. La trame générale est définitive et s’élabore autour d’événements clefs ou de traumatismes que je veux faire subir à mes héros. En parallèle, des détails ou anecdotes jaillissent d’eux-mêmes pour m’aider à ressentir l’âme de chacun des protagonistes.

J’écoute beaucoup de musique pour me mettre dans l’ambiance de chaque scène, mon répertoire est très variable. AC/DC a ma préférence pour les scènes d’action. Pour les scènes émotionnelles, c’est plus des bandes originales de films que je trouve très inspirantes. Je pense que j’écris avant tout des histoires humaines, même quand on est dans des mondes créés de toutes pièces ou presque. J’aime ce que le fantastique permet de faire grâce aux enjeux épiques et héroïques qu’il renferme. Je sais que je tiens vraiment une histoire quand le personnage principal devient plus prégnant dans mon esprit. Si sa voix me démange, c’est que c’est le moment de développer son histoire.

« Les Sentinelles de l’Ombre » est une série qui traite de vampires et de loups-garous sur fond de mythes égyptiens. « De Trèfles et de Plumes » va plutôt conter fleurette à l’Angleterre Victorienne. Comment gères-tu le passage de l’un à l’autre ?

Je ne me suis jamais vraiment posé cette question parce que ce sont des univers aux antipodes l’un de l’autre. Tout y est différent : le caractère de l’héroïne, l’univers, l’écriture, le contexte. Disons que le fait que j’écrive un livre à la fois aide à bien m’ancrer dans le monde que j’ai décidé de développer ou de retrouver. Ma méthode de travail varie sensiblement aussi de l’une à l’autre de ces séries. Avec Anya, l’écriture à l’instinct dont je parlais est de mise, pour Sláine, par contre, c’est plus carré vu que ce sont des enquêtes et que je construis le récit avec pour mantra : le cocasse ultime :D.

Lequel de tes personnages préfères-tu ? Et au contraire, à qui aimerais-tu mettre une claque derrière la tête ?

Ça dépend vraiment de mon humeur. J’ai beaucoup eu envie de baffer Anya, je l’avoue. Depuis la fin du tome 4, je ne pense plus que j’aurai des envies de violence à son encontre, car elle a bien grandi. Je crois que j’ai une préférence pour Sláine, quand même. Elle est folle, elle me fait rire et je suis fan de l’époque victorienne, alors…

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Quelles sont tes inspirations ? Littéraires ou artistiques, ou même dans la vie courante ?

Je n’ai pas d’inspirations conscientes, je crois que la pop culture en général m’a bien nourrie quand j’étais enfant. Elle continue de le faire, évidemment, mais c’est quand on est enfant que notre imaginaire se construit. Comme je le disais plus haut, j’ai un penchant pour les films de super-héros et pour les épopées fantasy. Bien sûr, j’adore l’urban fantasy ^_^. Quelle découverte il y a quelques années !

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les rencontres « en vrai », etc… ?

Quand on est auteur, je pense que, de nos jours, les réseaux sociaux, surtout facebook, sont incontournables, qu’on veuille l’admettre ou non. Ces dernières années, la résurgence du fantastique au cinéma (et dans les séries) a suscité des vocations chez des gens ordinaires, comme moi, qui se sont mis à écrire. Nous sommes nombreux et le milieu est rude en partie à cause de ça. Les réseaux sociaux apportent une belle visibilité, ils créent des liens avec les lecteurs et permettent aux auteurs de s’exprimer pour présenter leurs romans. De plus, les lecteurs ont l’air curieux de savoir qui se cache derrière un livre. C’est surtout vrai concernant les auteurs francophones, ça l’est moins pour les auteurs anglophones à cause de la barrière de la langue et du succès qui est le leur. Les auteurs francophones sont plus accessibles, on me le dit souvent en privé quand je réponds aux messages. Les réseaux sociaux font tomber des barrières, on a tendance à basculer dans la familiarité immédiatement. C’est bien et moins bien, tout dépend des circonstances. J’aime échanger avec les lecteurs, mais j’ai parfois l’impression de les envoyer bouler quand je ne réponds pas lol. Ce n’est pas du tout mon intention, juste, si je veux écrire et vivre à côté (ce qui enrichit l’écriture), je ne peux pas passer mon temps sur facebook.

Pour ce qui est de ma manière de communiquer, je ne suis pas comédienne pour un sou, j’ai un visage expressif et je n’ai aucune patience pour les faux-semblants. Tout ça pour dire, à la « scène » comme à la ville :). En vérité, je ne me sens auteur qu’en salon où je prends de plein fouet l’énergie que dégagent les lecteurs. Quand je suis chez moi, face à mon ordinateur, j’écris, mais ce n’est pas pareil, je me fais l’effet d’un ours en hibernation avec ma vieille polaire, mes Uggs et ma tasse de thé/café.

Que fais-tu de ton temps libre, entre l’écriture et l’hôtel Machin ?

Je suis casanière, j’aime lire, regarder des films, des séries, discuter avec les copines, m’occuper de ma nièce. En dehors de l’hôtel et de l’écriture, j’ai peu de temps libre, en toute honnêteté… Mais ne pleurons pas, j’apprécie le calme, l’écriture m’a rendue encore plus oursonne que je ne l’étais :D.

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Quel est ton plus beau souvenir de salon ou de dédicace ?

Les lectrices qui viennent avec leur mère après leur avoir fait découvrir mes livres. Ça m’émeut de savoir que j’ai indirectement contribué à renforcer le lien entre deux générations.

Et pour finir, si tu pouvais aller prendre le thé avec n’importe quel auteur, qui serait l’heureux élu ?

Oh, ça, c’est de la question difficile ! C’est aussi délicat que de me demander avec quels personnages imaginaires j’aimerais le prendre, ce thé ! Allez, Nalini Singh que j’adore et qui, il paraît, est super sympa.

Je te remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et je te dis à bientôt au détour d’un salon ! ^o^

Poison Ivy attend toujours Harley Quinn ;).

*

Le tome 4 des « Sentinelles de l’Ombre » paraîtra à l’occasion du Salon du Livre de Paris les 19 et 20 mars 2016.

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[À la découverte de] Melody Nightingale, auteur zombiesque.

Je suis ravie d’accueillir aujourd’hui Melody Nightingale, auteur à succès de plusieurs romans sur le thème des zombies. Bonjour, Melody, et bienvenue dans mon Terrier !

Bonjour à toi, et à tes lecteurs. Merci de me donner l’opportunité de discuter un peu sur ce blog très sympathique.

Melody, je te laisse te présenter en quelques mots aux lecteurs qui ne te connaissent pas encore. ^^

Très bien, alors, je m’appelle Melody Nightingale, je suis un auteur français, résidant dans le Vieux-Lyon. Mon thème de prédilection est le zombie, j’ai écrit cinq romans sur le sujet et un sixième est sur le point de paraître.

J’ai fait des études de stylisme, et je suis une fana de shopping : je peux passer des heures dans les magasins pour dénicher la robe qui me plaît. Les fringues, donc, mais aussi les livres. Laissez-moi dans une librairie, et je reviens chargée comme une mule !

Un chat, Ulysse, partage mon appartement, et son activité préférée est apparemment de me faire la misère. Il aime bien manger dans mon assiette et s’asseoir sur mon visage pour me réveiller d’une sieste.

Mes passe-temps favoris, outre le shopping et l’écriture, sont la lecture et le cinéma. Si je pouvais, je passerais mon temps dans les salles obscures.

Qu’est-ce qui t’a menée à l’écriture ?

Une situation tout à fait banale, en tout cas pour moi. Je revenais d’une mission particulièrement éprouvante pour mon travail (à l’époque, je faisais complètement autre chose), et je me suis dit « hey, si ces gars, là, avaient été des zombies ? ». Et comme en revenant de cette mission, je m’étais achetée une paire de chaussures pour me récompenser, le fil de mes pensées a suivi : « des zombies… et des talons aiguilles ? »

Boum, voilà, mon premier roman commençait. Je me suis aperçue que c’était drôlement sympa d’écrire des romans dans ce genre-là, que ça me permettait d’oublier un peu mon quotidien. Et je n’ai plus arrêté.

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Quel est le processus de création de tes romans ? Comment construis-tu tes histoires, tes personnages… ?

J’ai environ un million d’idées de romans, mais très peu voient le jour. Il faut une sorte d’étincelle pour que je décide que oui, l’idée vaut le coup d’y passer du temps. Généralement, il ne suffit pas de grand chose, une scène particulièrement vivante à mes yeux, un dialogue que j’arrive à entendre, ou, parfois, que je visualise complètement un de mes personnages.

Par exemple, pour Avoir un look fashion pendant l’Apocalypse, je venais de regarder Casino Royale, et je suis tombée en admiration devant Eva Green. Mélanie, l’héroïne du roman, est complètement inspirée d’elle. Tout comme l’ambiance de ma trilogie Zombie Killer, qui m’a été inspirée par Robin Hood, de la BBC (série dans laquelle joue le beau Richard Armitage, dont je suis une fan depuis « North and South » ♥).

Une fois que l’idée est lancée, j’y vais sans préparation. J’ai essayé plusieurs fois d’écrire un véritable scénario, de suivre un plan, mais à la fin, le roman ne ressemblait absolument pas à ce qui avait été décidé au départ, donc j’ai stoppé tout ça pour ne plus perdre de temps.

Quelles sont tes inspirations ? Littéraires ou artistiques, ou même dans la vie courante ?

J’ai envie de répondre que je m’inspire de la vie réelle, mais personne ne me croirait, non ? ^^

Dans la vie courante, ma grand-mère est une source d’inspiration qui ne se tarit pas. Elle est forte, indépendante, drôle, intelligente, aimante. Si je deviens la moitié de la femme qu’elle est, je serais heureuse ! J’aime aussi beaucoup m’inspirer de mon frère, qui vit toujours des choses complètement folles.

Du côté littéraire, j’ai une véritable passion pour la Terre du Milieu. Mon rêve serait d’être un jour capable d’inventer un monde comme celui-ci, avec des peuples, des langues, des coutumes. J’ai également beaucoup aimé ma dernière lecture « zombie », avec la trilogie de Mira Grant, qui m’a donné une vraie envie de donner une touche un chouilla moins frivole à mes romans.

Mon dernier coup de cœur artistique a été pour les films du Hobbit. J’étais déjà fan du travail de Peter Jackson, mais là, on a atteint un autre niveau. Je ne vais pas en dire plus, car je pense que je ne saurai pas m’arrêter. ^^

J’avoue, moi c’est pareil… :p On va revenir sur tes romans, maintenant, avec une question toute bête : pourquoi le zombie ?

Eh bien… parce que c’est la créature la plus proche de moi, tout en étant mon exact contraire. Ah, vous ne vous y attendiez pas, hein ? ^_^ Je pourrais explorer cette réponse, mais je serais obligée de vous tuer après, donc pourquoi le zombie dans la littérature, c’est ça ?

Parce que dégommer des monstres (en fiction) me fait un bien fou, et le zombie, avec sa lenteur, son manque de coordination, et en même temps l’angoisse qu’il représente, tout ça fait qu’il est une source pour l’imagination populaire. On en fait des films d’horreur, des films drôles, de la romance, même ! Il en est de même pour d’autres créatures, je pense par exemple aux vampires, mais avec le zombie, même dans le comique, il reste toujours cette sensation d’angoisse liée à la perte de son identité, à la fuite, au manque de sécurité, et surtout, à la peur de se faire manger vivant.

Pourquoi le zombie ? Parce qu’il m’inspire, tout simplement.

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Que penses-tu des réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les rencontres « en vrai », etc… ?

Alors, comment dire ? Je suis accro aux réseaux sociaux, et plus particulièrement à Twitter (mon compte : necromelody). J’avais une page facebook aussi, mais je me suis prise de bec avec une auteure dont la phrase fétiche était « il manque quelque chose dans les romans de Melody, alors que dans les miens, par exemple, on trouve tout ce qu’il faut ». L’ambiance de facebook me met mal à l’aise, alors que sur Twitter, je débite des bêtises aussi vite que ma machette ! Enfin, que mon stylo. ^_~

Internet, je ne pourrais pas m’en passer. Avoir toutes les infos que je veux à portée de clic, c’est juste génial. Répondre à des emails dans la minute, correspondre avec des gens à l’autre bout de la terre, j’adore. Je pense aussi que le succès de mes bouquins vient en grande partie de la blogosphère française. Il y a tout un tas de blogueuses super sympa qui relaient les infos et organisent des événements, et discuter avec des fans de zombie est assez rigolo.

Bien sûr, je préfère les rencontres « IRL », pour mettre un visage sur un pseudo, ou avoir des commentaires spontanés.

C’est vrai que tu fais beaucoup de salons. Y-en-a-t-il un que tu aimes particulièrement ?

Octogônes, sans hésitation ! Déjà parce que c’est à côté de chez moi. Et l’ambiance est trop géniale. C’est différent des autres salons, puisque là, c’est tout de même plus centré sur les jeux (plateau, rôle, etc…), et le pôle fiction est une sorte de bonus. Les organisateurs et bénévoles sont parmi les gens que j’aime le plus côtoyer dans ce milieu, je les retrouve souvent dans LA librairie* où il faut aller lorsqu’on est fan de fantastique.

L’an dernier, ils avaient même fait une thématique sur le zombie pour que je puisse animer une table ronde, c’était trop bien.

Sinon, j’aime bien aussi les Imaginales, mais j’y dépense beaucoup trop d’argent sur les différents stands. ^^

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Décris-nous ce que serait ta journée idéale. 🙂

Déjà, ce serait de faire la grasse matinée sans que mon chat ne vienne me réveiller. Un bon café bien chaud, des croissants ou des tartines au Nutella en guise de petit-déjeuner.

Ensuite, je partagerais ma journée entre des sessions d’écriture, des visionnages de séries TV (j’ai dit que j’étais une accro aux séries ?), et probablement une sortie shopping ou promenade avec mon frérot.

Bon, dernière question avant de te rendre à tes zombies : as-tu des projets à venir que tu souhaites partager avec nous ?

Eh bien, à part Zombitions qui sort dans quelques jours, je suis également en pleine écriture d’un scénario pour le cinéma. C’est la première fois que je me lance dans ce type de projet, et j’ai sauté sur l’occasion quand on me l’a proposé ! J’apprécie le fait que j’ai carte blanche, hormis le fait que le personnage principal doit être un homme, puisque l’acteur a déjà été casté. Je n’ai pas encore le droit de révéler qui c’est, mais écrire un rôle pour lui me rend toute joie ! (Et non, ce n’est pas Richard Armitage. Peut-être le prochain ? :p)

Le tournage commence normalement dans six mois, et je me suis auto-chargée de faire un compte-rendu quotidien via Twitter. ^_~

Nous suivrons ça avec grand intérêt ! Merci beaucoup pour le temps que tu as pris à répondre à mes questions, Melody, et on se donne rendez-vous pour la sortie de « Zombitions ». ^o^

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Notes : « La librairie » en question est bien évidemment Trollune, au 25 rue Sébastien Gryphe, à Lyon.
Les trois couvertures présentées ici sont l’œuvre de Feather Wenlock. ♥

[À la découverte de] Fantaisies de Coton, crochet magique.

Seconde interview dans le cadre de mes « À la découverte de », et cette fois-ci, c’est ma petite maman qui a la parole. 😀

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Bonjour Muriel, et bienvenue dans mon Terrier ! Je te laisse te présenter en quelques mots aux lecteurs qui ne te connaissent pas encore. ^^

Je suis la vieille dame avec un chignon gris qui crochète des kilomètres d’écharpe sur un rocking chair ! 

Plus sérieusement, je suis une « jeune » mamie, assistante maternelle, passionnée depuis toujours par tout ce qui touche l’imagination, la création et le DIY.

Qu’est-ce qui t’a menée vers le crochet ? Est-ce la seule technique que tu utilises, ou proposes-tu d’autres méthodes pour tes créations ?

Je suis tombée dans une marmite remplie de pelotes de toutes les couleurs et de toutes les matières lorsque j’étais toute petite. Mes grands-mères avaient toujours un crochet ou des aiguilles au bout des doigts, et j’ai été touchée par le virus. Je ne pense pas me tromper en disant que je suis malheureusement la seule de ma génération dans la famille à l’avoir attrapé. J’utilise le crochet, du plus fin possible pour réaliser des créations minutieuses en coton, à des grosseurs un peu plus raisonnables et moins contraignantes pour les yeux. C’est un réel plaisir de voir naître chacun de mes petits amigurumis. Je me suis lancée il y a peu dans la frivolité à l’aiguille, mais je me sens vraiment dans mon élément avec un crochet.

Comment choisis-tu tes prochaines créations ? D’où te vient l’inspiration ?

J’ai ouvert ma page en demandant à mes amis de me lancer des défis. C’est ainsi que sont nés Jack Skellington, Mario Bros et Luigi, le Diablotin, « O » l’ours zombie, et mon plus grand défi, la Tortue A’tuin et le disque monde… En fait, je ne choisis pas une création, elle vient à moi.

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Quelle est la pièce que tu affectionnes le plus, et pourquoi ?

J’aime beaucoup tous mes Zamimos, mais je n’ai pas vraiment de préférence, tout simplement parce que chaque création est unique, et que je me donne entièrement à chacune.

Comment te mets-tu en condition pour crocheter (musique, boisson, ambiance, etc…) ?

Rien, absolument rien, ne me met « en condition » si ce n’est le temps, qui est un atout majeur pour pouvoir créer. Je peux « travailler » n’importe quand et n’importe où, à partir du moment où je prends mon crochet et mes fils de coton, tout ce qui se passe autour importe peu …

Il y a beaucoup d’animaux dans tes créations, t’arrive-t-il de faire complètement autre chose ? Et y-a-t-il un thème que tu n’as pas encore essayé mais qui serait dans tes projets ?

Oui, il y a beaucoup d’animaux, j’ai commencé justement par la série des Zamimos, mais je crée aussi des sautoirs, des boucles d’oreilles, des petites choses déco, des marionnettes de doigts, des porte-clefs … Un thème que je vais aborder très bientôt, les Cupcakes et autres gourmandises

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Que penses-tu des réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les rencontres « en vrai », etc… ?

Je n’aime pas beaucoup les foules, alors, pour moi, c’est vrai, les réseaux sociaux me permettent de faire connaître mes créations, en toute sérénité. La façon de communiquer n’est pas si différente, mes « clients » finissent même par me connaître assez rapidement, et le lien est tissé plus facilement que sur les marchés.

Est-ce que faire des salons, des marchés de Noël , est dans tes projets ?

Eh bien, il faudrait qu’un jour j’arrive à me lancer dans une telle démarche, mais ce n’est encore qu’une réflexion.

Décris-nous ce que serait ta journée idéale. 🙂

Idéale, je ne sais pas … J’aime déjà beaucoup mes journées, entre mes passions (crochet, dessin, lecture, peinture …), mes enfants, mon petit-fils, ma famille, mes amis.

La journée que j’apprécierais : une journée en Ardèche, avec mes proches, pour une belle et longue balade en forêt, comme lorsque j’étais enfant.

Tu n’as pas beaucoup de stock sur ta boutique en ligne. Privilèges-tu les commandes particulières ? Comment abordes-tu ce travail ?

Et non, je n’ai pas beaucoup de stock, tout part dès la création, je ne m’en plains pas  Les commandes sont privilégiées, mais je dis parfois « stop », pour pouvoir créer librement.

As-tu des projets à venir que tu souhaites partager avec les lecteurs du blog ?

Comme je l’ai dit un peu avant, très bientôt la série « Cupcakes », à plus long terme, des doudous multicolores, des poupées spaghetti, et toujours les défis qui me sont lancés.

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Marque-pages « Zombitions », bientôt à gagner. 😀

Un grand merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et à très bientôt sur Fantaisies de Coton. ^o^

Merci à toi, d’avoir mis en lumière Fantaisies de Coton, et de m’avoir offert de ton temps. À bientôt…

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