[Avis] North and South – BBC

Donner son avis sur un bouquin/film/série TV/whatever est un vrai travail, qui demande réflexion et maîtrise. En tout cas pour moi, c’est toujours très difficile de donner mon opinion sur quelque chose, que ce soit en bien ou en mal. J’ai toujours l’impression d’argumenter comme ça : « mais c’est TROP bien ! Hiiiiii », ou « mouais, bof, j’ai pas aimé, mais je saurais pas dire pourquoi. »

Mais bon, je fais parfois des efforts quand un roman/film/série/whatever me donne une irrépressible envie de partager. C’est pour cette raison que bientôt, vous aurez mon avis sur le dernier volet du Hobbit. (Mais pas tout de suite, il me faut encore le visionner deux ou trois fois. ^^)

Alors aujourd’hui, de quoi vais-je vous parler ? D’une série de la BBC, diffusée en 2004 (ça ne nous rajeunit pas tout ça), et qui a attiré mon attention pour une seule raison : Richard Armitage (ouaip, encore).

En avant donc pour mon petit avis très constructif sur North and South !

North-and-South-north-and-south-30007634-1280-720

North and South est une mini-série de 4 épisodes d’environ une heure chacun, inspirée du roman éponyme d’Elizabeth Gaskell, paru en 1855. Le roman et la série racontent l’arrivée d’une jeune anglaise du Sud et « formée » à la société londonienne, Margaret Hale, à Milton, dans le Nord industriel de l’Angleterre. Là, elle devra s’acclimater à un climat, des manières et des personnes complètement différents de ce à quoi elle a été confrontée jusque là.

Je n’ai pas encore lu le roman, ce qui ne saurait tarder tant j’ai aimé la série. Du coup, je ne vais parler que de la série, forcément.

Il faut dire ici que j’ai rarement été déçue par un programme de la BBC. Je ne les regarde pas tous, donc peut-être qu’il y en a des mauvais, en tout cas moi, j’ai toujours été très enthousiaste. (Enfin, pas trop par rapport à l’attente des Sherlock, mais passons.)

Ici, ce qui marque au premier abord, c’est le choix des couleurs : très chaudes (jaune/orange/rouge) pour filmer le Sud, et froides et austères pour le Nord. C’est vraiment un contraste séduisant, qui met immédiatement dans l’ambiance de la série. Au début, le Sud fait rêver, avec son soleil et ses belles couleurs chaleureuses, et finalement…

L’histoire, certes classique, est très intéressante à suivre : la romance entre Margaret et John est le fil conducteur, mais elle n’est pas omniprésente. La plus belle part est faite aux différences Nord et Sud, et comment Margaret apprend à se défaire de ses préjugés pour finalement se rendre compte qu’elle idéalisait la contrée qu’elle avait quittée. Thornton lutte pour maintenir son affaire à flots, entre grèves, politique et investissements, mais cache un grand cœur sous son apparence austère. Et il y a les personnages secondaires : les « nouveaux » riches industriels, les maîtres, et ceux qui ne font que survivre en espérant une vie meilleure, les ouvriers. Ceux-ci ont une palette d’émotions très large : le désespoir, l’envie, la colère, le découragement, la violence. Higgins, par exemple, qui est le meneur des grèves et membre de l’Union (une sorte de syndicat), est un homme plein de principes révolutionnaires, mais qui parvient à mettre sa fierté dans sa poche pour faire vivre les siens. De l’autre côté, la mère de Thornton est terrifiante dans son amour pour son fils, terrifiante et très, très froide dans sa manière d’être.

north-and-south-higgins-and-thornton

Le contexte historique est plutôt bien respecté, pour ce que je connais de la révolution industrielle en Angleterre, et les décors tout comme les costumes sont très réalistes. On est tout de même loin d’un Orgueil et Préjugés (série souvent comparée à North and South, apparemment), où tout est beau, vivant, chaleureux, mondain, etc. Milton est froide et malade, mais comme Margaret, on apprend à l’aimer malgré tout au fil des épisodes.

Pour parler un peu de ce qui nous intéresse (oui, oui, je sais, tout le monde l’attend), Richard Armitage a une façon de jouer peu commune. Ses expressions sont hallucinantes, on peut tout lire sur son visage : la colère, le mépris, la passion brûlante (impressionnant, d’ailleurs, quand il regarde Margaret), la douleur, l’affection. Enfin, tout, quoi. Puis sa diction quasi parfaite fait qu’on (en tout cas, moi) pourrait l’écouter parler pendant des heures. Le gentleman anglais de l’époque victorienne lui va parfaitement au teint.

North-and-South-north-and-south-32024244-1920-1080

Entre lutte des classes, préjugés et romance, je ne peux donc que conseiller cette mini-série à tous ceux qui aiment les belles histoires de l’époque victorienne (et aux amoureux de Richard Armitage, aussi. :p)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s