Mon tonneau des Danaïdes : Retravailler son texte

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Illustration d’Emma Lazauski

Dans mon précédent article, j’annonçais que le mois de janvier serait consacré à la réécriture de mon prochain roman. Par un miracle venu tout droit des Enfers, je viens de la terminer, alors je fais un point sur le sujet.

J’ai commencé ce roman pendant le NaNo 2015, peu de temps après le décès de ma grand-mère. J’étais donc en plein milieu de mes réflexions initiales sur le deuil et la mort, thèmes centraux du roman. Ces réflexions ont donné la base de l’histoire, et le premier jet était ce qu’il était : parfaitement perfectible.

Pendant un an, j’ai modifié et retravaillé le texte encore brut. La colonne vertébrale du roman s’est trouvée enrichie d’une intrigue, sans perdre l’essence que je voulais lui donner. J’avais beaucoup travaillé, et bien que je ne sois pas entièrement satisfaite, je pensais ne pas pouvoir faire mieux à ce stade. Je l’ai donc rendu à mes éditeurs.

Arrivait plus tard un mail long comme mon bras : la liste des éléments à modifier/réécrire.

Ce n’est jamais facile, pour un auteur, de s’entendre dire ce qui ne va pas dans un texte. On le sait, ça fait mal, alors que notre roman est fantastique, pourquoi ne l’ont-ils pas compris, bla bla bla. Bref, peut-être que je suis plus mature maintenant, ou que ce roman est particulier pour moi, je ne sais pas, mais plutôt que de me sentir découragée, j’étais gonflée à bloc de toutes ces remarques. Parce que ce qui blessait, ce n’était pas le message que je voulais transmettre avec mon héroïne. C’était le reste, et c’était exactement ce qui me dérangeait moi sans que je ne parvienne à mettre le doigt dessus.

Alors ça a demandé plus de travail que pendant mes corrections personnelles. J’ai ajouté des éléments, supprimé des personnages/situations qui ne servaient à rien, repensé toute l’intrigue. Et aujourd’hui, je peux dire que ça y est, j’ai réalisé le roman que je voulais.

Bien sûr, je pense qu’il y a encore des failles, et peut-être même que mon éditeur va me dire « non mais, faut arrêter maintenant, c’est n’importe quoi ». Si c’est le cas, je le retravaillerai pour avoir un rendu parfait. Mais l’important pour moi, aujourd’hui, c’est que je suis fière de ce que j’ai fait. Le plaisir de voir l’intrigue se dérouler comme une pelote de laine sans nœud, les éléments qui se mettent en place autour des thèmes du deuil, de la mort, de la religion, des pompes funèbres, les illuminations quand une phrase sonne bien… En arriver là, après des semaines de boulot acharné, c’est un moment teinté de magie. Et je n’aurais pas touché ce moment sans les remarques avisées qui font se remettre en question.

Alors voilà, je vais garder cet état de contentement jusqu’à ce que les premiers retours sur le texte arrivent. En attendant, je bosse sur une novella intitulée « War on Wheels », et sur un projet complètement fou de scénario. Et ça aussi, ça me fait kiffer.

Let’s roll, baby~

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