« Parler de ses peines, c’est déjà se consoler. »

DSCN1982aa

L’année 2019 a été l’une des années les plus difficiles de toute ma vie, si ce n’est la plus difficile. Des deuils, j’en ai connu et des sévères. Deuil d’humains et deuil d’animaux. Mais un deuil comme celui que je vis depuis mars 2019, jamais. Chaque matin, se lever avec l’unique envie que la journée passe rapidement afin de retourner se coucher. Ne plus avoir envie de rien. Ne plus savoir ce qu’est l’enthousiasme, les bonheurs simples. Voir le temps défiler en se disant que la peine est tellement récente, et vivre l’éternité en souffrance.

Cette année 2019, je l’ai passée enfermée dans ma douleur et la solitude de ne pas pouvoir la partager. Malgré le soutien que j’ai pu recevoir, Ghost était mon compagnon à moi seule, c’était un lien unique.

Et j’ai mis du temps à accepter que je devais avancer, que rien n’irait mieux miraculeusement. Je n’allais pas me réveiller un matin en me disant « ah, ça y est, mon deuil est terminé ». Alors j’avais le choix entre continuer sur la même voie en attendant la fin de ma vie, ou essayer de construire autour de l’absence.

Pendant des mois, j’ai laissé la boîte qui contenait les cendres de Ghost sur un meuble sans y toucher. Je ne l’ai même pas ouverte. Je ne savais même pas ce qu’il y avait à l’intérieur, parce qu’on ne m’avait pas dit que ce n’était qu’une boîte, que l’urne était dedans, et qu’elle était en plus destructible dans le temps. Je l’avais récupérée telle quelle chez le vétérinaire, et je n’avais pas eu la force d’enlever le plastique qui l’entourait.

Il y a quelques semaines, j’ai appris que la société qui s’était occupée de l’incinération de Ghost avait été rachetée, et qu’une agence avait ouvert près de chez mes parents. Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai eu envie de rencontrer la personne qui la gérait. Alors j’ai pris un rendez-vous et nous avons longuement discuté, de son travail, du deuil animalier.

Et plus tard, j’ai enfin décidé de faire un pas en avant. Un tout petit. En achetant l’urne définitive qui contiendrait les cendres de Ghost.

Ça m’a fait quelque chose de voir la boîte s’ouvrir, de savoir que dans la pièce d’à côté, on se chargeait de transférer ce qu’il restait du corps de mon chien. J’ai vu les cendres, j’y tenais. Et je suis repartie avec l’urne qui a trouvé sa place dans ma salle à manger.

Dans le même temps, parce que j’ai compris que je n’étais pas capable de trouver la paix toute seule, j’ai pris rendez-vous chez un professionnel pour me faire aider. J’ai longtemps hésité, partagée entre la honte et la culpabilité, et maintenant que j’y suis allée, que j’ai parlé, échangé, je ne regrette pas mon choix. Ce n’est certes pas miraculeux. Je sais que le temps n’effacera rien et que l’absence de mon chien me tuera pour le reste de ma vie, mais maintenant, je sais que je peux commencer à construire autour de cette absence.

Petits bonheurs – 9 janvier

IMG_20200106_110650_resized_20200108_034556775

  • Trouver un cœur dans mes pommes de terre.
  • Décider de ne pas me forcer à aller quelque part.

IMG_20200106_092038_resized_20200108_034557441

  • Profiter du soleil d’hiver avant de mourir congelée.
  • Aller chez le psy pour me faire aider et en sortir convaincue que ça va aller.
  • Passer une journée entière sans aller sur le net.

IMG_20200103_120145_resized_20200108_034716208

  • Aller à Cultura et me faire plaisir.
  • Rencontrer l’éducatrice et avoir des conseils concernant le comportement d’Hachiko.

IMG_20200105_131326

  • M’inscrire aux conférences d’une personne très inspirante et suivre la première en direct.
  • Répondre à un mail en moins de deux jours (ne me jugez pas).
  • Etre (presque) motivée à avoir des projets d’écriture cette année.

IMG_20200107_182221_resized_20200108_034556398

  • Commencer à remplir ma jarre à bonheurs.

Projets d’écriture 2020

Après une année 2019 pas tellement productive, je compte me rattraper en 2020 ! (Même si je n’ai pas encore ouvert un seul fichier depuis une semaine, haha.)

En ce qui concerne les projets déjà avancés :

  • La Vague : le manuscrit est reparti en bêta-lecture. Selon ce qui en sortira et les corrections à faire dessus, il partira -enfin- chez l’éditrice afin d’avoir son avis sur la question.
  • L’Arbre de l’Imagination : titre non définitif, c’est une nouvelle destinée aux 8-10 ans (et plus, hein !), qui va être publiée cette année. Une histoire de bibliothécaire zombie… ^_^
  • Orphée : la moitié a été écrite en 2019 avant que le manuscrit ne soit lâchement abandonné. Cette année, je termine ce roman pendant les Camp NaNo d’avril et de juillet !

Pour les projets pas encore commencés, j’espère écrire cette année deux nouvelles, une adulte et l’autre jeunesse. Une fois Orphée terminé, je me lance dans un nouveau manuscrit qui traitera, Ô surprise !,  d’animaux et de deuil.

Bref… je commence demain. 😉

Bonne année 2020 !

2020_1

Depuis le 1r janvier, je suis tentée de souhaiter « bonne chance » plutôt que « bonne année », parce que finalement, qui peut dire que 2020 sera bonne avant de la vivre ? Et puis en réfléchissant, ça aurait été partir du mauvais pied que de déjà craindre la suite des événements.

Alors je vous souhaite une bonne année 2020, qu’elle soit riche et satisfaisante, et que vous trouviez l’énergie pour mener à bien tous vos projets ! Et si la vie vous frappe en plein cœur, je vous souhaite la force de vous relever et de continuer à sourire, mais personne ne vous en voudra si vous ramez. (Si on vous en veut pour ça, changez d’amis/proches.)

Pour ma part, j’ai décidé de suivre les 366 jours de défi de l’agenda sur la photo. Ce n’est parfois pas grand-chose (« ne pas dépenser un sou de la journée »), des fois c’est un peu plus ardu (« s’inscrire à une activité qu’on a vraiment de faire » => ça a été dur pour moi parce que je n’avais envie de rien, hein XD), mais c’est motivant. Enfin… ça ne fait que 5 jours… 😉