Bilan de cette année 2018

Sans titre

 À quelques jours de la fin de l’année, il est temps pour moi de dresser le bilan de 2018.

Spoiler alert : ce n’est pas très glorieux.

Il faut croire que je ne suis capable de grandes choses qu’une année sur deux. En 2017, j’ai complètement bouleversé ma vie en faisant des choix forts. Je ne me suis pas contentée d’attendre, j’ai agi en sachant que je prenais des risques mais j’ai foncé. En 2018, je me suis bien reposée sur mes lauriers. J’avais le boulot dont j’ai toujours rêvé, l’appartement qu’il me fallait, une vie perso plutôt comblée. Alors je n’ai. Rien. Glandé.

Cette année, je n’ai pas accompli grand-chose. Toute mon énergie a été dédiée au boulot. En 2018, j’ai été bibliothécaire et c’est tout. Certes, ça a été des efforts de faits. J’ai mené une série d’animations qui a maintenant un public fidèle, j’ai construit une vraie relation avec les enfants de l’école, je ne me suis pas tournée les pouces. Je suis très contente de ma bibliothèque et j’aime toujours autant mon travail. Je suis toujours motivée à faire plus et à monter de nouveaux projets, à m’investir dans la structure et dans le village. Mais voilà, il n’y a pas que ça dans la vie et j’ai eu tendance à l’oublier.

Pandémonium est sorti au mois de février mais je n’ai pas été capable de produire autre chose cette année. J’ai raté le NaNoWriMo pour la première fois en six ans. J’ai eu des projets d’écriture que j’ai été incapable de mener à bien. Concernant Pandémonium, je suis complètement passée à côté de la promo malgré les salons. J’avais un thème fort que j’aurais pu exploiter, j’avais un message à faire passer et je suis passée à travers. Le roman va avoir un an bientôt, je suis extrêmement déçue de moi-même. J’aurais dû faire tellement mieux et tellement plus. Malgré sa sélection au PLIB et ses plutôt bonnes chroniques, j’ai mal fait mon boulot d’autrice.

Je savais qu’en venant vivre à la campagne, ma vie sociale déjà menue en prendrait un coup. Préférant la solitude à la compagnie, je pensais m’en accommoder facilement. Au début, oui. J’ai vraiment eu l’impression de renaître en arrivant ici. Aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression d’avoir perdu une année de ma vie à me cacher du monde.

Ma fin d’année me laisse sur les rotules, je prends conscience que j’ai oublié tout ce qui faisait que j’étais moi. Fin 2017, j’étais au plus fort de ma spiritualité. Fin 2018, je réalise que je n’ai pratiquement pas médité durant les six derniers mois et que je n’ai plus aucun contact avec celles qui m’ont aidé à me forger.

Je me donne l’impression de n’avoir rien fait de particulièrement notable cette année. Comme si j’étais restée passive à regarder défiler les jours en attendant… quelque chose. Pourtant, et tout le paradoxe est là, j’ai été véritablement heureuse en 2018. Un vrai bonheur construit par et pour moi-même, sans avoir besoin de quoi ou qui que ce soit. Alors je me dis que peut-être, j’avais besoin de cette apathique année pour ça.

Et heureusement, j’ai déjà de grands projets pour 2019.

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