[À la découverte de] J. Arden, auteure et super-héroïne

Aujourd’hui au Terrier, nous recevons J. Arden autour d’une tasse de thé virtuelle. Auteure de la série « Les Sentinelles de l’Ombre » aux éditions Rebelle, elle fait une entrée fracassante chez J’ai Lu avec « De Trèfles et de Plumes » (ma chronique ici).

Bien le bonjour J., et welcome dans mon Terrier ! Peux-tu te présenter en quelques mots s’il te plaît ?

Bonjour, petit renard, joli terrier que voilà, on se croirait chez Bilbo :D. Julie, 29 ans, toulousaine, fan de fantastique et de super-héros, Hobbit de nature (puisqu’on en parle !) avec du sang de dragon dans les veines pour le côté volcanique parfois. Au quotidien, quand je n’écris pas, je suis réceptionniste de nuit, marraine d’une wonder filleule et, depuis peu, gaga de mon chat.

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Quel est le processus de création de tes romans ? Comment construis-tu tes histoires, tes personnages… ? Qu’est-ce qui, à un moment, te fait dire que tu tiens une histoire à raconter ?

Je fais partie de ces auteurs qui écrivent beaucoup à l’instinct. Chez moi, vous ne verrez pas de panneaux avec des post-it qui décortiquent chaque roman de À à Z. J’ai des petits carnets noircis avec mes idées ; l’écriture y est si illisible que je suis la seule à pouvoir les déchiffrer ! Mon téléphone me sert aussi pas mal, j’ai toujours une trentaine de notes dessus avec des bouts de dialogues…

Pour en revenir à ce que je disais plus haut, j’écris à l’instinct. J’aime me laisser surprendre par la tournure des événements et bon nombre de scènes s’ajoutent à chacun de mes romans, alors qu’elles n’étaient pas prévues au programme. Ma bêta lectrice dit que c’est en partie vrai, car j’ai, selon elle, un esprit très organisé même si je n’en ai pas conscience. J’ai souvent l’impression que ma tête est comme un labyrinthe qui se réagence au fur et à mesure que je construis mes histoires. Une chose est sûre, je les laisse toujours émerger, une par une, avant de me retrouver face à l’écran. Je les déroule comme un film, plusieurs fois, en notant tout ce qui me passe par la tête. La trame générale est définitive et s’élabore autour d’événements clefs ou de traumatismes que je veux faire subir à mes héros. En parallèle, des détails ou anecdotes jaillissent d’eux-mêmes pour m’aider à ressentir l’âme de chacun des protagonistes.

J’écoute beaucoup de musique pour me mettre dans l’ambiance de chaque scène, mon répertoire est très variable. AC/DC a ma préférence pour les scènes d’action. Pour les scènes émotionnelles, c’est plus des bandes originales de films que je trouve très inspirantes. Je pense que j’écris avant tout des histoires humaines, même quand on est dans des mondes créés de toutes pièces ou presque. J’aime ce que le fantastique permet de faire grâce aux enjeux épiques et héroïques qu’il renferme. Je sais que je tiens vraiment une histoire quand le personnage principal devient plus prégnant dans mon esprit. Si sa voix me démange, c’est que c’est le moment de développer son histoire.

« Les Sentinelles de l’Ombre » est une série qui traite de vampires et de loups-garous sur fond de mythes égyptiens. « De Trèfles et de Plumes » va plutôt conter fleurette à l’Angleterre Victorienne. Comment gères-tu le passage de l’un à l’autre ?

Je ne me suis jamais vraiment posé cette question parce que ce sont des univers aux antipodes l’un de l’autre. Tout y est différent : le caractère de l’héroïne, l’univers, l’écriture, le contexte. Disons que le fait que j’écrive un livre à la fois aide à bien m’ancrer dans le monde que j’ai décidé de développer ou de retrouver. Ma méthode de travail varie sensiblement aussi de l’une à l’autre de ces séries. Avec Anya, l’écriture à l’instinct dont je parlais est de mise, pour Sláine, par contre, c’est plus carré vu que ce sont des enquêtes et que je construis le récit avec pour mantra : le cocasse ultime :D.

Lequel de tes personnages préfères-tu ? Et au contraire, à qui aimerais-tu mettre une claque derrière la tête ?

Ça dépend vraiment de mon humeur. J’ai beaucoup eu envie de baffer Anya, je l’avoue. Depuis la fin du tome 4, je ne pense plus que j’aurai des envies de violence à son encontre, car elle a bien grandi. Je crois que j’ai une préférence pour Sláine, quand même. Elle est folle, elle me fait rire et je suis fan de l’époque victorienne, alors…

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Quelles sont tes inspirations ? Littéraires ou artistiques, ou même dans la vie courante ?

Je n’ai pas d’inspirations conscientes, je crois que la pop culture en général m’a bien nourrie quand j’étais enfant. Elle continue de le faire, évidemment, mais c’est quand on est enfant que notre imaginaire se construit. Comme je le disais plus haut, j’ai un penchant pour les films de super-héros et pour les épopées fantasy. Bien sûr, j’adore l’urban fantasy ^_^. Quelle découverte il y a quelques années !

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Est-ce qu’ils t’apportent une visibilité, une manière de communiquer différente que les rencontres « en vrai », etc… ?

Quand on est auteur, je pense que, de nos jours, les réseaux sociaux, surtout facebook, sont incontournables, qu’on veuille l’admettre ou non. Ces dernières années, la résurgence du fantastique au cinéma (et dans les séries) a suscité des vocations chez des gens ordinaires, comme moi, qui se sont mis à écrire. Nous sommes nombreux et le milieu est rude en partie à cause de ça. Les réseaux sociaux apportent une belle visibilité, ils créent des liens avec les lecteurs et permettent aux auteurs de s’exprimer pour présenter leurs romans. De plus, les lecteurs ont l’air curieux de savoir qui se cache derrière un livre. C’est surtout vrai concernant les auteurs francophones, ça l’est moins pour les auteurs anglophones à cause de la barrière de la langue et du succès qui est le leur. Les auteurs francophones sont plus accessibles, on me le dit souvent en privé quand je réponds aux messages. Les réseaux sociaux font tomber des barrières, on a tendance à basculer dans la familiarité immédiatement. C’est bien et moins bien, tout dépend des circonstances. J’aime échanger avec les lecteurs, mais j’ai parfois l’impression de les envoyer bouler quand je ne réponds pas lol. Ce n’est pas du tout mon intention, juste, si je veux écrire et vivre à côté (ce qui enrichit l’écriture), je ne peux pas passer mon temps sur facebook.

Pour ce qui est de ma manière de communiquer, je ne suis pas comédienne pour un sou, j’ai un visage expressif et je n’ai aucune patience pour les faux-semblants. Tout ça pour dire, à la « scène » comme à la ville :). En vérité, je ne me sens auteur qu’en salon où je prends de plein fouet l’énergie que dégagent les lecteurs. Quand je suis chez moi, face à mon ordinateur, j’écris, mais ce n’est pas pareil, je me fais l’effet d’un ours en hibernation avec ma vieille polaire, mes Uggs et ma tasse de thé/café.

Que fais-tu de ton temps libre, entre l’écriture et l’hôtel Machin ?

Je suis casanière, j’aime lire, regarder des films, des séries, discuter avec les copines, m’occuper de ma nièce. En dehors de l’hôtel et de l’écriture, j’ai peu de temps libre, en toute honnêteté… Mais ne pleurons pas, j’apprécie le calme, l’écriture m’a rendue encore plus oursonne que je ne l’étais :D.

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Quel est ton plus beau souvenir de salon ou de dédicace ?

Les lectrices qui viennent avec leur mère après leur avoir fait découvrir mes livres. Ça m’émeut de savoir que j’ai indirectement contribué à renforcer le lien entre deux générations.

Et pour finir, si tu pouvais aller prendre le thé avec n’importe quel auteur, qui serait l’heureux élu ?

Oh, ça, c’est de la question difficile ! C’est aussi délicat que de me demander avec quels personnages imaginaires j’aimerais le prendre, ce thé ! Allez, Nalini Singh que j’adore et qui, il paraît, est super sympa.

Je te remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et je te dis à bientôt au détour d’un salon ! ^o^

Poison Ivy attend toujours Harley Quinn ;).

*

Le tome 4 des « Sentinelles de l’Ombre » paraîtra à l’occasion du Salon du Livre de Paris les 19 et 20 mars 2016.

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