Mes chers voisins.

Plus les jours passent, et plus j’ai envie de partir loin, dans un coin reculé, avec personne dans les 5 kms autour de moi. Quel bonheur ce doit être, de ne pas voir des faces de glands lorsqu’on rentre/part de chez soi !

La maison de mes parents est cernée par des gens étranges, pour rester polie. Ils étaient déjà là lorsque j’y habitais, et déjà, j’avais beaucoup de mal à garder mon calme. Mais aujourd’hui, le summum, la goutte d’eau, la dernière salve d’un fusil chargé à bloc depuis près de quinze ans.

Dans la boîte aux lettres, une note de la gendarmerie : « aboiements gênants ». Nous y voici donc. Mon père est allé frapper aux portes des deux voisins, qui nient en bloc. Okay, donc les aboiements du chien pourraient gêner deux personnes, mais ce ne sont pas elles qui sont allées se plaindre. Visez un peu le portage de boules.

C’est vrai que le chien aboie. Parce que des gens passent un peu trop près du portail, parce qu’un gars monte sur notre abri à bois pour couper la plante de ma mère qui ne dépasse pourtant pas (et vos haies qui pendent dans le jardin de mes parents, non, jamais ?), parce que ce même gars passe la tondeuse à des horaires qu’il doit penser convenable pour son confort ? Parce que surtout, c’est un chien ?

Des deux voisins suspects, j’en soupçonne un plus que l’autre. Facile, je le déteste avec tellement de force qu’il serait le premier dans mes goulags si j’étais maître du monde. Puis, il faut dire qu’il y a une semaine ou deux, il a menacé de mettre une balle dans le dit-chien (hey ouais, rigolo, c’est pas parce que vous n’entendez rien à cause de la tondeuse que c’est le cas pour nous aussi). Et aussi parce qu’un jour que mon frère attendait ma mère devant la porte, il l’a clairement entendu parler de sa sœur (moi, donc) en ces termes : « la pétasse d’à côté ».

Il faut dire que nous partions mal, tous les deux. J’ai oublié de lui demander une autorisation écrite pour pouvoir circuler dans le lotissement avec les petits pour Halloween. Je ne savais pas, moi, qu’en tant que président du lotissement, je devais lui rendre des comptes sur une promenade.

C’est là que les regrets viennent. Pendant des années, ils ont eu un berger allemand. Très sympa, joueuse, affectueuse, mais qui aboyait matin, midi, soir, et la nuit. Sans interruption. Nous, nous avions aussi des chiens, nous savions que des chiens, ça aboie. Alors nous n’avons pas appelé la gendarmerie, et nous avons dormi les fenêtres fermées, chaque été.

Dans le fond, ils ont eu raison de se plaindre. C’est vrai que c’est pénible, des aboiements de chien, quand tu passes la tondeuse. Et puis, mes parents, ils sont tellement obtus qu’ils ne comprennent rien quand on leur parle, alors plutôt que d’en discuter avec eux, il vaut mieux aller directement prévenir la gendarmerie.

Mais bon, peut-être que j’accuse à tort, aussi. Peut-être que ce voisin, qui affirme qu’il ne « connait que le maire, pas les gendarmes » (WTF ?), dit la vérité et que ce n’est pas lui. C’est peut-être l’autre, celui qui a installé un dispositif repousse-chiens/chats dans son jardin, et qui aimerait nous interdire de nous garer sur un emplacement public. Ou ce n’est peut-être aucun des deux. Mais voilà, quand on pousse le bouchon trop loin, on se retrouve avec un article de blog dédié.

En résumé, ce post est pour vous, les pignoufs.

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