“Les plus belles histoires commencent toujours par des naufrages.”

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Je suis surexcitée. J’ai le cerveau en ébullition. J’ai le sourire aux lèvres jusqu’à parfois en glousser. Je me relève même la nuit.

Un nouveau projet d’écriture est en train de naître.

Ça fait deux ans maintenant que je travaille sur Pandémonium. J’ai écrit un roman au milieu, un truc pas très sérieux que j’hésite encore à corriger et à proposer. Et trois petites nouvelles, aussi. Pour quelqu’un qui a commencé sa carrière littéraire avec cinq romans en cinq ans, je suis loin de mes débuts.

Ce n’est pas tellement la faute de Pandémonium. Ou peut-être un peu. Il est tout de même assez obnubilant, comme projet. Et intense. Avec un sujet tellement fort que je ne pensais pas être capable de retourner à la création après lui. Ça m’a fait mal de ne plus pouvoir écrire. Les tentatives se soldaient toutes par des échecs et avec eux, je m’enfonçais un peu plus dans l’idée de devoir m’arrêter là. C’était dur et en même temps… c’était libérateur de ne plus avoir en tête la prochaine histoire à mettre en mots. J’avais d’autres choses à faire et à penser.

J’en ai presque fait mon deuil. Beaucoup de changements se sont produits cette année et devoir lever le pied sur l’écriture me semblait être un heureux hasard. Peut-être que j’allais y revenir plus tard, une fois que j’aurais terminé le reste. Qui pouvait savoir ?

C’est arrivé plus tôt que je ne le pensais, un peu à la manière d’un pavé dans la mare de mon immobilité littéraire. À peu près tous les gens que je connais ont essayé de me remotiver à reprendre l’écriture, avec encouragements et compliments. Je vous présente mes excuses, à vous dont les paroles ont été emportées par le courant d’air de ma résignation. C’est que je ne suis pas facile à atteindre, comme personne. Tant que je n’ai pas décidé moi-même, rien n’y fait. Sauf lui.

J’avais promis un article un peu mièvre, mais je vais essayer de ne pas trop dégouliner.

J’avais présenté une idée il y a quelques mois, un machin que j’avais écrit sous forme de nouvelle. Vite écrit et vite oublié, jusqu’à ce qu’il m’en reparle. Je n’avais pas prévu de bosser dessus. Puis… pourquoi pas, finalement ? Yeux grands ouverts dans mon lit, presque deux heures du matin, je suis allée relire la nouvelle. Pourquoi pas, effectivement.

J’ai passé une grosse partie de la journée d’aujourd’hui à en parler avec lui. Le reste du temps, je griffonnais sur mon cahier. Nous sommes sur la même longueur d’onde quant au sujet et la manière de le développer. Je crois que c’est la première fois que je travaille avec quelqu’un comme ça à ce stade de la création. D’ordinaire, les brainstormings et conseils arrivent plus tard.

Tout ça va un peu à l’encontre de ce que je prône d’habitude. « Besoin de personne pour faire ce dont tu as envie » et compagnie. Mais ce n’est pas grave. Pour une fois, et même si c’est un peu cucul de le dire, je suis bien contente d’avoir été sauvée de mon naufrage littéraire.

(Le titre est une citation de Jack London.)

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