Nouveau Défi des 100 Jours – Lilou Macé

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J’ai commencé un nouveau Défi des 100 Jours, toujours créé par Lilou Macé et cette fois-ci les exercices proposés sont là pour nous permettre de « trouver sa mission de vie et se réaliser pleinement ».

Comme avec tous les cahiers de défi, il s’agit de poser des intentions pour les 100 jours à venir et de réaliser jour par jour les différents exercices. Ceux-ci vont de « vivre ce jour comme le dernier » à « provoquez le hasard » en passant par identifier les blessures du passé pour pouvoir les guérir et avancer. Il y a des méditations pour être guidés sur le chemin de la mission de vie, des réflexions à mener. Bref, un large panel d’exercices pour trouver comment se réaliser.

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Mes intentions de départ étaient simples : je voulais préparer mon voyage au Japon (j’ai commencé le défi 100 jours avant mon départ) tout en me réconciliant avec ma vie spirituelle et avec l’écriture. Comme je commençais également à avoir des doutes sur ma vie professionnelle, le défi pouvait également m’aider à y voir plus clair.

Hier était le 50e jour, la moitié du défi. Et beaucoup de choses sont arrivées, des bonnes et des très mauvaises.

Il y a eu des soucis à la bibliothèque qui m’ont beaucoup énervée, j’ai passé plusieurs jours sur les nerfs à me dire que je n’aimais pas assez mon boulot pour subir une ambiance pareille. J’ai finalement fait la paix avec ma vie au village : rien ne m’enchaîne ici et je suis libre de partir quand je veux.

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Ghost est mort, ce qui a complètement changé la donne de mon existence. J’ai l’impression que je ne serai plus jamais heureuse. Ce décès m’a permis de recommencer à travailler sur le deuil, de réfléchir à ma mission de vie justement. J’entrevois des nouveaux chemins qui s’ouvrent à moi, fortifiés par des rencontres avec des personnes arrivant juste au bon moment. Mais malgré toutes ces nouvelles pistes, je fais les choses machinalement sans parvenir à en tirer de la satisfaction ou de la joie.

A 50 jours de mon départ pour Tokyo, ce voyage me semble flou. J’ai planifié un tatouage par une artiste française installée là-bas, j’ai fait une liste des lieux à visiter (certains pour la première fois !).

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Je me suis remise à l’écriture avec le Camp NaNoWriMo, j’ai 15 000 mots à mon actif sur un objectif de 25 000. Je ne sais pas si je vais écrire les derniers 10 000 mais ça fait du bien de se remettre à créer ! Surtout que je vais profiter de ma semaine à Tokyo pour faire des recherches sur le roman en cours.

Pour finir, mon intention de trouver ma mission de vie est en bonne voie, je crois. Disons que je me trouve à l’orée d’une forêt qui cache toutes les clés et que je dois faire un pas à l’intérieur pour les trouver. Je pense que c’est la peur de l’inconnu qui me retient encore, la peur de me lancer, de choisir. Des gens se sont placés sur ma route pour m’encourager, des situations se bloquent et se débloquent pour m’ouvrir les yeux. A la fin, c’est moi qui dois me décider.

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[À la découverte de] Céline Chevet, autrice dans les nuages

Le Terrier accueille aujourd’hui Céline Chevet, autrice de plusieurs romans et nouvelles. Après une publication dans l’anthologie « Bal Masqué » aux éditions du Chat Noir, elle publie « Le Ventre » et « Les Fantômes de Cassiopée » chez Juno Editions. Son roman « La fille qui tressait les nuages », paru aux éditions du Chat Noir, est finaliste du PLIB 2019. 

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Qui es-tu, Céline Chevet ?

Je suis un croisement entre le phœnicopterus roseus, un trou de ver de Reissner-Nordstrøm et un Ronflex, mais je tiens surtout du Ronflex.
J’ai 30 ans, je suis directrice artistique et autrice, visiblement.
J’aime les bébé-camions (à comprendre, les camions sans cargaison), la danette au chocolat, le mochi, l’odeur de la pluie avant qu’elle ne tombe et le bruit qu’elle produit sur le velux.
Je n’aime pas faire mes lacets quand ils sont mouillés, me lever le lundi matin et le goût de l’eau plate.
Enfin, j’aime l’Imaginaire (avec une majuscule !!), tout ce qui transporte loin du quotidien et de la réalité. Je suis fan de Star Wars et de Murakami, de Fetjaine, Lowachee, Princesse Mononoke et des légendes arthurienne, des k-dramas et de Gintama.

Quel est ton processus de création en tant qu’autrice ? Comment te mets-tu en condition d’écriture ? Raconte-nous la naissance de tes œuvres.

Mon processus de création repose sur l’écoute de mon inconscient : je m’entraîne à retenir mes rêves et j’y pioche tout ce qui pourrait donner un bon scénario. Ensuite, je pose sur papier l’univers, l’enchaînement des intrigues et quelques caractéristiques de personnages. Puis je me mets une playlist dans les oreilles et je commence à écrire un passage au hasard pour façonner le héro et son contexte. J’écris souvent par « passages » avant de les relier entre eux. Après il y a aussi certains thèmes que j’ai envie d’aborder et donc je prépare l’univers en effectuant des recherches, c’est alors plus « mécanique ».

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Où puises-tu tes inspirations ?

Dans mes rêves et dans la musique. Certains morceaux sont très inspirants et provoquent des images, des visuels qui me donnent envie de broder dessus. Après, comme dit plus haut, il y a des sujets qui me révoltent ou me questionnent et soit je peux inclure mes réflexions naturellement dans une histoire qui m’inspire, soit il faut que je crée l’histoire pour traiter le sujet en particulier, c’est plus compliqué…

Quel est ton meilleur souvenir d’autrice ?

Je ne sais pas trop… Le souci c’est que je suis sujet au syndrome de l’imposteur donc l’émotion positive qu’apportent les bonnes nouvelles ou les réactions gratifiantes des lecteurs est souvent amoindrie par le sentiment de ne pas les mériter. Il y a malgré tout des temps forts dans ma (courte) vie d’autrice que je retiens : la première fois que mon père m’a lu et qu’il a dit, étonné, « en fait tu n’écris pas si mal ! », l’appel de l’éditrice de Lune-Écarlate pour m’annoncer qu’elle voulait publier mon tout premier roman, les résultats de la sélection des nouvelles pour l’anthologie Bal Masqué du Chat Noir, le premier « coup de cœur » d’une lectrice pour ma nouvelle « les yeux du corbeau », les mots très touchants d’une lectrice à propos de « la fille qui tressait les nuages » sur le salon du livre de Paris ou encore la transformation de mon roman par une talentueuse artiste et instagrammeuse. Je ne peux pas trop classer « le meilleur souvenir », mais grâce à mes éditeurs, mes collègues auteurs et mes lecteurs, il y a eu beaucoup de beaux souvenirs.

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Qu’es-tu en train de lire en ce moment ?

Misery de Stephen King et je commence en parallèle Bratva de Manon D’Ombremont.

Quand tu n’écris pas, que fais-tu ?

Je me promène avec Mochi, mon chien, je fais du sport, je peins, je lis ou je pars faire de la photographie.

Si tu pouvais aller prendre un café avec un auteur (vivant ou mort), qui choisirais-tu ?

Certainement Murakami, ou peut-être Chrétien de Troyes…

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Et enfin, quels sont tes projets à venir ?

Mon prochain salon sera peut-être les Imaginales, pour la suite, je ne sais pas. En ce moment, je suis sur la réécriture d’un roman vampirique ainsi que celle d’un roman d’horreur que je dois étoffer. Ensuite viendront la réécriture de deux tomes 2 qu’il faut améliorer (SF et historico-fantastique) et les corrections de L’Illusionniste qui paraîtra chez Séma éditions en 2020. J’ai donc pas mal de manuscrits à peaufiner pour mes éditeurs, alors je vais d’abord essayer de conclure les romans en court pour des publications prévues l’année prochaine.
Cependant, j’aimerais commencer à écrire une nouvelle histoire, surtout que deux me trottent dans la tête : l’une qui touchera à la cause environnementale et à la démographie, et une saga jeunesse sur le sport.
Arf… je pourrais parler mille ans de tous les projets qui me trottent dans la tête !!!

Vous pouvez retrouver Céline sur sa page facebook et son compte instagram.

Camp NaNoWriMo : jour 2

Je ne ferai pas une update NaNo toutes les semaines, mais en ce deuxième jour, j’ai voulu marquer le coup.

Hier, quand il a fallu me mettre devant mon écran pour travailler, j’ai trouvé vingt-cinq excuses pour ne pas le faire. J’ai fait le ménage, j’ai répondu à des mails du boulot alors que j’étais en congé, j’ai envoyé des sms, je suis sortie avec Jazzy, etc. Bref, ce n’était pas gagné.

Quand enfin, je me suis décidée à ouvrir mon traitement de texte, le trou. Je ne savais plus comment faire pour écrire. Les mots se mélangeaient dans ma tête, je ne parvenais pas à commencer mes phrases. J’avais l’histoire sous les yeux mais au moment où il fallait la retranscrire, la panne sèche.

J’ai failli abandonner, et puis je me suis dit « oh, fuck, vas-y quoi ! ».

J’ai écrit 900 mots hier et un peu plus de 1000 aujourd’hui. Heureusement que ce n’est pas le NaNo de novembre parce que je passe mon temps à me relire et à corriger mes phrases, mais au moins, j’aurai presque quelque chose de potable à la fin du mois. (Enfin, si je vais jusqu’à la fin, haha.)

Reprendre l’écriture me fatigue, je n’ai vraiment plus l’habitude. J’espère tenir tout le mois, je sais que je vais me forcer par moment mais j’ai envie de reprendre une vraie routine d’écriture. C’était dans ma liste de projets 2019 ! \o/

(Et j’ai réussi à me décider pour l’un des trois projets, peut-être que je changerai en cours de route mais pour l’instant, on est sur les Enfers au Japon. ^_~)

[J’ai testé] Un cahier d’activités sur le deuil animalier

En ce moment, tout me semble ardu. Je jongle entre la tristesse et la culpabilité, j’ai du mal à reprendre le cours de ma vie. Alors, comme à chaque fois que je traverse une situation inédite, je lis.

Je voulais me procurer des livres sur le deuil d’un animal, pas forcément pour comprendre ou pour aller mieux, mais juste pour chercher des pistes de travail. Il y a énormément d’ouvrages sur le sujet, tellement que je n’ai pas su me décider. Jusqu’à ce qu’un cahier d’activités destiné aux enfants attire mon attention.

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J’ai donc acheté « Le deuil de mon animal de compagnie », un cahier d’activités écrit par Annique Lavergne et illustré par Yves Dumont, aux éditions Petit Homme.

Présentation de l’éditeur : « Un excellent outil pour mettre de mots sur les émotions vécues suite à la perte d’un animal.
Une manière créative, conçue par une psychologue, d’exprimer son chagrin et d’affronter l’épreuve qui bouleverse la famille.
Voici un album qui permet de conserver des souvenirs précieux de l’ami fidèle (photos, anecdotes, détails sur ses habitudes, etc.), mais aussi d’exprimer, par l’entremise d’activités comme le dessin ou l’écriture, les émotions qu’engendre sa perte. Que l’animal ait été donné, qu’il soit égaré ou décédé, l’enfant traverse un deuil qui se doit d’être raconté.
Les concepts liés à la mort sont expliqués ici de manière simple et rassurante, donnant ainsi à l’enfant des outils pour aborder les événements qui le bouleversent. »

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Je n’ai pas besoin d’expliquer à un enfant ce qui est arrivé à Ghost, mais en tant qu’adulte, je suis agréablement surprise de la qualité de l’ouvrage. Les mots sont simples et sans artifice. La vérité est donnée crûment mais sans volonté de choquer. Oui, l’animal est mort, l’enfant ne le verra plus jamais. Il faut l’accepter en prenant tout le temps nécessaire.

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Les activités proposées sont cathartiques : on décrit dans le livre la première rencontre avec l’animal, ses jeux, ses friandises préférées. On associe les mots aux émotions qu’on éprouve, on comprend qu’il est normal d’être triste ou en colère.

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L’ouvrage est découpé en plusieurs parties et couvre une bonne partie de toutes les situations possibles : si l’animal est mort de vieillesse, d’un accident, d’une maladie, si l’enfant a dû se séparer de son compagnon à cause d’un divorce, d’un déménagement, etc. A chaque fois, tout est expliqué et on demande à l’enfant de dire ce qu’il ressent.

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Une note est adressée aux parents à la fin du cahier, permettant d’accompagner au mieux l’enfant qui ne sait pas forcément parler de ses émotions.

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Le cahier est vraiment fait de manière pédagogique et douce. Pour moi adulte, j’ai pris plaisir à remplir les pages de souvenirs de Ghost. Certains passages m’ont fait pleurer, d’autres sourire.

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On y trouve une page dédiée aux petits rituels qu’on peut faire pour dire au revoir à l’animal. Je n’y arrive pas encore mais ils sont tous très beaux. Une page « prendre un congé » m’a aussi fait réaliser que faire son deuil était un véritable travail et que oui, parfois, il faut prendre un congé pour souffler un peu.

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95% des gens qui m’entourent compatissent sincèrement à ce que je vis. Mais dans les 5% qui restent, il y en a qui ne comprennent pas qu’on pleure ainsi « juste un chien » ou qu’on décide d’une incinération individuelle pour récupérer les cendres. Si les adultes peuvent être blessés par de telles paroles, imaginez donc un enfant qui comprendra que sa tristesse n’est pas valide parce que ce n’est « qu’un animal ».

Si vous avez dans votre entourage un enfant vivant la situation de deuil d’un animal, n’hésitez pas à lui acheter ce cahier. Je le conseille vraiment, même pour les adultes qui, comme moi, ont du mal.