[J’ai testé] Urban Keratin et Herman’s Amazing

Depuis 2015, je suis fidèle à la marque Manic Panic, autant pour les produits de décoloration (je vous en avais parlé ici) que pour la couleur. Il se trouve qu’au bout de deux ans de vert Enchanted Forest, j’avais envie de tester autre chose sans toutefois changer complètement de couleur. Comme l’Enchanted Forest vire au turquoise sur la durée, je me suis dirigée dans cette zone-là. Et comme Color-Mania venait d’accueillir la marque Herman’s Amazing sur leur site et que j’en avais entendu beaucoup de bien, c’était parti.

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Lorsque j’ai commandé « Tammy », le turquoise d’Herman’s Amazing, la décoloration Manic Panic habituelle n’était pas en stock. « C’est pas grave ! », me suis-je dit, « C’est l’occasion d’en tester une nouvelle. » Mon choix s’est porté sur la marque Urban Keratin, avec le kit 40 vol.

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Le kit se compose d’une poudre décolorante bleue et d’un décolorant crème, que vous mélangez à hauteur de 1 pour 1.

Et je suis désolée pour Manic Panic, mais je vais rester sur Urban Keratin à partir de maintenant. Le produit est vraiment top. Il sent bon (si, si), et il est super facile à manipuler. J’ai utilisé la moitié du flacon/poudre pour mes racines d’environ 3 cm, donc si vous avez les cheveux super longs, pensez à prendre deux kits au moins. Et le résultat ! Au top !

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Ça c’est de la décoloration ou je m’y connais pas. On est presque sur du blanc, ce qui est bien quand on veut faire du bleu par-dessus. Moi avec mon turquoise, je suis tranquille même si la base est jaune, mais voilà. Bonus : mes cheveux n’ont pas souffert de la décoloration.

100% satisfaite d’Urban Keratin et de son kit décolo !

Et le Tammy, alors ?

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100% satisfaite aussi ! Comme vous le voyez sur la photo, le Tammy est identique à un « vieil » Enchanted Forest, ce qui fait que pour la première fois en deux ans, mes racines ont la même couleur que le reste. ^_^

Niveau tenue de la couleur, je ne peux pas encore me prononcer, elle est trop récente. Mais si elle tient aussi bien que Manic Panic, je passe définitivement au Tammy. 😉

Les liens pour découvrir vous aussi les produits :

Kit Décoloration Urban Keratin
Coloration Tammy

Et n’oubliez pas, vous bénéficiez de 10% de réduction chez Color-Mania avec mon code MAYTHEFOX. Amusez-vous bien !

[Petits bonheurs] Les 5 livres que je lis et relis

S’il y a bien une chose que j’aime faire depuis que je suis gamine, c’est de me plonger dans la lecture. Je dévore les ouvrages comme si j’allais mourir demain (c’est peut-être le cas, quelle tristesse de ne pas avoir pu lire tout ce que je voulais…), je prends tout ce qui me passe sous la main, je découvre de nouveaux auteurs qui me donnent envie de lire toute leur bibliographie, j’écoute les conseils des uns et des autres, bref, je lis.

Mon bonheur absolu, c’est d’être immergée dans le récit d’un/e autre.

Et parce qu’il y a tellement d’histoires à découvrir, je relis rarement plusieurs fois le même ouvrage. Mais ça arrive ! Alors aujourd’hui, je vous donne les 5 bouquins qui me rendent tellement heureuse que je pourrais les relire trois millions de fois.

On commence bien entendu avec mon livre préféré de tous les temps : Vivants (Warm Bodies), d’Isaac Marion. Ce roman, j’en ai déjà parlé en long en large et en travers (ici et , si vous y avez échappé.)

Le Cycle de Dune, de Frank Herbert. C’est le premier roman « adulte » de l’Imaginaire que j’ai lu, sur les conseils de mon père. J’en suis bien à 20 relectures, une fois par an environ. C’était ma première immersion dans un univers aussi vaste, mon premier voyage en vaisseau spatial, Paul a été le premier héro auquel je me suis identifiée. Je suis en train de me battre contre moi-même pour lire les suites écrites par Herbert fils, mais je suis moyen emballée. (J’ai adoré le film de Lynch et la mini-série de 2000.)

Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estés. Je le trouve super intéressant car il peut accompagner chaque passage de la vie d’une femme. J’en ai lu une partie il y a quelques années, j’ai commencé à comprendre une des histoires ces derniers mois. Je pense que c’est un bouquin à mettre en les mains de toutes les ados/femmes.

H2G2, de Douglas Adams. Je parle ici de la « trilogie en 5 volumes » qui comprend « Le Guide du voyageur galactique », « Le Dernier Restaurant avant la fin du monde », « La Vie, l’Univers et le Reste », « Salut, et encore merci pour le poisson !», et « Globalement inoffensive ». Ce bouquin, c’est de l’or en barre. L’humour est démentiel (anglais, quoi), l’histoire se dévore, les personnages sont tous craqués, bref, c’est génial. Je vous conseille également le film avec Martin Freeman, tiré du premier tome.

Enfin, un roman que j’ai lu en 2015 et qui m’a fait beaucoup d’effet. Je ne l’ai pas encore relu, mais il me semble bien que c’est le moment… Il s’agit de « Le livre des choses perdues » de John Connolly. J’en avais parlé ici.

Et vous alors, ça vous arrive de relire des bouquins ? 🙂

[À la découverte de] Emmanuel Quentin, super-héros des livres

Aujourd’hui dans mon Terrier, nous partons à la rencontre d’un super gars. Super-auteur de deux romans publiés chez le Peuple de Mü (« Dormeurs » et « Où s’imposent les silences » -cliquez sur les titres pour lire mes chroniques) et super-bibliothécaire très impliqué avec sa structure dans les Etats Généraux de l’Imaginaire, Emmanuel Quentin a bien voulu répondre à mes questions, merci à lui. ^_^

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Comme tous les invités du Terrier, je te laisse te présenter en quelques mots à mes lecteurs avant d’entrer dans le vif du sujet.
Alors… alors… alors…. la question que je redoute le plus et qui arrive en premier (ce qui est un peu normal, ceci dit)… En quelques mots, donc… Je vais faire très simple, c’est mieux. Je m’appelle Emmanuel Quentin, je suis né dans les années 70, je suis bibliothécaire de profession parce que je voulais bosser au milieu des livres et depuis peu, deux de mes romans ont été publié, ce qui me vaut de venir me présenter ici, ce dont je suis ravi.

Quel est ton meilleur souvenir d’auteur ?
Comme beaucoup je crois (quoique, après réflexion, pas forcément, il faudra que j’en cause avec d’autres), mon meilleur souvenir d’auteur a été l’acceptation du manuscrit de « Dormeurs » aux éditions le Peuple de Mü. C’était une vraie émotion. Après j’ai beaucoup d’autres souvenirs, moins intenses mais néanmoins importants : le premier contact avec les lecteurs (et les discussions enflammées sur la science-fiction qui ont suivi ; un passage où j’étais dans l’impasse qui se débloque tout à coup sans prévenir et qui donne des perspectives incroyables à l’histoire ; la réception des livres une fois imprimés ; la présence sur un salon où je peux échanger avec un auteur que je lis depuis des années et qui m’intimide… oui à tout bien considérer je pourrais dresser une longue liste de ce genre de souvenirs.

Comment écris-tu ? Quel est ton processus de création ? Est-ce que tu as déjà toutes les cartes en main avant de commencer à écrire ou suis-tu tes personnages sans savoir où ils te mèneront ? Comment te mets-tu en condition d’écriture ? Bref, dis-nous tout. 🙂
J’écris quand je peux mais avant tout, il me faut une idée. A partir de là, je commence à écrire, sans faire de plan. Je suis effectivement mes personnages et j’adore ça, de me laisser surprendre par leurs personnalités et le monde qui les entoure. En revanche, j’écris lentement, et beaucoup dans ma tête d’une certaine façon. L’histoire mature essentiellement dans ma tête, dans les grandes lignes avant que je ne couche les mots sur le papier. Je dis « dans les grandes lignes », parce que je ne veux me fermer aucune porte et profiter de ce que les situations engendrent d’elles-mêmes dans une histoire. En gros, je suis loin d’être un architecte mais ça me va bien comme ça. Le tout c’est de rester vigilant pour conserver une cohérence.
Quant à ma mise en condition en écriture, elle est effroyable. Je me dis « ce soir je m’y mets », et bim ! Arrivé le soir, je trouve toutes les mauvaises raisons pour ne pas m’y coller. Surtout au début d’un roman, quand je vois tout le chemin qu’il me reste à parcourir. Mais lorsque j’ai bien avancé, l’histoire est tellement dans ma tête qu’il en faut peu pour me pousser à écrire. Le hic survient surtout lorsque j’arrête. A ce moment-là, je suis un zombie. On me parle mais je n’écoute rien, je me contente de répéter plusieurs fois ce qu’on me dit avant que mon cerveau percute. Ça peut déstabiliser l’entourage…

Quel est le personnage que tu préfères dans tes romans ?
Alors là, difficile question. En fait je crois que j’apprécie certains personnages secondaires autant que les principaux. Mais si je devais en choisir un, je dirais Dimitri dans « Où s’imposent les silences ». Fredric dans « Dormeurs » peut avoir un côté très agaçant. Et celui du roman en cours d’écriture n’est pas un tendre : grande gueule, égoïste, désabusé… à croire que j’aime bien ce genre de personnages.

Où puises-tu tes inspirations ?
Partout ! Je prends tout ce qui passe et quand quelque chose attire mon attention, même pour des éléments de décor je dis « stop, je prends ». Le monde qui nous entoure est une forte source d’inspiration, mais les livres aussi. Il se pourrait que je sois une éponge, mais ça n’a rien d’exceptionnel.

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Quel est le dernier livre que tu as lu ? Et le dernier film vu ?
Le dernier livre que j’ai lu est un Perry Mason,  « Cœurs à vendre ». Le dernier film, c’est « The Iceman ». Mon dernier coup de cœur est un livre à paraître que j’ai eu la chance de lire en avant-première, et que je ne m’enlève pas de la tête tant il m’a touché. Il s’agit de « Petit blanc » de Nicolas Cartelet*. Il y a beaucoup de tendresse dans ce livre, d’humanité, et il touche à des thèmes qui m’ont parlé. Sa fin est également renversante. Bref, un livre à lire absolument.

Décris nous une journée idéale.
La journée idéale, c’est celle où je me retrouve avec les amis ou la famille. Pas obligé que ce soit pour un événement particulier. La simplicité , c’est pas mal dans ces cas là. Etre ensemble et en profiter.

Si tu pouvais aller prendre un café avec un auteur (vivant ou mort), qui choisirais-tu ?
Robert Merle, sans l’ombre d’une hésitation.

Question pro maintenant : quel regard porte le bibliothécaire sur la façon dont est traité le genre de l’Imaginaire en bibliothèque ?
Ah là là…. (soupir). Il y a du boulot ! Quand je suis en vacances, j’en profite parfois (c’est quand même les vacances) pour faire un petit tour des bibliothèques des villes que je traverse… eh bien, on voit très vite celles portant un intérêt pour les littératures de l’Imaginaire et celles qui sont démunies face à elles : méconnaissance du genre dans bien des cas, ou bugdet qui ne suit pas dans d’autres. Mais j’ai cru comprendre que des bibliothécaires semaient des graines d’Imaginaire partout où elles/ils passaient. Soyons positifs, tout ça va bientôt évoluer !

Pour finir, quels sont tes projets à venir ?
Ma nouvelle « L’herbe plus mauve ailleurs » doit paraître en fin d’année dans l’anthologie « Pulps » aux éditions Ad Astra, je viens d’en terminer une autre pour les éditions Le Peuple de Mü à paraître l’an prochain. Et j’ai donc entamé un roman d’anticipation noir c’est noir, avec le personnage grande gueule dont je parlais plus haut, évoluant dans un monde asphyxié…. mais je n’en suis qu’au début et donc, je trouve toutes les bonnes raisons pour retarder le moment de m’y mettre vraiment. Mais j’ai autour de moi, des personnes bienveillantes qui me poussent à m’y pencher pour de bon, même si je dois avoir l’air d’un zombie après chaque séance d’écriture. Sinon, je serai aux Aventuriales de Ménétrol en septembre prochain, un salon incontournable dans les terres du Milieu, où l’ambiance est extrêmement sympathique.

 

Vous pouvez retrouver Emmanuel sur Twitter et sur sa page Facebook, ou encore sur son blog

*À paraître en septembre chez le Peuple de Mü.

[J’ai testé] L’Oracle des Reflets

Cela fait maintenant presque deux ans que je l’utilise régulièrement, et depuis au moins aussi longtemps, je me suis promis d’en parler sur le blog. Aujourd’hui, c’est donc un article spécial sur le projet tout en douceur de Célia Melesville : l’Oracle des Reflets.

Qui est Célia ? C’est une artiste, autrice, thérapeute et cartomancienne. Vous pouvez en savoir plus sur son site internet, où elle parle d’elle beaucoup mieux que je ne saurais le faire.

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J’ai découvert son projet d’oracles il y a deux ans, alors qu’elle travaillait encore dessus. J’ai tout de suite été séduite par la technique utilisée : Célia trempait des feuilles dans un mélange de brou de noix et d’eau et s’inspirait des taches qui apparaissaient pour réaliser des illustrations. Est alors né un jeu de 57 cartes toutes plus magnifiques les unes que les autres. (Plus d’infos par là.)

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Le papier est vraiment de bonne qualité, la tranche est dorée, les cartes se manipulent bien et ne s’abîment pas facilement. Le coffret est un bel objet solide.

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J’ai reçu mon jeu autour de Noël 2015, et depuis, je l’utilise à toutes les sauces. Le petit livret fourni dans le coffret permet de décoder la signification de chaque carte, tout en laissant la place à sa propre interprétation. À force de les tirer, les cartes deviennent « nôtres » et parlent différemment du livret si on sait les écouter.

Elles m’accompagnent dans mes besoins de réflexion, quand une situation me semble bloquée et que je dois prendre un peu de recul pour l’embrasser dans sa totalité. Et chaque lundi matin, j’aime tirer trois cartes qui me donnent le ton de la semaine à venir.

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C’est le jeu que j’utilise le plus souvent, parce qu’il a une énergie propre et n’est pas inscrit dans telle ou telle tradition. Je l’ai vraiment adopté, et je suis ravie d’avoir fait cette acquisition. Tellement que je me demande si je ne vais pas aussi adopter le tarot Lenormand de Célia… 😉

Le site de l’Oracle.
La boutique de Célia.