[À la découverte de] Jordan, psycho-photographe

L’été dernier, j’ai fait une séance dite de « psycho-photo », dont j’ai parlé dans cet article. J’avoue que l’idée de recommencer ne me déplairait pas 🙂 mais en attendant, j’ai demandé à Jordan de répondre aux traditionnelles questions de mon Terrier. (Je n’ai pas ajouté de photos à cet article, Jordan photographiant des personnes qui n’ont pas forcément envie de se retrouver sur mon blog. :p Je vous invite donc à aller voir son site -lien en fin d’article- pour découvrir ses œuvres.)

Jordan1

Qui es-tu, Jordan ?

Photographe professionnel lyonnais, passionné de psychologie, de photographie, de musique et de pop-culture. J’essaie de rendre mes passions vivantes et de vivre de mes passions.

Quel a été ton parcours d’études et professionnel jusqu’ici ?

Assez atypique je pense, j’ai fais une licence et un master en psychologie clinique, et une spécialisation en psychocriminologie.
En parallèle de mes études je me suis adonné à la photographie en autodidacte, et ce loisir a rapidement pris la forme d’une vocation.
Auto-entrepreneur depuis plus de 2 ans maintenant, je me spécialise dans la photographie de portrait, et plus précisément dans l’entretien photographique.

Qu’est-ce que la psycho-photo ?

Il s’agit d’une approche du portrait mêlant photographie et entretien psychologique.
Imaginez une discussion guidée par l’expertise en psychologie, qui amène la personne à se livrer et se délivrer. Durant la conversation, des photographies sont prises naturellement, sans prise de pose ni mise en scène. Ces clichés ont la particularité de figer la personne dans la spontanéité de son discours.
Durant cette discussion, le psycho-photographe et son modèle analysent ensemble les dynamiques et problématiques que la personne rencontre dans son quotidien, et utilisent le support photographique pour cela.
Les photographies témoignent concrètement des cohérences et incohérences entre ce que dit la personne et ce qu’elle témoigne physiquement.
Il s’agit d’un support de travail concret, donnant un aperçu visuel aux gens de ce qu’ils transmettent aux autres, et de ce qui définit l’image de soi.

Raconte-nous un peu comment tu es arrivé à proposer ce service ?

Fasciné par la psychologie et la complexité de l’humain, mes études m’ont donné le support théorique de mieux comprendre les dynamiques en court dans nos interactions sociales.
Et comme je disais, en parallèle de mes études, ma passion pour la photographie s’est développée, et je suis tombé amoureux de cette obsession de vouloir saisir l’instant, tout en le rendant esthétiquement beau.
C’est tout naturellement, en pratiquant la photographie depuis dix ans maintenant, que j’ai réalisé que ce qui me semblait important dans la photographie de portrait, était autant l’apparence de la personne que ce qu’elle transmettait dans l’instant.
Et la photographie ayant cette dimension objective et concrète que le retour analytique verbal n’a pas forcément, elle est apparu comme l’outil de travail évident pour témoigner aux gens de ce qu’ils sont, à eux-mêmes.

Quelles sont tes autres prestations ?

Par expérience, j’ai développé plusieurs approches de la psycho-photographie en fonction de ce dont mes clients ont eu besoin.

A savoir :
– Une prestation d’une heure : Pour découvrir la psycho-photographie, obtenir un regard extérieur sur soi et découvrir les dynamiques apparentes de son image.

– Une prestation à la demi-journée : Pour prendre plus le temps d’aborder le caractère psychologique, d’établir ensemble un profil plus exhaustif de soi, de parler des choses plus fondamentales de ce qui nous caractérise, et d’avoir un retour photographique plus dense de ce que nous paraissons être.

– Des prestations pour les comédien(ne)s : Pour travailler son jeu d’acteur, la justesse de ses émotions et l’expression corporelle. Pour travailler également l’écoute de l’autre et l’intensité adaptée de sa réponse en jeu.

– Des prestations sur-mesure : En fonction des besoins et des désirs des personnes, la psycho-photographie peut prendre plusieurs formes.
En duo (couple, amis), en famille, en entreprise (team-building, ou cohérence personne/profession), ou même établir ensemble une formule de shooting plus artistique et exutoire, pour exprimer par la photographie des expressions personnelles.

Que ce soit pour l’estime de soi, le rapport au corps (handicap, complexes, genre etc.), l’intégration professionnelle, ou les questionnements personnels, la psycho-photographie trouve sa place dans tous les questionnements sur soi.

Quel est le souvenir le plus insolite de ta carrière de photographe ?

La psycho-photographie apporte une spontanéité dans mon travail qui offre un panel de surprises assez large. Que ce soit par les réactions des gens, leur singularité, l’intensité de leur vécu, c’est à chaque fois un échange intime et rare dans notre quotidien.
Je sais que cette réponse va paraître assez convenue, mais c’est le caractère intense de mon métier qui me semble le plus insolite. Le fait de se sentir parfois si légitime aux yeux de quelqu’un d’inconnu quelques heures plus tôt, et d’avoir échangé avec cette personne un moment unique.
Les photographies sont des témoins de ces moments-là, et très souvent ce qu’elles représentent de l’instant priment sur ce que l’on y voit objectivement.

Quelle est ta relation avec les réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente de l’IRL, etc… ?

Je suis assez actif sur les réseaux sociaux pour des raisons professionnelles, comme associatives et personnelles.
J’essaie d’y communiquer de façon régulière, pas seulement pour une expansion de mon travail, mais aussi pour rester présent dans l’inconscient de ceux qui me suivent sans avoir encore franchi le pas de la psycho-photographie.

Seulement je dois dire que le bouche à oreille reste très clairement le réseaux social le plus efficace en ce qui me concerne. Cette interview en est la preuve, les personnes, comme toi, qui font l’expérience de la psycho-photographie sont de loin ma meilleure forme de publicité.

Quel est le dernier film (ou dernière série) que tu as vu ?

J’ai regardé le film d’animation Netflix Klaus, en famille. Je dois dire qu’en plus d’une esthétique particulièrement soignée, ce film reprend la « magie de Noël » avec un œil plus concret. J’aime la façon dont le film nous fait intégrer, qu’au final, la plus grande féérie peut se trouver dans les petites choses du quotidien lorsqu’on change de perspective sur le monde.

Si tu pouvais aller prendre un café avec une personnalité illustre (vivante ou morte), qui choisirais-tu ?

Jacques Brel je pense… On peut penser des choses bien différentes sur l’homme et sur l’artiste, mais Brel alliait brillamment l’intelligence, l’élégance et la profondeur du discours.
J’ai visionné des dizaines d’interviews de lui, où l’on avait cette impression de prendre le café en sa compagnie, et j’apprécie beaucoup le caractère posé de ses conversations.
Il reste un artiste que j’aime sincèrement, et la pertinence de ses mots m’étonnera toujours.

As-tu des projets à venir que tu souhaites partager ?

L’expansion et la démocratisation de la psycho-photographie, j’espère !
J’ai dans la tête de nombreux projets, comme l’élaboration de conférences pour présenter la psycho-photographie au plus grand nombre, et des ateliers de parole autour de la psychologie du deuil.

Un grand merci à Jordan d’avoir répondu à toutes mes questions ! Vous pouvez retrouver son travail sur :

Son site
Facebook
Instagram

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